
Le carnet S'informer
Où dormir dans le Sud sauvage de La Réunion
Le Sud sauvage n’a pas d’hôtel de bord de mer, pas de club, pas de front de plage. On y dort chez l’habitant, en chambre d’hôtes, en gîte ou en location — et c’est précisément ce qui fait sa valeur. Voici les options réelles, et ce que chacune permet.
Pourquoi si peu d’hôtels de ce côté-ci
La côte du Sud-Est n’a pas de lagon. L’océan frappe directement la lave, la route longe des coulées, et la pluie y tombe plus qu’ailleurs — c’est ce qui rend la région aussi verte. Rien de tout cela n’intéresse le tourisme balnéaire, qui s’est installé sur l’Ouest. Ce qui s’est développé ici, ce sont les petites structures : quatre chambres, six chambres, tenues par des gens qui habitent sur place.
Concrètement, votre choix se joue entre quatre formules.
Les quatre formules, et ce qu’elles changent
- La chambre d’hôtes. Une chambre chez quelqu’un, avec le petit déjeuner. On vous ouvre la porte, on vous dit où aller, on vous prévient quand la houle monte. C’est la formule dominante dans le Sud.
- Le gîte. Un logement entier, souvent pour la semaine. Plus d’indépendance, mais vous cuisinez et vous ne rencontrez personne.
- La location saisonnière. Même logique que le gîte, en plus court. Attention aux arrivées en autonomie complète : dans une région où la météo décide de la journée, ne parler à personne coûte des visites ratées.
- Le camping. Possible, encadré, et très dépendant du temps.
Où se poser dans le Sud sauvage
La région s’étire de Saint-Joseph à Sainte-Rose. Trois points d’ancrage possibles :
- Saint-Joseph, à l’ouest, plus proche de Saint-Pierre et de ses commerces.
- Saint-Philippe, au centre, entre le Cap Méchant et le Grand Brûlé.
- Sainte-Rose, à l’est, au pied de la route des laves.
Se poser au centre évite de refaire deux fois la même route. Depuis Saint-Philippe, et en distances routières mesurées : le Cap Méchant est à 8,9 km, la cascade de Grand Galet à 18 km, l’Anse des Cascades à 33,4 km, Notre-Dame des Laves à 37,9 km. Saint-Pierre est à 29,6 km, soit une trentaine de minutes. Tout le Sud tient dans une demi-heure de voiture.
Ce qu’il faut regarder avant de réserver
Trois points que les photos ne disent pas :
- La salle de bain est-elle privative ? Dans les petites structures, elle est parfois partagée. La question mérite d’être posée avant, pas après.
- Le prix change-t-il selon la saison ? La plupart des hébergements de l’île appliquent une haute saison — juillet-août et les fêtes. Le tarif que vous voyez en mars n’est pas celui de décembre.
- Le petit déjeuner est-il compris ? C’est loin d’être systématique, et l’écart se creuse vite sur une semaine.
Et ici, chez nous
Coco Vanille est une maison d’hôtes à Saint-Philippe, à 2,6 km du Puits des Anglais et à 5,9 km du Jardin des Parfums et des Épices. Quatre chambres, chacune avec sa salle d’eau et ses toilettes, climatisée, avec le linge fourni. Le petit déjeuner est compris, et le prix ne bouge pas dans l’année — ni en juillet, ni entre Noël et le jour de l’an. Les tarifs sont sur la page les chambres. La varangue est ouverte à tous, avec réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle, et il y a une piscine dans le jardin.
Le reste du Sud, on vous le raconte sur la page Que faire à Saint-Philippe.
Coco Vanille — quatre chambres à Saint-Philippe, salle de bain privative, petit déjeuner compris, même prix toute l’année. Voir les chambres.


