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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation

Le carnet S'informer

Route du Sud sauvage : Saint-Pierre à Sainte-Rose en RN2

8 min de lecture

D’ouest en est, l’itinéraire tient sur une seule route : la RN2, qui suit le littoral de Saint-Pierre à Sainte-Rose en passant par Saint-Joseph, Saint-Philippe et le Grand Brûlé. Il n’y a ni raccourci ni variante. En additionnant les deux moitiés mesurées depuis la maison, on arrive à un peu moins de 70 km et à moins d’une heure et demie de conduite sans arrêt — sauf que personne ne la fait sans arrêt, et c’est là que la journée se joue.

Le tracé, et ce qu’il fait en kilomètres

La maison est à peu près au milieu du parcours, à Saint-Philippe, ce qui permet de donner les deux moitiés en distances routières mesurées. Saint-Pierre est à 29,6 km, soit 37 minutes. Notre-Dame des Laves, à Sainte-Rose, est à 37,9 km, soit 47 minutes.

Ces durées sont celles d’un calculateur d’itinéraire, sans trafic et sans arrêt. Sur le terrain elles s’allongent : traversées de bourgs, camions qu’on ne double pas, deux voies du début à la fin. Une journée qui prétend relier les deux bouts et tout voir au passage se termine de nuit, avec surtout le souvenir du volant.

De Saint-Pierre à Saint-Joseph : la partie la plus roulante

Saint-Joseph est à 12,6 km de la maison, Saint-Pierre à 29,6 km : le tronçon qui les relie est le plus large et le plus rapide de l’itinéraire, celui où l’on croise encore des zones commerciales, des ronds-points et des champs de canne. Le paysage ne bascule pas tout de suite.

Le premier détour qui vaut vraiment l’arrêt part d’ici : la route de la rivière Langevin, qui remonte la vallée jusqu’à la cascade de Grand Galet, à 18 km de la maison. C’est une voie sans issue. On monte, on redescend par le même chemin, et cet aller-retour se compte dans le budget temps de la journée. Après de fortes pluies, la route peut être coupée.

La cascade de Grand Galet, au bout de la route de la rivière Langevin
La cascade de Grand Galet, à 18 km de la maison. Elle est au bout d’une vallée qui ne débouche sur rien d’autre : le détour se paie deux fois, à la montée et à la descente.

De Saint-Joseph à Saint-Philippe : la côte se ferme

Passé Saint-Joseph, la route se resserre, la mer revient contre le bitume et le basalte remplace les champs. C’est le moment où le mot « sauvage » cesse d’être une formule d’agence : il n’y a ni lagon, ni sable, ni front de mer, mais une côte qui prend la houle de face et des falaises noires découpées par l’océan.

Manapany-les-Bains, à 16,1 km de la maison, est un bassin de baignade aménagé en bord d’océan, alimenté par la mer. Comme partout sur cette côte, son accès dépend de la houle du jour, pas de la saison ni de l’heure.

Le bassin de baignade aménagé de Manapany-les-Bains, entre les rochers noirs et l’océan
Manapany-les-Bains, à 16,1 km de la maison. C’est un bassin creusé dans la roche en bord d’océan, hors lagon : par forte houle, il ne se baigne pas.

Saint-Philippe, le milieu du parcours

C’est la commune qui concentre le plus d’arrêts sur les plus courtes distances. Depuis la maison : le Puits des Anglais, au Baril, à 2,6 km ; le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km ; le Cap Méchant à 8,9 km ; la forêt de Mare-Longue à 11,7 km. Quatre arrêts dans un rayon de douze kilomètres, là où le reste du parcours les étale sur toute sa longueur.

Au Cap Méchant, on se gare au bord de la route et la falaise est là : l’arrêt peut être très bref. Mare-Longue demande davantage de temps — c’est une relique de forêt tropicale humide de basse altitude, l’une des dernières de l’île, et on y marche à l’ombre, ce qui en fait la sortie qui tient encore quand la pluie s’installe. Le reste des arrêts du secteur est détaillé sur la page que faire à Saint-Philippe.

Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, à Saint-Philippe
Le Cap Méchant, à 8,9 km de la maison : de la lave noire découpée par l’océan, à quelques pas du parking.

C’est aussi ici que l’itinéraire se coupe le plus logiquement en deux. Dormir à mi-parcours évite de refaire deux fois la même route et permet de repartir tôt sur la moitié qui reste. Coco Vanille a quatre chambres, chacune avec sa salle d’eau et ses toilettes privatives, climatisées et le linge fourni ; le petit déjeuner est compris et le tarif est le même toute l’année, il est affiché sur la page tarifs. Le Coco ouvre directement sur la piscine, ce qui n’est pas un détail après une journée de route.

Le Grand Brûlé, puis Sainte-Rose

Après Saint-Philippe, la route entre dans le Grand Brûlé, le couloir par lequel le volcan descend jusqu’à l’océan. Le décor change franchement : plus de bourg, plus de jardins, des coulées figées que la végétation reprend à des rythmes différents selon leur âge, du noir nu au vert dense sur quelques centaines de mètres. Certaines coulées ont recouvert la route ; elle a été refaite par-dessus, et cela se voit encore.

Ne comptez pas monter au volcan depuis ce tronçon : l’accès au Pas de Bellecombe ne se fait pas par la côte mais par les Hauts, en passant par Bourg-Murat, à 53,8 km de la maison. Le Pas de Bellecombe lui-même est à 77,5 km et à environ deux heures de route. C’est une journée entière, à part, et pas un crochet à glisser dans celle-ci.

La fin de parcours est à Sainte-Rose. L’Anse des Cascades, à 33,4 km de la maison, est une anse plantée de vacoas où l’eau tombe de la falaise à quelques mètres du bord de mer. Notre-Dame des Laves, à 37,9 km, est l’église devant laquelle une coulée s’est arrêtée.

Ce que cette route ne fait pas

Elle ne fait pas de boucle. Sur le littoral, il n’y a qu’une seule route : rentrer, c’est refaire le même trajet en sens inverse, ou remonter par les Hauts, ce qui rallonge nettement. Aucune des deux ne raccourcit.

Elle n’est pas garantie ouverte. Le tronçon du Grand Brûlé peut être fermé par arrêté en cas d’éruption ; ailleurs, ce sont les fortes houles et les éboulements après de grosses pluies qui coupent temporairement. Cela se vérifie le matin même, pas la veille au soir.

Enfin, elle n’est pas panoramique en continu. Sur de longues portions, la végétation ou un talus masquent la mer, et le paysage se mérite en s’arrêtant. Rouler sans descendre de voiture donne une image assez pauvre de cette côte.

Questions fréquentes

Faut-il un 4×4 ?

Non. La RN2 est une route nationale goudronnée sur tout le parcours, et une voiture de location ordinaire suffit. Les détours vers la rivière Langevin ou vers la forêt de Mare-Longue sont plus étroits et les croisements y demandent de l’attention, mais ils n’appellent pas de véhicule particulier.

Combien de jours faut-il pour faire l’itinéraire correctement ?

En une journée, on relie les deux bouts et on tient trois ou quatre arrêts courts, pas davantage. Sur deux jours, avec une nuit à mi-parcours, chaque moitié se fait le matin, quand la lumière est la meilleure, et les détours qui demandent de la marche redeviennent possibles.

Peut-on dîner sans reprendre la voiture ?

La varangue commune est ouverte à tous les hôtes : réfrigérateur, micro-ondes, vaisselle. On rapporte de quoi manger avant de rentrer, on réchauffe, on dîne sur place — utile au retour de Sainte-Rose, à la nuit. Le lendemain matin, le petit déjeuner se prend au même endroit, ce qui règle la question du départ tôt.

Peut-on se baigner en mer le long du trajet ?

Il n’y a pas de lagon de ce côté de l’île et la baignade en mer est interdite en dehors des zones surveillées et des bassins aménagés. Manapany et le Puits des Anglais sont deux de ces bassins, et la houle du jour décide de leur accès. La piscine du jardin ne pose pas cette question.

Y a-t-il un intérêt à faire la route dans le sens Sainte-Rose vers Saint-Pierre ?

Le paysage est le même dans les deux sens, mais l’ordre des arrêts change. En partant de l’est, on traverse le Grand Brûlé tôt, avant que les nuages ne montent, et on termine par la partie la plus urbaine. En partant de l’ouest, on garde les coulées pour l’après-midi, avec le risque d’une lumière plate.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres à Saint-Philippe, à mi-chemin entre Saint-Pierre et Sainte-Rose, avec le Cap Méchant à 8,9 km et le Puits des Anglais à 2,6 km. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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