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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
La forêt de vacoas du littoral du Baril, face à l’océan

Le carnet S'informer

Voyager à La Réunion hors des sentiers battus : dix jours

8 min de lecture

Hors des sentiers battus, à La Réunion, ne veut pas dire trouver des endroits que personne ne connaît : l’île est trop petite pour cela. Cela veut dire partir tôt, dormir du côté où les cars ne passent pas, et renoncer à cocher l’île entière en dix jours. Voici comment se découpe un séjour construit sur ce principe, avec les distances routières mesurées depuis Saint-Philippe.

L’heure de départ, et le choix de la côte

L’heure d’abord. La fréquentation se concentre au milieu de la journée : le Cap Méchant au lever du jour et le Cap Méchant en milieu de matinée ne sont pas le même endroit. La journée type du Sud-Est commence en outre par un ciel clair, les nuages montent ensuite. Partir tôt sert deux fois.

La côte ensuite. Le tourisme balnéaire s’est installé à l’Ouest, où il y a un lagon, des plages et des hôtels. La côte Est et Sud-Est n’a rien de cela : l’océan frappe directement la lave et il y pleut plus qu’ailleurs — c’est ce qui la rend verte. On la traverse, on y séjourne rarement. C’est ce qui la rend calme.

Dix jours, deux bases — pas six

Le réflexe, sur dix jours, est de changer d’hébergement tous les deux soirs pour tout voir. Le coût se paie sur place : cinq fois les valises, cinq arrivées à gérer, et une journée amputée à chaque transfert.

Une découpe en deux bases tient mieux : six nuits dans le Sud-Est, trois ou quatre ailleurs. Depuis Saint-Philippe, tout le Sud tient dans la demi-heure de voiture — le Puits des Anglais à 2,6 km, le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km, le Cap Méchant à 8,9 km, la forêt de Mare-Longue à 11,7 km, Saint-Joseph à 12,6 km, Manapany à 16,1 km, la cascade de Grand Galet à 18 km. Ce rayon est détaillé sur la page que faire à Saint-Philippe.

Jours 1 à 6 : le Sud-Est au réveil

Le jour d’arrivée ne compte pas. L’aéroport Roland-Garros est à 87,6 km, une heure et demie de route, et l’on débarque le plus souvent au petit matin après une nuit de vol : récupérer la voiture, faire une course, dormir, la journée est pleine. Par Pierrefonds, comptez 39,7 km.

Les cinq jours suivants alternent une sortie le matin et une fin de journée courte. Quelques repères, du plus proche au plus lointain.

  • Le littoral du Baril, à 2,6 km : le Puits des Anglais, un bassin creusé en bord d’océan, et la forêt de vacoas qui borde la côte. L’accès à l’eau dépend de la houle du jour.
  • La forêt de Mare-Longue, à 11,7 km : une relique de forêt tropicale humide de basse altitude, l’une des dernières de l’île. On y marche à l’ombre : c’est l’une des rares sorties qui tiennent sous la pluie.
  • La rivière Langevin, à 18 km, jusqu’à la cascade de Grand Galet. C’est le site le plus fréquenté du Sud : y être tôt change tout.
  • La route des laves, vers le nord : l’Anse des Cascades à 33,4 km, Notre-Dame des Laves à Sainte-Rose à 37,9 km, et entre les deux le Grand Brûlé.
La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
La côte du Grand Brûlé, sur la route de Sainte-Rose. L’Anse des Cascades est à 33,4 km de Saint-Philippe, Notre-Dame des Laves à 37,9 km.

Entre deux sorties, il reste le bourg : La Marine et sa cale entre les rochers de basalte, le marché forain, les jardins d’épices. On n’y croise pas de car.

La cale de La Marine de Saint-Philippe, entre les rochers de basalte, face à l’océan
La cale de La Marine de Saint-Philippe. Il n’y a pas de plage de sable de ce côté de l’île.

Les tunnels de lave sont une sortie à part entière : des galeries laissées par des coulées refroidies en surface et vidées par en dessous. On y entre avec un guide, jamais librement depuis un parking — c’est typiquement ce que l’on manque quand on ne dort pas dans le secteur.

L’intérieur d’un tunnel de lave à Saint-Philippe : sol de lave figée, sortie vers la végétation
L’intérieur d’un tunnel de lave, à Saint-Philippe. La sortie se prépare, elle ne se décide pas sur place.

Jours 7 et 8 : le volcan et les Hauts

Le Pas de Bellecombe, d’où part la descente dans l’enclos, est à 77,5 km de Saint-Philippe et à environ deux heures de route. Ce n’est pas la porte à côté, et ce n’est pas une sortie d’après-midi. On part avant le jour et on redescend quand la brume monte : la route de la Plaine des Sables se couvre régulièrement en milieu de journée, et il n’y a alors plus rien à voir.

Deux façons de s’y prendre : partir au milieu de la nuit, ce qui se fait très bien une fois, ou poser une nuit dans les Hauts du côté de Bourg-Murat, à 53,8 km. Dans les deux cas, deux choses se vérifient la veille : la météo du secteur du volcan, qui n’a rien à voir avec celle du bord de mer, et l’état de l’accès, qui peut être fermé par arrêté.

Jours 9 et 10, et ce que cet itinéraire laisse de côté

C’est la partie honnête. En dix jours, on fait le Sud-Est correctement et une région de plus. Pas trois.

Les cirques ne sont pas des sorties à la journée depuis cette côte. Cilaos et Salazie se rejoignent par des routes de montagne longues et lentes, Mafate seulement à pied ou en hélicoptère : y aller suppose d’y dormir. L’Ouest est à l’opposé — Saint-Pierre est déjà à 29,6 km et la côte balnéaire commence bien après ; le lagon et les baleines appellent eux aussi leurs propres nuits.

Vers le nord en revanche, Saint-Benoît est à 56,9 km, un peu plus d’une heure : la côte au vent se fait en une journée, avec un retour tardif et sans changer de base.

Dix nuits au même endroit, ce que cela change au calcul

La plupart des hébergements de l’île appliquent une haute saison — juillet-août, les fêtes, parfois octobre — et sur dix nuits l’écart n’a rien d’anecdotique. Ici, le tarif est le même toute l’année, petit déjeuner compris, et il est affiché sur la page tarifs. Un poste est identique partout : la taxe de séjour, 0,80 € par personne et par nuit, inchangée depuis 2019.

Reste le soir, vrai point faible des séjours longs dans le Sud. Le premier bourg avec du choix, Saint-Joseph, est à 12,6 km : après une journée de route, personne n’a envie de reprendre la voiture de nuit. La varangue commune est équipée d’un réfrigérateur, d’un micro-ondes et de vaisselle — on rapporte un plat, on le réchauffe, on dîne sur place. C’est aussi là que se prend le petit déjeuner.

Les quatre chambres sont climatisées, chacune avec sa salle d’eau et ses toilettes. Le Bambou et La Vanille accueillent trois personnes ; L’Orchidée et Le Coco reçoivent deux personnes, et Le Coco donne directement sur la piscine — utile les jours où la houle ferme le bassin du Baril.

Questions fréquentes

Faut-il une voiture pour cet itinéraire ?

Oui, sans réserve. Les transports en commun existent, mais leurs horaires ne permettent ni de partir avant le jour ni de rentrer tard d’une randonnée. Tout ce qui est décrit ici suppose une voiture.

Peut-on faire le tour de l’île en une journée ?

Techniquement oui. En pratique, cela revient à passer la journée au volant pour enchaîner des parkings. Depuis Saint-Philippe, Saint-Benoît est à 56,9 km d’un côté et Saint-Pierre à 29,6 km de l’autre : le tour complet se paie en heures, pas en kilomètres.

Cet itinéraire tient-il avec des enfants ?

Les sorties du secteur se font sans marche longue et se coupent facilement en deux : le littoral du Baril, le Jardin des Parfums et des Épices, le Cap Méchant. La descente dans l’enclos du volcan, en revanche, n’est pas une sortie d’enfant. La Vanille et Le Bambou accueillent trois personnes et disposent d’un lit bébé.

Hors des sentiers battus, cela veut-il dire beaucoup marcher ?

Non. Plusieurs des endroits les plus calmes du Sud se voient sans marcher plus d’un quart d’heure : la cale de La Marine, le littoral du Baril, le sentier botanique de Mare-Longue. La marche ouvre d’autres portes, elle n’est pas le ticket d’entrée.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres à Saint-Philippe pour tenir une base six nuits ou plus, à 2,6 km du littoral du Baril et à deux heures de route du Pas de Bellecombe. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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