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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
Table du petit déjeuner : théière, corbeille de fruits, hibiscus rouge et petits pains

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Fruits de La Réunion : le calendrier mois par mois

8 min de lecture

Les letchis arrivent fin novembre et tiennent jusqu’aux premiers jours de janvier, les mangues prennent le relais jusqu’en mars, les goyaviers se ramassent dans les Hauts en juin et juillet, et l’ananas Victoria ne s’arrête jamais vraiment. Voici le calendrier saison par saison, où l’on achète tout cela quand on dort dans le Sud sauvage, et ce que ce calendrier ne garantit pas.

L’été austral, de novembre à avril

C’est la saison qui donne le plus, et c’est aussi celle où chaque fruit passe le plus vite. Le letchi commence : les premiers apparaissent fin novembre, le gros de la saison tombe en décembre, et début janvier c’est terminé. On l’achète en branche au bord de la route, par paquets qui ne sont pas faits pour deux personnes. C’est le fruit de Noël ici, au même titre que le cari qui va avec.

La mangue démarre en décembre et tient jusqu’en mars, parce que les variétés se succèdent au lieu de se remplacer : la José d’abord, l’Américaine et l’Auguste ensuite. À côté des mangues à croquer, il y a les mangues vertes, qui ne sont pas des mangues ratées : elles se mangent râpées avec du sel et du piment, ou en rougail.

Le reste de l’été suit le même mouvement. Le longani, plus petit et plus parfumé que le letchi, arrive juste après lui, en janvier et février. La zatte, la pomme cannelle, tourne plutôt autour de février à avril. Et le ti-jacque, cueilli jeune sur le jacquier, ne finit pas en dessert mais en cari avec du boucané : c’est un légume déguisé en fruit énorme.

Une réserve qui compte : c’est aussi la saison des cyclones. Un coup de vent en janvier ne gâche pas seulement une journée de visite, il décroche les fruits et raccourcit la saison. Deux étés de suite ne se ressemblent pas.

L’hiver austral, de mai à octobre

Le goyavier est le fruit de la saison fraîche : de petites boules rouges, acidulées, qu’on ramasse dans les Hauts entre mai et août, avec le plus fort en juin et juillet. C’est une sortie de famille réunionnaise, du côté de la Plaine-des-Palmistes, de Bébour ou du Grand Étang. Deux choses à savoir. Le goyavier est une plante envahissante venue d’Amérique du Sud, qui étouffe la forêt indigène : le ramasser rend service. Et cela se passe en altitude — on y monte avec un pull, en partant d’une côte où l’on est en tee-shirt.

Les agrumes suivent la même logique. Mandarines, oranges, tangors et citrons se trouvent surtout de juin à septembre. L’avocat des Hauts démarre à l’automne austral et tient une bonne partie de l’hiver. Le fruit de la passion, lui, se trouve une grande partie de l’année, avec davantage de choix pendant la saison fraîche.

Il y a enfin la vanille, un fruit que personne ne mange comme tel. Saint-Philippe est en pays de vanille — l’une des quatre chambres de la maison porte d’ailleurs son nom, La Vanille. Sa fabrication explique son prix au gramme : chaque fleur est fécondée à la main, une par une ; il faut ensuite plusieurs mois avant de récolter la gousse encore verte, puis des mois d’échaudage et de séchage avant qu’elle sente quoi que ce soit. Pour voir les plants sur pied, le Jardin des Parfums et des Épices est à 5,9 km de la maison, moins de dix minutes de route.

Ce qui ne dépend pas du mois

Certains fruits ignorent le calendrier. La banane — on dit « la figue » ici —, la papaye, le citron, la noix de coco et l’ananas Victoria se trouvent toute l’année. Le combava, lui, n’est pas un fruit de corbeille : ce sont son zeste et sa feuille qui parfument les caris.

En magasin, les rayons proposent des pommes et des poires importées douze mois sur douze. C’est le calendrier des étals de bord de route, pas celui des supermarchés, qui dit dans quelle saison vous êtes.

Table du petit déjeuner : théière, corbeille de fruits, hibiscus rouge et petits pains
La corbeille du petit déjeuner suit la saison en cours. L’ananas Victoria, lui, se trouve douze mois sur douze.

Où les acheter autour de Saint-Philippe

Les vendeurs s’installent le long de la route nationale : une table, quelques cageots, parfois une balance. C’est là que se trouve le fruit du jour, et il vaut mieux avoir des espèces sur soi. On s’arrête où il y a de la place pour se ranger, jamais en pleine courbe.

Pour un choix plus large, il faut viser les marchés forains des communes voisines : Saint-Joseph est à 12,6 km, une vingtaine de minutes, et Saint-Pierre à 29,6 km, environ trente-sept minutes. Les jours et les horaires changent d’une commune à l’autre : c’est une question à poser sur place la veille, plutôt qu’à lire sur un site.

Autant le dire franchement : le Sud sauvage n’est pas la grande région fruitière de l’île. Il y pleut beaucoup, une partie du littoral est en lave, et les gros vergers de mangues sont sur la côte sous le vent, plus sèche. Ici, ce sont des jardins de case et de petits producteurs, ce qui explique que l’étal change de contenu d’une semaine à l’autre. Le reste de ce qu’il y a à faire dans le secteur est sur la page que faire à Saint-Philippe.

Le vacoa, le fruit qu’on ne croque pas

Sur le littoral, entre la maison et le Baril, on marche au milieu des vacoas. L’arbre porte un gros fruit orange en segments, le pimpin, qui ne se mange pas comme une mangue. Ce que l’on consomme, c’est le chou de vacoa, le cœur tendre du sommet de l’arbre, préparé en salade ou en cari — et Saint-Philippe lui consacre une fête, dont la date se vérifie auprès de l’office de tourisme parce qu’elle bouge d’une année sur l’autre.

On ne se sert pas soi-même : ces vacoas poussent en forêt du littoral, où la coupe est encadrée, et prélever le cœur revient à tuer la tige. C’est un produit qui s’achète, pas qui se cueille en passant.

La forêt de vacoas du littoral du Baril, face à l’océan
La forêt de vacoas du littoral du Baril, à 2,6 km de la maison. Le pimpin, son fruit orange, se repère de loin ; ce qui se mange, c’est le cœur de l’arbre, et sa coupe est encadrée.

Les manger sur place, et ce qu’il en reste hors saison

Le petit déjeuner est compris dans le prix — celui-ci figure sur la page tarifs et ne change pas selon le mois. La corbeille, elle, suit ce qu’il y a : en décembre ce n’est pas ce qu’il y a en juillet, et c’est bien le but. Les confitures maison sont la façon dont un fruit d’été se retrouve dans une assiette d’hiver.

Pour ce que vous rapportez du bord de route, la varangue commune a un réfrigérateur, un micro-ondes et de la vaisselle. On y garde une caisse de letchis au frais, on y coupe une mangue au-dessus d’un évier plutôt qu’au-dessus d’un lit, et on y dîne le soir sans reprendre la voiture. C’est un espace commun, ouvert à tous les hôtes de la maison. Si vous préférez manger un peu à part, Le Bambou a sa terrasse extérieure privée.

Petit déjeuner servi sur la nappe madras : confitures maison, brioche, pain frais, jus et café
Le petit déjeuner se sert sur la varangue commune, celle-là même où l’on garde au frais ce qu’on a acheté dans la journée.

Questions fréquentes

Peut-on cueillir des fruits soi-même ?

Les manguiers et les letchis que vous voyez depuis la route appartiennent à quelqu’un, même quand aucune clôture ne le montre. La seule cueillette qui se pratique librement est celle du goyavier, en forêt publique dans les Hauts, et pour une consommation familiale. Pour le reste, on achète.

Peut-on emporter des fruits frais dans l’avion ?

Il existe des restrictions phytosanitaires à la sortie de l’île, et elles ne visent pas tous les fruits de la même façon. La question se règle avant l’achat, auprès des services compétents ou de la compagnie aérienne — pas au comptoir d’enregistrement avec un sac de letchis sur la balance.

Peut-on manger des letchis en juillet ?

Pas des frais. La saison du letchi tient quelques semaines en décembre et rien ne la prolonge : en juillet, il n’en reste que des conserves et des confitures. Même chose pour la mangue.

Y a-t-il des fruits dans le jardin de la maison ?

Le jardin est un jardin d’agrément : des bougainvilliers, une liane de jade, des caméléons qui vivent dedans et la piscine au milieu. Ce que vous trouverez dans la corbeille au petit déjeuner vient de la saison en cours et de ce qui se vend autour, pas d’une récolte maison.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, avec une varangue commune, son réfrigérateur et son micro-ondes pour garder et manger ce que vous rapportez du bord de route. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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