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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
cap méchant

Le carnet S'informer

Le sentier du littoral entre Le Tremblet et le Cap Méchant

8 min de lecture

Ce sentier se marche en linéaire : il longe la côte entre Le Tremblet, à l’est, et le Cap Méchant, à l’ouest, et il ne boucle jamais. La première question à régler n’est donc pas celle des chaussures mais celle du retour — deux voitures, quelqu’un qui vient vous récupérer au bout, ou une portion faite en aller-retour.

Ce que le tracé impose

Entre les deux extrémités, le chemin suit une côte de lave : dalles de basalte, criques sans sable, bandes de vacoas, et l’océan en contrebas presque tout du long. C’est plat par rapport au reste de l’île, et c’est exactement ce qui trompe. On n’y monte pas, mais on marche sur un sol irrégulier, en plein vent, souvent en plein soleil, sans commerce ni point d’eau sur la plus grande partie du parcours.

Nous ne donnons ni longueur ni temps de marche : nous n’avons pas de relevé fiable pour ce sentier, et une estimation approximative sur un terrain pareil ferait plus de dégâts qu’elle ne rendrait service. C’est le genre de chiffre qui fait partir une famille en début d’après-midi avec une petite bouteille d’eau. Ce que nous avons mesuré, ce sont les trajets routiers depuis la maison : le Cap Méchant est à 8,9 km, douze minutes de voiture. Le Tremblet est à l’autre bout de la commune, sur la nationale en direction de Sainte-Rose.

Le découper plutôt que l’avaler

Personne n’est obligé de le faire d’un bout à l’autre, et c’est ainsi que la plupart de nos hôtes s’y prennent : une portion un matin, une autre un autre jour. Quatre points servent de repères, d’est en ouest.

  • Le Tremblet, au pied du Grand Brûlé, à l’extrémité est. C’est la côte la plus jeune de l’île : la coulée d’avril 2007 est descendue jusqu’à la mer et a formé la plage de sable noir.
  • La Marine de Saint-Philippe, la cale posée entre les rochers, en contrebas du bourg. Départ commode : on se gare, et le bourg est juste au-dessus si quelque chose manque.
  • Le Baril, à 2,6 km de la maison, cinq minutes de route. La bande de vacoas y est serrée entre la falaise et la nationale, avec le Puits des Anglais au milieu.
  • Le Cap Méchant, à 8,9 km, extrémité ouest. Aire aménagée, tables, ombre des vacoas, et le chemin qui longe le bord de la falaise.

Entre ces points, la route n’est jamais très haut au-dessus. C’est ce qui rend le découpage possible, et c’est aussi ce qui permet d’interrompre une sortie qui tourne mal.

La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
L’extrémité est, au-delà du Tremblet. La roche est encore nue par endroits, et la végétation ne fait que commencer à la reprendre.

Le terrain : basalte, vacoas et très peu d’ombre

Le basalte est coupant, et ce n’est pas une figure de style : une chute sur de la lave laisse des plaies que le sable ne laisse pas. Chaussures fermées qui tiennent la cheville, pas de tongs ni de sandales de plage. Le sol alterne dalles lisses, blocs et zones de scories qui roulent sous le pied ; on y regarde où l’on pose les pieds plus souvent qu’on ne regarde la mer.

L’ombre est la vraie difficulté. Les bosquets de vacoas en donnent par endroits — ce sont eux qui rendent la portion du Baril supportable en milieu de matinée — mais entre deux, il n’y a rien du tout. Chapeau, et de l’eau pour le double de ce que vous pensez boire.

Ce chemin ne convient pas à tout le monde, autant l’écrire : pas de poussette, pas de fauteuil, pas de sortie improvisée après une journée de voiture. Ce qui se visite autrement dans la commune est détaillé sur notre page que faire à Saint-Philippe.

La forêt de vacoas du littoral du Baril, face à l’océan
La bande de vacoas du Baril, à 2,6 km. C’est la seule portion du parcours où l’on marche à l’ombre de façon continue.

La mer décide plus que la météo

Il n’y a pas de récif pour amortir la houle de ce côté-ci. L’océan frappe la lave directement, et les vagues montent sur les dalles bien plus haut qu’on ne l’imagine depuis le stationnement. Deux règles suffisent : on ne s’assoit pas sur une dalle noire mouillée — si elle est mouillée, c’est qu’une vague y est passée — et on garde en permanence la mer dans son champ de vision.

Les jours de forte houle, la question ne se pose plus : on regarde depuis le haut et on ne descend pas. La baignade, elle, est interdite hors des zones surveillées et des bassins aménagés, sur toute cette côte et toute l’année. Le Puits des Anglais est l’un de ces bassins, et son accès dépend de la houle du jour. Quand la mer est fermée, la piscine du jardin ne l’est pas, et Le Coco y donne directement.

Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, vues du ciel
Le Cap Méchant vu du ciel : la falaise est basse et le chemin passe près du bord. Le nom vient de la mer, pas du relief.

L’heure de départ, et les jours où l’on renonce

Le matin, sans discussion. La journée type du Sud-Est commence claire, les nuages montent ensuite, et la lumière rasante du début de matinée est celle qui rend la côte lisible. La nuit tombe tôt et vite, sans la longue soirée claire des étés européens : une marche entamée en début d’après-midi se termine à la frontale, et une frontale sur du basalte, ce n’est pas une option.

On renonce dans deux cas. Après de fortes pluies, parce que la roche mouillée glisse et que les passages de ravine peuvent être coupés. Et par forte houle, pour la raison expliquée plus haut. Dans les deux cas, l’information utile se prend le matin même, auprès de quelqu’un qui a vu la mer le jour même — pas sur une page web, la nôtre comprise.

Le retour

On rentre salé, poussiéreux et cuit par le vent. Les quatre chambres ont leur salle d’eau et leurs toilettes privatives, le linge est fourni, et elles sont climatisées, ce qui compte davantage après une matinée sur la lave qu’en pleine nuit. La piscine est dans le jardin, à quelques pas.

Le soir, la varangue commune évite de reprendre la voiture : réfrigérateur, micro-ondes, vaisselle. On rapporte de quoi dîner en rentrant, on réchauffe, on mange sur place. C’est au même endroit que se prend le petit déjeuner, compris dans le prix.

Questions fréquentes

Peut-on rejoindre le sentier à pied depuis la maison ?

Le littoral du Baril est à 2,6 km par la route, soit cinq minutes de voiture. À pied, cela se fait, mais par le bord de la nationale, ce qui n’a rien d’agréable. Pour les autres accès — La Marine, le Cap Méchant, le Tremblet — la voiture est indispensable, ici comme partout dans le Sud sauvage.

Faut-il marcher d’est en ouest ou l’inverse ?

Nous sommes sur la côte au vent : l’alizé vient de l’est et souffle presque tous les jours. Partir du Tremblet vers le Cap Méchant, c’est l’avoir dans le dos plutôt que dans la figure, et c’est aussi avoir le soleil derrière soi en début de matinée. Le sens choisi change davantage la sortie que le point de départ.

Le sentier convient-il à de jeunes enfants ?

Par petites portions, oui : celle du Baril et celle du Cap Méchant se font avec des enfants qui marchent, à condition de tenir la main près du bord. Le parcours entier, non. Le Bambou et La Vanille accueillent trois personnes et disposent d’un lit bébé ; avec eux, la journée se construit en une sortie le matin et la piscine l’après-midi.

Que faire si la pluie s’installe pour la journée ?

La forêt de Mare-Longue, à 11,7 km, se marche sous les arbres et supporte le mauvais temps bien mieux que le littoral : le sol y devient glissant, mais on n’y a ni le vent ni les embruns. Le Jardin des Parfums et des Épices, à 5,9 km, est l’autre solution du secteur, et se visite aussi sous la pluie.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres à Saint-Philippe, entre les deux bouts du sentier : cinq minutes du littoral du Baril, douze du Cap Méchant, et une piscine pour la fin de la matinée. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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