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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
La cale de La Marine de Saint-Philippe, entre les rochers de basalte, face à l’océan

Le carnet S'informer

Observer les baleines à La Réunion : où et quand

8 min de lecture

Les baleines à bosse passent au large de La Réunion pendant l’hiver austral, en gros de juin à octobre, et on les observe surtout depuis l’Ouest, d’où sortent les bateaux. Depuis notre côte, au Sud-Est, elles se voient aussi de la terre : c’est une affaire de mer plate, de hauteur et de patience, pas un rendez-vous qui se coche sur un agenda.

La saison, et ce qu’elles viennent faire ici

Elles remontent des eaux froides de l’Antarctique, où elles se nourrissent, vers l’océan Indien tropical, où elles mettent bas et s’accouplent. Elles ne se nourrissent pratiquement pas pendant ce séjour : elles vivent sur leurs réserves, le temps que les baleineaux prennent des forces. C’est pour cela que la saison est courte et qu’elle tombe toujours au même moment.

Les premières signalées arrivent souvent en juin, les dernières traînent en octobre, et le milieu de saison — août, septembre — concentre le plus d’observations. Entre les deux, des semaines fastes et des semaines creuses, avec un nombre d’individus qui varie beaucoup d’une année sur l’autre. Réserver « pour les baleines » revient à parier sur un animal sauvage : le pari se tient, à condition de prévoir autre chose à faire.

Ce que l’on repère depuis le rivage

De la terre, on ne voit presque jamais une baleine : on voit un souffle. Une colonne de vapeur blanche qui monte droit au-dessus de l’eau, tient une seconde ou deux, puis se dissipe. À distance, c’est le seul signal fiable, et tout l’exercice consiste à le distinguer d’une crête d’écume.

Si l’animal est plus près viennent ensuite le dos noir et la nageoire dorsale qui roulent à la surface, la queue qui se dresse avant une plongée longue, et parfois le saut complet, visible de très loin. Une baleine reste longtemps sous l’eau entre deux respirations : dès qu’un souffle est repéré, on garde le même secteur d’horizon au lieu de balayer partout.

Trois conditions font la différence. Une mer plate d’abord : dès que le vent lève des moutons, un souffle se confond avec le reste et la partie est finie. De la hauteur ensuite — au niveau de l’eau l’horizon est tout de suite là, d’une falaise il recule franchement. Des jumelles enfin. On s’assoit, on donne du temps à la chose, et on accepte de rentrer bredouille. Ces observations faites depuis la côte intéressent les scientifiques : l’association réunionnaise Globice recense les cétacés de l’île et collecte les signalements du public.

Où se poster dans le Sud sauvage

Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, vues du ciel
Le Cap Méchant, à 8,9 km de la maison. La falaise donne ce qui manque ailleurs : de la hauteur et un horizon dégagé, sans marcher longtemps.

La côte d’ici est haute et découpée, ce qui joue en notre faveur : on domine l’eau presque partout. Les postes les plus commodes, en distances routières mesurées depuis la maison :

  • Le Cap Méchant, à 8,9 km, une douzaine de minutes. Falaises de lave, sentier qui les longe, vue plein large. Le meilleur point du secteur.
  • Le Baril et le Puits des Anglais, à 2,6 km. Le sentier du littoral passe au-dessus du bassin ; on s’installe face à l’océan et on regarde.
  • La Marine de Saint-Philippe, la cale d’où sortent les pêcheurs. Moins haute, mais parfaitement dégagée.
  • Manapany-les-Bains à 16,1 km et l’Anse des Cascades à 33,4 km, si votre journée vous mène de ce côté-là.

Une réserve honnête. Le Sud-Est n’est pas le secteur où l’on compte le plus de passages : les femelles accompagnées d’un baleineau cherchent des eaux calmes, abritées du vent, et c’est l’Ouest qui les offre, alors qu’ici la houle arrive de face une bonne partie de l’année. Voir un souffle depuis le Cap Méchant arrive, mais cela ne se commande pas. Le reste de ce qu’il y a à voir autour est sur la page que faire à Saint-Philippe.

Sortir en mer : les bateaux partent de l’Ouest

Le port le plus proche d’ici

Saint-Pierre, à 29,6 km, soit environ trente-sept minutes de route : c’est de là que partent les sorties les plus accessibles quand on loge dans le Sud sauvage. Les autres bases sont plus loin sur la côte ouest, vers Saint-Leu et Saint-Gilles, ce qui suppose de traverser l’île. Les départs se font en général le matin, quand la mer est la plus lisse ; horaires et tarifs se demandent aux opérateurs et changent d’une saison à l’autre.

Aucun opérateur sérieux ne promet une observation, et ceux qui la promettent sont précisément ceux qu’il faut éviter ; beaucoup proposent en revanche une seconde sortie quand la première n’a rien donné, et cela se demande avant de payer. Reste le mal de mer : un petit bateau qui attend au ralenti dans la houle met à l’épreuve ceux qui y sont sensibles.

Ce qui n’est pas permis

L’approche des mammifères marins est encadrée à La Réunion par un arrêté préfectoral et par une charte d’approche que signent les professionnels. Le principe : on ne coupe pas la route de l’animal, on ne s’intercale jamais entre une mère et son petit, on n’insiste pas quand une baleine s’éloigne, et le nombre de bateaux autour d’un même groupe est limité. La nage avec les baleines, longtemps pratiquée ici, a été très fortement restreinte ; les règles bougent d’une saison à l’autre, et c’est à l’opérateur de dire ce qui est autorisé l’année où vous venez. Choisir un bateau signataire de la charte est ce qui sépare l’observation du dérangement.

Ce que l’on voit sans loterie

Les dauphins, eux, ne migrent pas : grands dauphins et dauphins à long bec vivent autour de l’île toute l’année et se rencontrent bien plus souvent que les baleines, y compris depuis le bord. Les pailles-en-queue tournent au-dessus des falaises du Cap Méchant en toute saison. Et l’océan fait le reste : pas de lagon sur cette côte, la houle frappe la lave directement.

Depuis la maison

La forêt de vacoas du littoral du Baril, face à l’océan
Le littoral du Baril, à 2,6 km : cinq minutes de voiture. La forêt de vacoas borde le sentier, et les trouées dégagées permettent de s’asseoir face au large.

Coco Vanille est à Saint-Philippe, à 2,6 km du Baril et à 8,9 km du Cap Méchant : cinq et douze minutes de voiture. C’est le seul avantage que la maison peut revendiquer sur ce sujet : aller voir la mer tôt ne demande pas de traverser l’île, et quand elle est mauvaise ce matin-là, on renonce sans avoir perdu la journée.

Les quatre chambres ont chacune leur salle d’eau et leurs toilettes, la climatisation et le linge fourni. L’Orchidée et Le Bambou disposent d’une terrasse privée, ce qui règle la question du café pris avant le jour. Le petit déjeuner est compris et se prend sur la varangue commune, celle où l’on réchauffe aussi ce qu’on a rapporté le soir, réfrigérateur et micro-ondes à disposition. Dernier point, qui compte en pleine saison des baleines : le prix ne change pas selon le mois, août coûte ici ce que coûte février, et il est affiché sur la page tarifs.

Questions fréquentes

Peut-on voir les baleines depuis les chambres ?

Non. La maison n’est pas en front de mer, et aucune des quatre chambres ne donne sur l’océan : La Vanille et Le Coco ouvrent sur le jardin. L’observation se fait au bord, à 2,6 km au Baril ou à 8,9 km au Cap Méchant.

Faut-il vraiment des jumelles ?

Oui, c’est le seul équipement qui change quelque chose, et une paire ordinaire fait l’affaire. Le zoom d’un téléphone, lui, ne sert à rien à cette distance : il agrandit du bruit. Pour la même raison, ne comptez pas rapporter de photo depuis la côte.

Août est-il le meilleur mois ?

C’est le milieu de la saison, avec septembre, donc le moment le plus favorable. C’est aussi la période où l’île reçoit le plus de visiteurs et où la plupart des hébergements passent en haute saison. Pour une sortie en mer sur ces semaines-là, prenez-vous-y à l’avance.

Une sortie en bateau convient-elle à de jeunes enfants ?

Peu : il faut tenir plusieurs heures sur une petite embarcation qui roule, souvent à l’arrêt, et l’attente est longue entre deux observations. Depuis la terre, rien n’empêche en revanche d’emmener un enfant sur la falaise du Cap Méchant, quitte à ne rester qu’un quart d’heure. Le Bambou et La Vanille accueillent trois personnes et disposent d’un lit bébé.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres à Saint-Philippe, à 2,6 km du littoral du Baril et à 8,9 km des falaises du Cap Méchant, d’où l’on guette les souffles pendant l’hiver austral. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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