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Le Grand Raid et les courses de La Réunion : le calendrier
Le Grand Raid se court en octobre, sur un seul week-end, et c’est le seul rendez-vous sportif qui remplisse l’île entière. Le reste de l’année, on court à La Réunion presque tous les week-ends, sans que cela change quoi que ce soit à un séjour. Ce qui suit : ce que le calendrier a de stable, ce qu’il faut vérifier chaque année plutôt que de le lire ici, et ce que la course change quand on dort dans le Sud sauvage.
Le Grand Raid n’est pas une course, mais plusieurs
Sur le même week-end d’octobre, l’organisation aligne plusieurs épreuves de longueurs différentes : la Diagonale des Fous, la plus longue, le Trail de Bourbon, La Mascareigne, et un relais par équipes. Elles se terminent toutes à Saint-Denis ; ce qui les sépare, c’est le point de départ et la distance. Ce sont des courses de montagne : on ne longe pas la côte, on monte, on redescend dans les cirques, et une grande partie se court de nuit, à la frontale.
Ce qui bouge d’une édition à l’autre : les dates exactes, les distances, le tracé, la commune de départ, et les conditions d’inscription. C’est pour cette raison que cette page ne porte aucune date — elle serait fausse l’année suivante. Le programme officiel sort chez l’organisation plusieurs mois à l’avance, et c’est le seul document qui fasse foi.

Ce que le mois d’octobre change pour tout le monde
Octobre cumule deux choses : les congés austraux et le Grand Raid. L’île reçoit alors beaucoup de monde, coureurs venus de métropole et de l’océan Indien compris, souvent accompagnés. Sur la plupart des hébergements de l’île, une haute saison s’applique — juillet-août, période des fêtes, parfois octobre — et le mois se paie plus cher que les autres.
Ici, non. Le tarif est le même toute l’année, petit déjeuner compris, et il est affiché sur la page tarifs. Venir la semaine du Grand Raid ne revient donc pas plus cher qu’un séjour en mars. Ce qui change vraiment, c’est le monde sur les routes du Sud ce week-end-là, et le fait que les dates de la course se fixent avant tout le reste.
Dormir dans le Sud sauvage pendant la course : à qui cela convient
Autant le dire franchement : pour un coureur engagé sur la Diagonale, Saint-Philippe n’est pas le point de chute évident. Le départ se donne dans le Sud, et Saint-Pierre est à 29,6 km d’ici, trente-sept minutes de route — mais l’arrivée est à l’autre bout de l’île. L’ordre de grandeur, c’est celui de l’aéroport Roland-Garros : 87,6 km, plus d’une heure et demie de route. Dormir ici la veille se défend ; y revenir après la ligne d’arrivée, beaucoup moins. Et il faut le dire : nous ne sommes ni un point de ravitaillement, ni un relais d’étape.
En revanche, la maison marche bien aux deux bouts du séjour : les jours d’acclimatation avant, et la semaine de récupération après. Les quatre chambres sont climatisées, avec salle d’eau et toilettes privatives, et il y a une piscine dans le jardin — Le Coco y donne directement, ce qui compte quand on a mal partout.
Le soir, la varangue commune est ouverte à tous les hôtes, avec réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle : on rapporte de quoi dîner, on réchauffe, on mange sur place sans reprendre la voiture. C’est aussi là que se prend le petit déjeuner. Et un départ avant le jour se prépare la veille plutôt que le matin même : ce qu’on a acheté en rentrant tient au frais sur la varangue, et l’on part sans réveiller la maison.
Courir ici quand on n’a pas de dossard
La côte du Sud-Est n’est pas un terrain d’entraînement facile, et mieux vaut le savoir avant d’emporter ses chaussures. La route littorale est étroite, roulante, sans trottoir continu : elle se court tôt le matin, quand il n’y a personne, ou pas du tout. L’air y est chaud et humide, et le même effort coûte plus cher qu’ailleurs à allure égale.
Ce qui fonctionne, ce sont les portions de littoral, au pas ou en trot tranquille. Le Puits des Anglais est à 2,6 km, le Cap Méchant à 8,9 km, avec un sentier de bord de mer qu’on raccourcit à volonté. Pour l’ombre, la forêt de Mare-Longue est à 11,7 km : on y marche sous couvert, ce qui change tout entre onze heures et quinze heures.

Pour du dénivelé, il faut monter. Le GR R2, la grande traversée de l’île, descend vers le Sud par les Hauts de Saint-Philippe et de Basse Vallée : en faire une portion à la journée est possible, à condition d’avoir réglé la question de la voiture au départ comme à l’arrivée, car aucune navette n’attend en bas du sentier. Le reste des sorties autour du bourg est détaillé sur la page que faire à Saint-Philippe.

Le reste du calendrier, et comment le vérifier
En dehors d’octobre, l’île court beaucoup : trails d’altitude, courses de commune, épreuves de club, souvent annoncées quelques semaines à l’avance seulement. Les trails de montagne se concentrent logiquement sur la saison sèche, de mai à novembre, quand les sentiers sont praticables et que l’on voit loin. Aucun de ces rendez-vous n’a l’effet du Grand Raid sur l’hébergement : ils remplissent une commune un dimanche, pas une île entière pendant une semaine.
Deux choses méritent d’être vérifiées avant de caler une journée : si une course occupe le sentier que vous visiez, et si une route est fermée le matin de l’épreuve. Cela se demande à l’office de tourisme ou à la mairie de la commune concernée, et cela reste plus fiable qu’un calendrier recopié sur un site — le nôtre compris.
Questions fréquentes
Quand connaît-on les dates et le tracé de l’édition ?
L’organisation publie son programme plusieurs mois avant la course, et les inscriptions ouvrent bien en amont. Les modalités changent d’une année sur l’autre : points de qualification, quotas, ordre des épreuves. La règle utile tient en une phrase — ne rien réserver autour de la course tant que le calendrier officiel n’est pas sorti.
Peut-on voir passer les coureurs depuis le Sud sauvage ?
Cela dépend du tracé retenu cette année-là, et il n’est pas fixe. Aller voir un point de ravitaillement suppose de prendre la voiture, de se garer loin et d’attendre longtemps : c’est une demi-journée, pas un détour sur le chemin d’une visite. L’arrivée, elle, se passe dans le Nord.
Faut-il éviter octobre si on ne court pas ?
Non. L’île est plus fréquentée, mais le Sud sauvage reste la région la moins parcourue de La Réunion, et le mois tombe dans la saison la plus sûre côté météo. Le seul effet réel, c’est qu’il faut s’organiser plus tôt que pour un séjour en mars.
Peut-on courir seul sur les sentiers d’ici ?
Oui, avec les précautions de la randonnée. La nuit tombe tôt et vite, sans longue soirée claire comme en Europe : une sortie entamée en fin d’après-midi se termine à la frontale. Le réseau téléphonique n’est pas continu dans les Hauts, et après de fortes pluies un radier en crue ne se franchit pas, à pied comme en voiture. Dire à quelqu’un où l’on va et quand on rentre reste la précaution la plus efficace.
Un accompagnant qui ne court pas, qu’est-ce qu’il fait de sa journée ?
De quoi remplir largement : le littoral, les cascades du Sud-Est, le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km, la piscine entre deux sorties. Les familles s’installent plutôt dans Le Bambou ou La Vanille, qui accueillent trois personnes et disposent d’un lit bébé.
Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, à 29,6 km de Saint-Pierre, pour les jours d’acclimatation avant la course ou la semaine de récupération après. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.


