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La table d’hôtes à La Réunion : ce que c’est
La table d’hôtes, c’est le repas du soir préparé dans la maison et partagé à la même table que ceux qui vous reçoivent. Ce n’est pas un restaurant : il n’y a ni carte, ni service, ni horaires. Il y a un plat, une table, et des gens autour.
Ce qui la distingue d’un restaurant
Trois différences, et elles changent tout :
- Pas de choix. On ne commande pas : on mange ce qui a été cuisiné ce jour-là. C’est ce qui permet de faire un vrai cari plutôt qu’une carte de quinze plats tenus au chaud.
- Une seule tablée. Tout le monde mange en même temps, ensemble. On y rencontre les autres voyageurs de la maison, et c’est souvent là qu’on récupère les meilleures adresses du lendemain.
- Ça se prévient. Une table d’hôtes s’annonce à l’avance : à la réservation, ou la veille, selon les maisons. On ne fait pas les courses pour six personnes qui décideront à dix-neuf heures.
Ce qu’on y mange, à La Réunion
La cuisine créole de tous les jours, celle qu’on ne trouve pas dans les cartes touristiques :
- Le cari — poulet, poisson, canard ou boucané — mijoté aux oignons, tomates, curcuma et gingembre.
- Le rougail, cette petite préparation pilée et pimentée qui accompagne le plat : rougail tomate, rougail dakatine, rougail mangue selon la saison.
- Les grains — lentilles, haricots, pois du Cap — qui font partie du plat au même titre que le riz.
- Les brèdes, feuilles vertes sautées, presque toujours présentes.
Le tout arrive ensemble, au milieu de la table, et chacun se sert.
Pourquoi ça change un séjour
Dans le Sud sauvage, la question du dîner se pose vraiment. Les restaurants sont peu nombreux, plusieurs ferment tôt, et certains ne servent pas tous les jours de la semaine. Après une journée au volcan ou sur les sentiers, reprendre la voiture pour chercher une table ouverte est exactement ce qu’on n’a pas envie de faire.
La table d’hôtes règle ce problème — et elle en règle un second, moins avouable : celui du voyageur qui traverse une île pendant deux semaines sans jamais manger chez quelqu’un.
Les bonnes questions à poser
- Quels jours ? Rares sont les maisons qui la proposent tous les soirs.
- Combien de temps à l’avance ? La veille, en général, parfois au moment de la réservation.
- Quel tarif ? Il se demande, et il est distinct du prix de la chambre.
- Et les régimes particuliers ? Végétarien, allergies : à dire avant, pas à table.
Chez nous
Coco Vanille ne propose pas de table d’hôtes. Il y en a eu une autrefois, ce n’est plus une prestation de la maison — autant le dire ici plutôt que de vous le faire découvrir sur place.
Ce qu’il y a à la place : le petit déjeuner, compris dans le prix de la chambre et servi sur la varangue — confitures maison, fruits de saison. Et pour le soir, cette même varangue est équipée d’un réfrigérateur, d’un micro-ondes et de la vaisselle. C’est là notre vraie réponse à la question du dîner : on rapporte ce qu’on veut, on mange sur place, et personne ne vous demandera de vous justifier.
Coco Vanille — maison d’hôtes à Saint-Philippe, quatre chambres avec salle de bain privative, petit déjeuner compris. Voir les chambres.


