Aller au contenu
Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
La forêt de vacoas du littoral du Baril, face à l’océan

Le carnet S'informer

Météo du Sud sauvage : pourquoi il pleut ici et pas ailleurs

8 min de lecture

Il pleut plus ici que sur l’Ouest parce que le vent dominant arrive de l’est, chargé d’humidité après une longue traversée d’océan, et qu’il bute sur le relief de l’île juste au-dessus de nous : l’air monte, se refroidit, et lâche son eau de ce côté-ci. L’Ouest, lui, est derrière la montagne, à l’abri. La pluie est donc fréquente ici, le plus souvent courte, et très locale : il peut tomber une averse au Baril pendant qu’il fait sec à Saint-Joseph, à 12,6 km.

L’alizé bute sur le relief et lâche son eau

L’alizé souffle de l’est-sud-est une grande partie de l’année. Il traverse l’océan Indien sans rien rencontrer, se charge d’humidité, et arrive sur un bloc de montagnes sorti de la mer. Il monte, il se refroidit, il ne peut plus garder son eau. Les nuages se forment donc sur le versant exposé — le nôtre — et c’est là que ça tombe.

De l’autre côté du relief, le même air redescend, réchauffé et essoré. D’où deux climats sur une île de quelques dizaines de kilomètres de large : une façade est et sud-est verte et arrosée, une façade ouest sèche, où s’est installé le tourisme balnéaire.

Il tombe ici assez d’eau pour que la végétation reprenne les coulées de lave par le bas.

La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
La côte du Grand Brûlé, au nord de Saint-Philippe : la lave descend jusqu’à l’océan et la forêt la reprend par le bas — la pluie et la chaleur y suffisent.

Une journée ordinaire, vue du bord de mer

La journée type ressemble à ceci : matin clair, nuages qui se forment et montent vers les Hauts au fil de la matinée, averses en milieu ou en fin d’après-midi, éclaircie en fin de journée. Ce n’est pas une règle absolue, mais elle se vérifie assez souvent pour bâtir un séjour dessus : faire ses sorties le matin est le conseil qui sert le plus ici. Ce qu’il y a à voir dans le secteur, et dans quel ordre, est détaillé sur la page que faire à Saint-Philippe.

Autre particularité : la pluie est extrêmement locale. Une averse peut noyer la maison pendant qu’il fait grand soleil au Cap Méchant, à 8,9 km. Décider d’une journée à Saint-Pierre, à 29,6 km, en regardant le ciel au-dessus de sa tête n’a pas grand sens : ce qui compte, c’est le ciel dans la direction où l’on va.

Enfin, la pluie d’ici est tiède. Pas une bruine froide : une averse dense qui trempe d’un coup et dont on se remet aussi vite. Elles sont plus lourdes de décembre à avril, plus brèves de mai à novembre.

La pluie des Hauts n’est pas celle du littoral

Plus on monte, plus il tombe d’eau, et l’écart est considérable. Les records mondiaux de précipitations ont été relevés dans les Hauts de l’île, pas sur le littoral. En bas c’est une averse ; là-haut, au même moment, tout autre chose.

Conséquence pratique pour le volcan : le Pas de Bellecombe est à 77,5 km et à environ deux heures de route, et sa météo n’a rien à voir avec celle du bord de mer. La route de la Plaine des Sables se couvre régulièrement en milieu de journée, et il n’y a alors plus rien à voir. Même chose sur la Plaine des Cafres, où Bourg-Murat est à 53,8 km : il y fait franchement froid dès que le soleil se cache. Ce sont deux bulletins, et ils se consultent la veille.

Une demi-heure de route suffit souvent à changer de ciel

Les journées entièrement bouchées existent, mais restent l’exception. Quand cela arrive, on part vers l’ouest. Saint-Joseph est à 12,6 km, dix-huit minutes, et se trouve déjà un peu moins exposé. Manapany-les-Bains est à 16,1 km, et Saint-Pierre à 29,6 km, où le ciel est souvent tout autre le même jour.

Il faut le dire aussi dans l’autre sens : si votre séjour repose sur du soleil garanti, du sable et un lagon, cette côte n’est pas le bon choix — l’Ouest l’est. On vient ici pour la forêt humide et les cascades, et elles n’existent que parce qu’il pleut. Les coulées de lave, elles, se visitent par tous les temps.

Ce que la pluie change vraiment sur un séjour

  • Les radiers. Sur les routes de ravine, un radier submergé s’attend ou se contourne. Il ne se franchit pas, jamais. C’est le seul vrai danger de la pluie ici.
  • Les sentiers. Après un gros épisode, ils sont détrempés, glissants, parfois fermés. Un sentier de bord de mer sèche vite, un sentier des Hauts beaucoup moins.
  • La mer. Forte pluie et forte houle arrivent souvent ensemble. L’accès au Puits des Anglais, à 2,6 km, dépend de la houle du jour, et la baignade en mer reste interdite hors des zones surveillées et des bassins aménagés. La piscine du jardin ne pose pas cette question.
  • Les cascades. Elles sont au plus fort après la pluie, pas au plus beau mois. La cascade de Grand Galet, à 18 km par la route de la rivière Langevin, en est l’exemple le plus net.
La cascade de Grand Galet, au bout de la route de la rivière Langevin
La cascade de Grand Galet, à 18 km : son débit dépend de ce qui est tombé les jours précédents, et la route qui y mène peut être coupée pour la même raison.

Reste ce que la pluie ne gâche pas. La forêt de Mare-Longue, à 11,7 km, et le Jardin des Parfums et des Épices, à 5,9 km, se parcourent sous les grands arbres, qui prennent l’essentiel de l’averse. Un ciel gris ne leur enlève rien.

Racines monumentales dans la forêt tropicale de Mare-Longue, sur le sentier botanique
Mare-Longue est une relique de forêt tropicale humide de basse altitude, l’une des dernières de l’île. C’est le même phénomène qui mouille les randonneurs et qui la fait tenir.

Un après-midi d’averse depuis la maison

C’est là que la varangue commune sert. Ouverte à tous, avec réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle : le soir où l’on n’a pas envie de ressortir sous l’eau, on rapporte quelque chose, on réchauffe, on mange sur place. C’est aussi là que se prend le petit déjeuner, compris dans le prix.

Les quatre chambres sont climatisées, ce qui compte autant contre l’humidité que contre la chaleur, et le linge est fourni — détail qui pèse quand on rentre trempé. Une averse tiède n’empêche pas non plus de se baigner : Le Coco donne directement sur le bassin.

Dernier point. Le mois le plus arrosé n’est ni plus cher ni moins cher ici : il n’y a pas de saison tarifaire, et le tarif, petit déjeuner compris, est sur la page tarifs. La météo ne pèse que sur le programme des journées.

Questions fréquentes

Quel mois pleut le moins à Saint-Philippe ?

La période la plus sèche va grossièrement de mai à novembre, avec les matinées les plus stables en fin d’hiver austral. Aucun mois n’est sec pour autant. L’écart entre le matin et l’après-midi d’une même journée est souvent plus net que celui entre deux mois.

Pourquoi la météo annoncée pour « La Réunion » ne correspond pas à ce qu’on voit ici ?

Parce qu’une prévision à l’échelle de l’île entière n’a pas de sens : le même jour, il peut pleuvoir sur la côte Est sans un nuage à l’Ouest. Seuls les bulletins par secteur sont exploitables — et pour le volcan, c’est encore un autre bulletin.

Est-ce qu’il pleut autant partout dans le Sud sauvage ?

Non. Vers le nord-est, du côté du Grand Brûlé et de Sainte-Rose, on entre dans la partie la plus arrosée de l’île ; vers l’ouest et Saint-Joseph, c’est déjà un peu plus sec. Saint-Philippe se tient entre les deux.

Faut-il s’inquiéter des cyclones ?

La saison cyclonique court de novembre à avril, ce qui ne veut pas dire un cyclone chaque année. Un système d’alertes officiel encadre la période : en alerte rouge, tout s’arrête et l’on reste où l’on est. Si vous ne pouvez ni décaler un vol ni perdre une journée, autant le savoir avant de réserver.

Faut-il prévoir un imperméable ou un parapluie ?

Un coupe-vent qui sèche vite sert plus qu’un parapluie, qui ne tient pas dans le vent des Hauts. Les averses du littoral sont tièdes et brèves ; ce sont les Hauts qui justifient une vraie veste et une polaire. Une seconde paire de chaussures évite de repartir mouillé le lendemain.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, avec varangue commune pour les fins de journée pluvieuses et piscine dans le jardin. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

À lire aussi

Réserver