
Le carnet S'informer
Quel budget prévoir pour deux semaines à La Réunion
Deux semaines à La Réunion, c’est cinq lignes de budget : les billets d’avion, la voiture de location, l’hébergement, les repas et les visites. Les trois premières se réservent avant de partir et ne bougent plus ; les deux dernières, vous les pilotez sur place. Vous ne lirez pas de montants ici : les nôtres sont sur la page des tarifs, et pour le reste tout dépend de vos dates. Ce qui se dit, en revanche, c’est où part l’argent et quelles décisions le font bouger.
Les cinq postes, dans l’ordre de poids
- Le billet d’avion. Le premier poste, et le moins compressible une fois les dates posées. La période de départ y pèse plus lourd que le choix de la compagnie.
- La voiture. Location et carburant sur quatorze jours. Celui qu’on chiffre le plus mal, parce qu’on regarde le tarif journalier et pas les kilomètres.
- L’hébergement. Quatorze nuits, souvent réparties sur plusieurs maisons. Le nombre de bases et ce qui est compris comptent autant que le prix à la nuit.
- Les repas. La ligne la plus élastique des cinq, dans des proportions qui n’ont rien d’anecdotique sur une quinzaine.
- Les visites. La plus petite, sauf si vous ajoutez un survol en hélicoptère, qui change l’échelle à lui seul.
La voiture : le poste qu’on chiffre le plus mal
Louer une voiture est à peu près obligatoire : les départs de sentier, les points de vue et les bassins ne se rejoignent pas aux horaires des cars. La location se réserve pour la durée complète ; le carburant, lui, suit votre itinéraire.
Ces kilomètres se mesurent plutôt qu’ils ne se devinent. Depuis Saint-Philippe, en distances routières relevées : Saint-Joseph est à 12,6 km, Saint-Pierre à 29,6 km, Saint-Benoît à 56,9 km. L’aéroport Roland-Garros est à 87,6 km, soit environ une heure et demie de route, à l’arrivée comme au départ. L’aéroport de Pierrefonds, à 39,7 km, se rejoint en moins d’une heure.
Et le repère qui surprend le plus : le Pas de Bellecombe, l’accès au volcan, est à 77,5 km et environ deux heures de route. Ce n’est pas la porte à côté. La montée par la Plaine-des-Cafres se fait lentement et il faut partir tôt pour trouver le cratère dégagé : c’est une journée entière, essence comprise, et elle se pose dans le budget comme telle.
Une base ou plusieurs, et ce que ça change sur la note
Deux semaines, c’est la durée où l’on hésite entre une base unique et un circuit. La base unique économise les nuits d’étape et les valises à refaire, mais fait payer les kilomètres deux fois, tous les jours. Le circuit à cinq ou six étapes supprime les allers-retours, mais multiplie les arrivées et les demi-journées passées sur la route.
La formule qui tient le mieux sur quatorze nuits, c’est deux ou trois bases : une pour l’Ouest et les cirques, une pour le Sud et l’Est. Depuis Saint-Philippe, tout le Sud est à portée sans refaire deux fois la même route : le Cap Méchant est à 8,9 km, la forêt de Mare-Longue à 11,7 km, Manapany à 16,1 km, la cascade de Grand Galet à 18 km.
La réserve honnête : quatorze nuits d’affilée dans le Sud sauvage, c’est sans doute trop pour la plupart des séjours. Cinq ou six nuits ici couvrent la région sans répétition, le reste se joue ailleurs sur l’île. Autant le dire avant le huitième jour. Ce qu’il y a à faire depuis la maison est détaillé sur la page Que faire à Saint-Philippe.
Les repas, la ligne la plus élastique
C’est le poste sur lequel vous avez le plus de prise. Quatorze dîners au restaurant avec quatorze petits déjeuners en supplément ne donnent pas le même total que la même quinzaine où l’on cuisine de temps en temps. Trois questions décident de cette ligne : le petit déjeuner est-il compris ; disposez-vous d’un réfrigérateur et de quoi réchauffer ; y a-t-il un commerce sur le chemin du retour.
Ici, le petit déjeuner est compris dans le prix de la chambre. La varangue commune est ouverte à tous, avec réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle : c’est elle qui règle les soirs où l’on n’a pas envie de reprendre la voiture. On rapporte un plat ou le reste du pique-nique, on le réchauffe, et on dîne là sans ressortir.

Ce qui se visite sans billet, et ce qui se paie
L’essentiel de ce qui fait La Réunion ne demande pas de billet d’entrée : le littoral, les sentiers, les points de vue, les bassins. Depuis Saint-Philippe, le Puits des Anglais est à 2,6 km, le Cap Méchant à 8,9 km, l’Anse des Cascades à 33,4 km, Notre-Dame des Laves à 37,9 km. Des journées entières dont la seule ligne budgétaire est l’essence.

Se paient en revanche, et nous ne citerons pas des tarifs que nous ne fixons pas : les jardins et les musées, dont le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km ; les visites guidées de tunnels de lave ; les sorties en mer ; les guides de randonnée. Et le survol en hélicoptère, poste optionnel le plus lourd d’un séjour à La Réunion, qui se décide en préparant le voyage et pas la veille du retour.
Restent les journées qui ne coûtent rien, et sur quatorze jours elles comptent. Il pleut plus souvent de ce côté-ci de l’île qu’à l’Ouest : il y aura une matinée où le programme tombe à l’eau au sens propre. C’est là que la piscine du jardin sert vraiment.

Les lignes qu’on oublie de compter
- La taxe de séjour. Due par personne et par nuit, réglée sur place, jamais comprise dans le prix annoncé. Sur quatorze nuits à deux, ce n’est plus un arrondi.
- Les frais des plateformes de réservation. Écrire directement à la maison les supprime.
- Le carburant. On l’oublie parce qu’il ne se réserve pas et n’apparaît sur aucun devis.
- La chambre familiale plutôt que deux chambres. À trois, une chambre qui accueille trois personnes revient nettement moins cher que deux chambres pour deux : Le Bambou accueille trois personnes et un lit bébé.
- La haute saison. La plupart des hébergements de l’île majorent juillet-août et la période des fêtes. Le tarif lu en mars n’est pas celui de décembre : vérifiez toujours à vos dates.
Sur ce dernier point, notre fonctionnement change la façon de préparer un budget : le prix ne bouge pas dans l’année. Pas de haute saison, pas de majoration de fêtes, pas de supplément en juillet. Vous pouvez chiffrer vos quatorze nuits en mars pour un séjour en décembre, et le total tiendra.
Questions fréquentes
Peut-on faire deux semaines sans louer de voiture ?
C’est possible, mais cela revient à se priver d’une bonne partie de l’île. Il existe un réseau de cars sur le littoral et il fonctionne, seulement les horaires ne coïncident ni avec les départs de randonnée ni avec les fins de journée sur la côte. Sur quatorze jours, l’économie se paie en visites abandonnées.
Un logement entier revient-il moins cher qu’une chambre d’hôtes ?
Pas mécaniquement. Le petit déjeuner n’y est pas compris, un forfait de ménage s’ajoute à la fin, et il faut faire les courses tous les jours. Sur deux semaines, l’écart se resserre beaucoup plus qu’on ne l’imagine en comparant deux prix à la nuit.
Faut-il caler l’hébergement avant de partir ?
Oui, pour une raison pratique autant que budgétaire : l’itinéraire découle des lieux où vous dormez, pas l’inverse. Les maisons du Sud ont quatre ou six chambres, pas cinquante, et écrire directement à la maison évite les frais de plateforme.
Deux semaines, est-ce trop long pour La Réunion ?
Non, c’est la durée qui laisse de la marge. La météo décide beaucoup ici : le volcan peut rester bouché plusieurs jours, la mer être trop forte, un sentier fermé. Sur une semaine, un contretemps supprime une visite ; sur deux, il la décale.
Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres à Saint-Philippe, petit déjeuner compris et même prix toute l’année, de quoi figer la ligne hébergement de votre quinzaine. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.


