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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation

Le carnet S'informer

Anse des Cascades et Sainte-Rose depuis Saint-Philippe

8 min de lecture

L’Anse des Cascades est à 33,4 km de la maison et à 43 minutes de route ; Notre-Dame des Laves, un peu plus haut sur le même axe, à 37,9 km et 47 minutes. C’est une demi-journée, à faire le matin, et les deux se visitent dans le même aller-retour.

Ce que la sortie demande en voiture

Les deux sites sont sur la RN2, au nord de Saint-Philippe, dans la commune de Sainte-Rose. En distances routières mesurées depuis la maison : 33,4 km et 43 minutes pour l’Anse des Cascades, 37,9 km et 47 minutes pour Notre-Dame des Laves. L’église est quatre minutes plus loin que l’anse, sur la même route : il n’y a aucune raison de choisir entre les deux.

Aller et retour, cela fait environ une heure et demie de volant, arrêts non compris. C’est le chiffre à retenir avant de bâtir la journée. Partir après le petit déjeuner laisse la matinée sur place et permet de rentrer avant que les nuages ne montent, ce qu’ils font ici presque tous les jours.

Une réserve qui vaut pour toute cette côte : il n’y a qu’une route. Si la RN2 est coupée — éboulis, forte houle, coulée en cours d’éruption — on ne contourne pas par le littoral, il faut repasser par les Hauts. Cela n’arrive pas souvent, mais quand cela arrive, la sortie tombe à l’eau et c’est sans préavis.

La route des laves, entre Saint-Philippe et Sainte-Rose

Le trajet est la moitié de la sortie, et pour certains la meilleure moitié. Passé le Tremblet, la RN2 traverse le Grand Brûlé : le couloir par lequel les coulées du Piton de la Fournaise descendent jusqu’à l’océan. De part et d’autre, des champs de lave noire d’âges différents, les uns encore nus, les autres repris par les fougères. La route a été refaite plusieurs fois par-dessus ces coulées — on roule sur la plus récente.

Il y a des aires où se garer, et c’est là que le paysage se regarde vraiment. Deux précautions valent d’être dites : la lave est coupante et instable dès qu’on quitte les sentiers tracés, ce n’est pas un terrain pour des tongs ; et il n’y a pas d’ombre sur ces surfaces noires, qui chauffent vite dès que le soleil sort.

La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
Le Grand Brûlé, que la RN2 traverse sur le trajet de Sainte-Rose. Les coulées anciennes sont déjà reprises par la végétation, les récentes encore nues : c’est ce contraste que l’on regarde depuis les aires de stationnement.

À l’Anse des Cascades

On y accède par une petite route qui quitte la RN2 au Piton Sainte-Rose et descend jusqu’au bord de mer. En bas : une anse, des cascades qui tombent de la paroi à quelques mètres de l’océan, une allée de palmiers, des barques de pêcheurs tirées au sec et des tables abritées. C’est d’abord un lieu de pique-nique fréquenté par les familles d’ici, pas un site aménagé pour les cars.

Trois choses à savoir avant de partir.

  • On ne s’y baigne pas. C’est de la mer ouverte contre des rochers, sans zone surveillée. La baignade en mer est interdite hors des zones surveillées et des bassins aménagés, et l’anse n’en est pas un. Pour nager, il y a la piscine du jardin au retour.
  • Les cascades dépendent de la pluie. Après une série de jours secs, elles maigrissent nettement. Elles sont au plus fort dans les jours qui suivent un gros épisode pluvieux, c’est-à-dire aussi au moment où la route peut souffrir.
  • Le week-end, c’est plein. Les tables partent tôt le dimanche, et le parking est petit. En semaine, et le matin, l’endroit est calme.

Dernier point, souvent négligé : en montant vers Sainte-Rose, on remonte la côte au vent, plus arrosée encore que Saint-Philippe. Il peut pleuvoir là-bas alors qu’il fait beau ici, à 33,4 km de distance. Un coupe-vent dans le sac règle la question, et évite de faire demi-tour pour une averse qui sera passée avant d’être arrivé en bas.

Notre-Dame des Laves, à Piton Sainte-Rose

Quelques kilomètres au-dessus de l’anse, sur la même route, l’église de Piton Sainte-Rose a été contournée par une coulée qui s’est arrêtée sur son seuil. La lave est toujours là, autour du bâtiment et jusque devant la porte. L’arrêt est bref, et il en dit plus long que n’importe quelle photo sur ce que veut dire habiter au pied d’un volcan en activité.

Nous ne donnons pas d’horaires ici : ils changent, et l’intérieur n’est pas toujours accessible. Le tour extérieur, lui, se fait à n’importe quelle heure. Un peu plus loin en bord de route, la Vierge au Parasol se tient face au volcan, dressée pour protéger les cultures des retombées de cendres — c’est un arrêt de quelques minutes, pas une visite.

Ce qui est plus près, si la route vous rebute

Si ce que vous cherchez, c’est de la lave et de l’océan, il n’est pas nécessaire de rouler trois quarts d’heure. Le Cap Méchant est à 8,9 km et 12 minutes : mêmes falaises noires, même houle qui cogne dessous, et un sentier qui les longe. La forêt de Mare-Longue est à 11,7 km, le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km, le Puits des Anglais à 2,6 km. Tout ce qui se fait autour de la maison est détaillé sur la page que faire à Saint-Philippe.

L’Anse des Cascades se justifie pour ce qu’elle a de particulier : des cascades qui tombent au bord de la mer, une allée de palmiers, un port de pêche, et une traversée du Grand Brûlé pour y aller. Si rien de tout cela ne vous attire, gardez la matinée pour plus près : le rapport entre la route et ce qu’on voit n’est pas le même.

Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, vues du ciel
Le Cap Méchant, à 8,9 km et douze minutes de la maison. Les falaises de lave face à l’océan sont là aussi, à un quart d’heure au lieu de trois quarts.

Le retour, et la soirée

Comptez les mêmes 43 minutes pour rentrer, et une arrivée en fin d’après-midi si vous avez traîné à l’anse. C’est le moment où l’on n’a plus envie de reprendre la voiture pour dîner. Les courses se font donc en chemin, pas après : la varangue commune dispose d’un réfrigérateur, d’un micro-ondes et de la vaisselle, on rapporte, on réchauffe et on mange sur place. C’est aussi là que se prend le petit déjeuner, compris dans le prix.

Pour les familles qui rentrent d’une journée dehors, Le Bambou accueille trois personnes, dispose d’un lit bébé et a sa terrasse extérieure privée : on peut y déposer les affaires mouillées sans traverser la maison. Les quatre chambres sont climatisées et ont chacune leur salle d’eau et leurs toilettes.

Questions fréquentes

Peut-on se baigner à l’Anse des Cascades ?

Non. C’est une côte rocheuse en mer ouverte, sans zone surveillée ni bassin aménagé, et la houle y arrive sans rien pour la freiner. Pour nager au retour, il reste la piscine de la maison — Le Coco y donne directement — ou le bassin du Puits des Anglais, au Baril, à 2,6 km, quand la houle du jour le permet.

Faut-il partir le matin ou l’après-midi ?

Le matin. La journée type du Sud-Est commence claire et se couvre ensuite ; les cascades et la traversée du Grand Brûlé se regardent mieux avant que le plafond ne descende. Partir l’après-midi, c’est aussi rentrer 43 minutes plus tard sur une route qu’on découvre alors de nuit.

Est-ce que cela vaut le déplacement s’il n’a pas plu depuis une semaine ?

Les cascades seront maigres, autant le dire. Le reste tient debout : la route des laves, l’allée de palmiers, les barques et l’église. Mais si vous venez pour les cascades et rien d’autre, mieux vaut garder la sortie pour un jour d’après pluie et faire autre chose en attendant.

Peut-on enchaîner l’Anse des Cascades et le volcan le même jour ?

Non, ce sont deux directions opposées. Le Pas de Bellecombe est à 77,5 km de la maison et à environ deux heures de route, et on n’y monte pas par la côte est mais par les Hauts, en passant par Saint-Pierre. Chacune de ces deux sorties occupe sa matinée, et le volcan demande un départ avant le jour.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, à 33,4 km de l’Anse des Cascades, avec une varangue équipée pour dîner sur place les soirs où l’on rentre tard. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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