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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
La cale de La Marine de Saint-Philippe, entre les rochers de basalte, face à l’océan

Le carnet S'informer

Où voir le lever du soleil dans le Sud de La Réunion

8 min de lecture

Dans le Sud de La Réunion, le soleil se lève sur l’océan : la côte du Sud-Est regarde l’est et il n’y a aucun relief entre elle et l’horizon. Les trois points les plus simples depuis Saint-Philippe sont le littoral du Baril, à 2,6 km, le Cap Méchant, à 8,9 km, et la cale de La Marine, dans le bourg.

Le reste dit ce que chacun donne et ce qu’il faut emporter.

Pourquoi le lever se regarde de ce côté-ci de l’île

La Réunion est une île ronde et haute : selon où l’on dort, le soleil apparaît derrière un massif ou devant la mer. Sur la côte Ouest, il sort au-dessus des Hauts, déjà monté et déjà blanc. Ici, il sort de l’eau.

Deuxième différence : sous les tropiques, le jour se lève vite. Il n’y a pas la longue heure bleue des latitudes européennes : entre le moment où l’horizon rougit et celui où le soleil est au-dessus de l’eau, il se passe peu de temps. Arriver « à peu près à l’heure » revient souvent à arriver après.

Enfin, le point de lever glisse sur l’horizon au fil de l’année : plus au nord-est en hiver austral, plus au sud-est en été. Cela change l’angle, jamais la règle.

Les points les plus proches de la maison

Le littoral du Baril, à 2,6 km, soit cinq minutes de route. C’est le plus simple de tous : on se gare le long du littoral et la mer est en face. Le Puits des Anglais, le bassin creusé en bord d’océan, est là — on ne s’y baigne pas avant le jour, mais les vacoas et le rebord de lave font un premier plan.

La forêt de vacoas du littoral du Baril, face à l’océan
Le littoral du Baril, à 2,6 km de la maison : le seul des trois points où l’on peut sortir dix minutes avant, et rentrer se recoucher après.

Le Cap Méchant, à 8,9 km, douze minutes. Des falaises de lave noire, l’océan qui tape dessous et une forêt de vacoas derrière. C’est le plus spectaculaire des trois, et le plus exposé : le sol est un basalte irrégulier, il n’y a pas de barrière continue, et les paquets de mer remontent haut. Dans le noir, on reste en retrait. Ce n’est pas une précaution de principe.

Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, vues du ciel
Le Cap Méchant, à 8,9 km : la lave descend jusqu’à l’eau, sans plage ni garde-corps continu. De jour on voit où l’on met les pieds ; avant le lever, non.

La cale de La Marine, à Saint-Philippe même. Le petit port abrité entre les rochers de basalte, plat et d’accès facile. C’est l’option quand on ne veut pas marcher sur de la lave dans la pénombre. On y croise des pêcheurs, qui sont là bien avant le soleil et qui savent ce que la mer fait ce matin-là. Ces trois points sont à moins d’un quart d’heure ; ce qu’il y a à voir autour, de jour, est sur la page que faire à Saint-Philippe.

Plus loin vers l’est : le Grand Brûlé et la route des laves

En continuant vers le nord-est, la route traverse le Grand Brûlé, la pente par laquelle le volcan descend jusqu’à la mer. La côte n’y est qu’un empilement de lave noire que la végétation reprend par plaques, et sous la lumière rasante du matin, elle ne ressemble à rien d’autre sur l’île.

Deux points de chute au bout de cette route : l’Anse des Cascades, au Piton Sainte-Rose, à 33,4 km, un peu plus de quarante minutes ; Notre-Dame des Laves à 37,9 km, sous les cinquante minutes. Les deux supposent de rouler de nuit sur une route étroite qui longe la mer. C’est faisable, ce n’est pas une décision qu’on prend au réveil.

La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
La côte du Grand Brûlé, sur la route de l’est. Au bout, l’Anse des Cascades est à 33,4 km : il faut partir de nuit pour y être avant le soleil.

Le volcan, une autre affaire

Le lever au Pas de Bellecombe est la sortie dont tout le monde parle. Depuis le Sud sauvage, c’est une expédition : le parking du volcan est à 77,5 km et à environ deux heures de route. On part au milieu de la nuit, on monte sans éclairage public, et on arrive dans un froid que rien ne laisse deviner quand on part en tee-shirt du bord de mer.

Deux choses se vérifient la veille : la météo du secteur, qui n’a aucun rapport avec celle du littoral, et l’état de l’accès, qui peut être fermé par arrêté. Ceux qui tiennent à ce lever-là dorment plus haut, du côté de Bourg-Murat, à 53,8 km d’ici. Depuis la maison, le volcan se fait très bien en journée ; le lever, lui, se prend en bas.

Ce qu’on emporte et ce qu’on regarde la veille

  • Une lampe. Frontale de préférence. Le téléphone suffit sur la cale de La Marine, pas sur les dalles du Cap Méchant.
  • Des chaussures fermées. La lave sèche coupe et roule sous le pied. Les tongs sont pour la piscine.
  • L’état de la mer. C’est la houle du jour, jamais le calendrier, qui décide de ce qui est praticable sur ce littoral.
  • De quoi boire. Rien n’est ouvert avant le jour dans le secteur : compter sur un café en chemin, c’est repartir sans. Le petit déjeuner attend au retour.

Reste une réserve qu’aucun conseil ne lève : une barre de nuages traîne parfois sur l’horizon, et le soleil n’apparaît qu’une fois monté au-dessus. Personne ne le prévoit la veille au soir. D’où l’intérêt de commencer par un point à cinq minutes de voiture : rater le lever à 2,6 km ne coûte presque rien, et on recommence le lendemain.

Dormir à cinq minutes du point de lever

Coco Vanille est à Saint-Philippe, à 2,6 km du littoral du Baril et à 8,9 km du Cap Méchant. Quatre chambres, chacune avec sa salle d’eau et ses toilettes, climatisées, linge fourni. Sortir avant le jour depuis ici, c’est cinq minutes de route ; depuis Saint-Pierre, à 29,6 km, c’est une autre organisation.

Deux détails comptent quand on part avant tout le monde. L’Orchidée a une petite terrasse privée et Le Bambou une terrasse extérieure privée : on sort sans traverser la maison. Et le petit déjeuner, compris dans le prix, se prend sur la varangue commune — caler l’heure avec Jenny la veille au soir évite d’avoir à choisir entre le lever du soleil et le premier café.

La varangue est ouverte à tous, avec réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle : de quoi emporter quelque chose au bord de l’eau. Le tarif, lui, est le même toute l’année, sans haute saison, et il est sur la page des tarifs.

Questions fréquentes

À quelle heure se lève le soleil à La Réunion ?

Cela dépend du mois : le lever est le plus précoce autour du solstice de décembre, le plus tardif autour de celui de juin. L’horaire du jour se lit sur n’importe quel bulletin météo local la veille au soir. Prévoyez d’être sur place avant, pas à l’heure dite : la lumière la plus intéressante précède le disque.

Voit-on le lever depuis la maison ?

Non : le jardin et la végétation ferment l’horizon, et La Vanille comme Le Coco donnent sur le jardin. Le lever se regarde depuis le littoral, pas depuis la maison — cinq minutes de voiture jusqu’au Baril.

Lever ou coucher de soleil : lequel voir depuis le Sud sauvage ?

Le lever, sans hésiter. Le soir, le soleil passe derrière les Hauts bien avant de toucher l’horizon : il n’y a pas de coucher sur la mer de ce côté de l’île, c’est l’affaire de la côte Ouest. En revanche, la dernière heure du jour sur le littoral, quand la lumière rase la lave, se regarde aussi.

Est-ce que ça vaut le coup avec des enfants ?

Sur la cale de La Marine ou au Baril, oui : on se gare à côté, le terrain est plat et l’affaire dure une heure, trajet compris. Au Cap Méchant, dans le noir et près d’un bord non protégé, c’est un tout autre exercice. Si la nuit a été courte, la piscine du jardin rattrape la matinée.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, à 2,6 km du littoral du Baril et à 8,9 km du Cap Méchant : de quoi voir le soleil sortir de la mer sans faire de route avant le jour. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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