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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, vues du ciel

Le carnet S'informer

Combien coûte un vol pour La Réunion et quand le réserver

8 min de lecture

Il n’y a pas de prix du billet pour La Réunion, il y a un prix à vos dates : sur la même liaison, à quinze jours d’écart, ce n’est pas la même somme. Et la réponse courte à « quand réserver » tient en une ligne : dès que vos dates sont fermes, et plusieurs mois à l’avance si elles tombent dans des vacances scolaires.

Vous ne trouverez aucun montant ici : nous louons des chambres, pas des billets d’avion, et un tarif de vol relevé un mardi serait faux la semaine suivante. Ce qui suit, c’est ce qui fait bouger ce prix.

Ce qui fait varier le prix d’un billet

Quatre facteurs, de poids très inégaux.

  • La date, loin devant le reste. Sur une ligne long-courrier, les places d’un même avion partent par paliers : les moins chères d’abord, puis le tarif monte à mesure que la cabine se remplit. Une date très demandée démarre plus haut et grimpe plus vite.
  • Ce que la compagnie met dans le prix. Plusieurs compagnies desservent Paris–La Réunion et ne vendent pas la même chose sous le même mot. Un tarif d’appel peut exclure le bagage en soute, le choix du siège, parfois le repas : comparez à bagage égal, sinon vous ne comparez rien.
  • L’aéroport de départ. On décolle d’Orly ou de Roissy selon la compagnie. Si vous partez de province, sachez qu’un vol intérieur acheté séparément ne vous protège pas quand le premier avion a du retard.
  • Le moment de l’achat, qui pèse moins qu’on ne le dit. Il n’y a pas de jour de la semaine magique. Il y a une demande en partie captive sur cette ligne, et une dernière minute qui se solde rarement par une affaire.

Les deux calendriers scolaires qui font la haute saison

La Réunion vit sur deux calendriers scolaires à la fois. Celui de la métropole remplit les avions en juillet, en août et à Noël. Celui de l’île, calé sur l’hémisphère sud, place ses grandes vacances entre fin décembre et janvier. Les deux se superposent en décembre.

S’y ajoute un mouvement que les visiteurs ne voient pas : beaucoup de Réunionnais partent en métropole exactement quand les métropolitains descendent. L’avion se remplit dans les deux sens, et c’est là que la marge disparaît. Si vos dates sont imposées par l’école, vous n’avez pas le choix du calendrier, seulement celui de vous y prendre tôt. La même logique vaut pour la chambre : Le Bambou accueille trois personnes et un lit bébé, et une famille qui voyage sur les vacances scolaires a intérêt à écrire tôt.

Quand acheter, concrètement

Pour un départ en juillet, en août ou entre Noël et le jour de l’an : dès que vos dates sont arrêtées, sans attendre une baisse qui n’arrivera pas. Ce n’est pas une question de bon plan mais de stock. Hors de ces périodes la pression retombe ; et si vos dates sont souples, regardez les jours voisins avant de valider, car décaler un départ de deux jours suffit parfois à changer de palier.

La méthode qui tient : poser une alerte de prix dès que le projet devient sérieux, décider à l’avance de la somme au-delà de laquelle on ne monte pas, acheter quand on la voit. Courir après le point le plus bas d’une courbe qu’on ne connaît qu’après coup fait rater plus de billets que ça n’en fait gagner. Et prenez la voiture de location dans la foulée : dans le Sud sauvage, ce n’est pas une option de confort.

Ce que la saison ajoute au calcul

Le mois que vous achetez décide de deux choses à la fois : ce que vous payez, et ce que vous pourrez faire une fois là. L’hiver austral, de mai à octobre, est la saison sèche, celle des randonnées et des matinées dégagées ; c’est aussi celle qui contient juillet et août. L’été austral, de novembre à avril, est chaud, humide et cyclonique : sur ces dates, un billet modifiable se discute avant de payer.

Et une réserve honnête pour ce coin-ci de l’île : le Sud-Est prend les alizés de face et reçoit plus de pluie que l’Ouest, toute l’année. C’est ce qui fait la forêt et les cascades, et ce qui vous fera changer de programme certains matins. Qui achète un billet en imaginant une plage et un ciel bleu garanti se trompe de côte.

La forêt de vacoas du littoral du Baril, face à l’océan
Le littoral du Baril, à 2,6 km de la maison : cette forêt de vacoas est le produit direct de la pluie du Sud-Est.

Septembre et mai, qui tombent entre les vacances scolaires métropolitaines, cumulent souvent un temps praticable et une demande plus basse sur les vols. Ici, un seul terme de l’équation bouge, parce que le tarif de la chambre est le même toute l’année : ce que vous gagnez à décaler votre voyage, vous le gagnez sur le billet, pas sur la nuit.

L’aéroport d’arrivée, un critère au moment d’acheter

Deux aéroports reçoivent des vols sur l’île, et la différence se lit en kilomètres. Roland-Garros, à Sainte-Marie, prend les long-courriers : 87,6 km jusqu’à la maison, environ une heure et demie de route sans embouteillage. Pierrefonds, près de Saint-Pierre, est surtout desservi par des lignes régionales de l’océan Indien : 39,7 km, une cinquantaine de minutes. Si votre billet vous laisse le choix, c’est trois quarts d’heure de route en moins après une nuit d’avion.

Regardez aussi l’heure d’atterrissage avant de valider : une arrivée de nuit suivie d’une traversée d’île inconnue fait un mauvais premier soir, et l’heure d’entrée dans la chambre se convient à l’avance. Une fois posé ici, le reste du Sud est court — Saint-Joseph à 12,6 km, Saint-Pierre à 29,6 km — le volcan excepté : le Pas de Bellecombe est à 77,5 km et environ deux heures de route depuis nos chambres d’hôtes à Saint-Philippe.

La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
En arrivant par l’est, la route traverse le Grand Brûlé. C’est la seule route de ce côté, et une coulée l’a déjà coupée.

Ce qui se réserve dans la foulée

Le billet fixe les dates, et les dates commandent le reste : la voiture, puis les nuits. Ici, l’hébergement tient à de petites maisons de quatre ou six chambres, tenues par des gens qui habitent sur place.

Chez nous, il y a quatre chambres, chacune avec sa salle d’eau et ses toilettes privatives, climatisée, linge fourni et petit déjeuner compris. Deux accueillent deux personnes, L’Orchidée et Le Coco, qui donne directement sur la piscine ; deux en accueillent trois avec un lit bébé, Le Bambou et La Vanille. La varangue commune, avec réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle, est ouverte à tous.

La maison aux volets verts derrière les grappes turquoise de la liane de jade
La maison, à Saint-Philippe. Le tarif des chambres ne bouge pas d’un mois à l’autre : en haute saison, c’est le billet d’avion qui creuse l’écart, pas la nuit.

Questions fréquentes

Faut-il un passeport pour venir à La Réunion ?

La Réunion est un département français : une carte nationale d’identité en cours de validité suffit à un ressortissant français, comme pour un vol intérieur. Pour les autres nationalités, une subtilité surprend souvent : l’île appartient à l’Union européenne mais pas à l’espace Schengen, et les formalités ne sont donc pas celles de la métropole. À vérifier auprès des autorités compétentes avant d’acheter.

Vaut-il mieux acheter sur un comparateur ou sur le site de la compagnie ?

Le comparateur sert à repérer la liaison et la date. L’achat direct auprès de la compagnie simplifie ce qui vient ensuite : modification, retard, bagage ajouté, remboursement. Et regardez ce que le prix affiché contient : un comparateur classe par défaut sur un tarif sans bagage en soute.

Les vols avec correspondance valent-ils le coup ?

Ils allongent le trajet et ajoutent un risque de correspondance manquée, ce qui n’est pas anodin avec une nuit d’avion derrière soi. Ils n’ont d’intérêt que si vous comptiez de toute façon vous arrêter dans le pays de transit, dont les formalités d’entrée sont à vérifier à part.

Faut-il avoir le billet avant d’écrire pour une chambre ?

Non. Écrivez avec des dates encore prévisionnelles, en précisant qu’elles peuvent bouger : une demande n’engage rien et ne débite rien. Jenny vous répond elle-même, et les conditions de réservation se règlent ensuite par écrit avec elle.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ?
Une fois le vol pris, il faut encore poser les nuits : quatre chambres à Saint-Philippe, petit déjeuner compris, au même tarif en juillet qu’en février.
Voir les quatre chambres ou
demander vos dates.

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