Aller au contenu
Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, vues du ciel

Le carnet S'informer

Cap Méchant à La Réunion : quoi voir et quand y aller

8 min de lecture

Le Cap Méchant, c’est une falaise de lave noire au ras de l’océan, une forêt de vacoas poussée dans la roche et un sentier qui longe le bord sur toute la longueur du site. Le meilleur moment pour y aller, c’est le matin, en semaine, et de préférence un jour où la houle est levée : ici, c’est la mer qui fait le spectacle, pas le décor. Il est à 8,9 km de la maison, douze minutes de route.

Ce qu’on voit en arrivant

On se gare, on traverse une pelouse plantée de vacoas, et la falaise arrive d’un coup. Pas de plage, pas de descente progressive : la lave s’arrête net et l’océan attaque dessous. La roche est noire, coupante, criblée de trous par lesquels l’eau ressort en gerbes. La vague ne déferle pas comme sur du sable, elle percute et elle explose. Le nom se passe d’explication une fois sur place.

La deuxième chose qu’on remarque, ce sont les vacoas. Ces arbres sur échasses, aux feuilles en lames dentées, tiennent debout dans le sel et le vent là où presque rien ne pousse, et ils forment ici une forêt basse continue en bord de falaise. La feuille se travaille encore dans le coin — on en tresse des sacs et des paniers — et la commune consacre une fête au vacoa chaque année. Au-dessus, les paille-en-queue longent la paroi en planant.

Les falaises de lave noire du Cap Méchant face à l’océan, à Saint-Philippe
Le Cap Méchant, à 8,9 km de la maison : une coulée de lave arrêtée net au-dessus de l’eau, sans plage ni accès à la mer.

Le meilleur moment de la journée

Le matin, pour deux raisons indépendantes. La première est météorologique : la journée type du Sud-Est commence dégagée, les nuages montent ensuite depuis les Hauts, et les averses tombent plutôt en milieu ou en fin de journée. Un site entièrement à découvert comme celui-ci se visite avant que le ciel se referme.

La seconde tient à la lumière. La lave noire absorbe tout : en plein midi, elle devient un aplat gris sans relief et les photos ne rendent rien. Le matin, la lumière arrive de la mer, rasante, et les formes de la coulée ressortent : les bourrelets figés, les crevasses ouvertes dans la roche.

À l’inverse, ne comptez pas sur le Cap Méchant comme étape de fin de journée : sous les tropiques la nuit tombe tôt et vite, et un bord de falaise sans éclairage ne se quitte pas à tâtons. Douze minutes de route séparent la maison du parking : après le petit déjeuner sur la varangue, on y est largement avant que les nuages montent.

La houle décide de ce que vous allez voir

C’est la variable que personne n’anticipe, et celle qui change tout. Par mer plate, le Cap Méchant est une belle côte noire et une promenade tranquille. Par houle australe, c’est un autre endroit : l’eau monte en gerbes bien au-dessus de la roche, le bruit s’entend depuis le parking et la retombée arrose le sentier.

Ces houles longues venues du sud arrivent surtout pendant l’hiver austral, sans calendrier fixe. Le reste de l’année, l’alizé de sud-est entretient un clapot permanent qui suffit déjà à faire travailler la roche, mais sans commune mesure. Cela ne se planifie donc pas des mois à l’avance : cela se regarde la veille, sur le bulletin marine, comme on regarde la météo du volcan avant de monter.

Le revers est immédiat : le jour où la mer donne le meilleur spectacle est aussi celui où elle est le plus dangereuse. Les séries ne sont pas régulières, la vague qui arrive n’a pas la taille de la précédente. On regarde depuis la pelouse, pas depuis le bord.

La côte de lave du Cap Méchant et l’océan, à Saint-Philippe
C’est la houle du jour, plus que la saison, qui décide de la hauteur des gerbes.

Le dimanche n’est pas le même endroit

L’aire de pique-nique du Cap Méchant est l’une des plus fréquentées du Sud. Le dimanche, les familles réunionnaises arrivent tôt, installent le barbecue et la marmite, et les tables sont prises bien avant midi. C’est bruyant, c’est joyeux, et le parking sature.

Ce sont deux visites différentes, sans bon ni mauvais choix. Pour le site lui-même, le silence et la falaise, venez un matin de semaine. Pour voir comment l’île passe son dimanche, venez le dimanche — mais sans compter sur une table de pique-nique libre, et sans espérer entendre la mer.

Ce qu’on n’y fait pas

On ne s’y baigne pas. La baignade en mer est interdite hors des zones surveillées et des bassins aménagés, et il n’y a ici ni l’une ni l’autre : la lave tombe directement dans l’eau.

On ne descend pas non plus sur la roche pour s’approcher, même quand un cadrage semble le mériter. La lave est tranchante — une chute dessus ne fait pas un bleu, elle fait une plaie —, elle glisse dès qu’elle est mouillée, et c’est précisément la zone que les vagues balaient. Chaussures fermées, donc, et enfants tenus par la main : la falaise n’est pas protégée sur toute sa longueur.

Pour se mettre à l’eau, il faut regarder ailleurs. Le Puits des Anglais, au Baril, est un bassin creusé en bord d’océan, à 2,6 km de la maison, et son accès dépend lui aussi de la houle du jour. La piscine du jardin ne pose pas cette question, et Le Coco y donne directement.

Le bassin bleu du Puits des Anglais face aux vagues, sur le littoral du Baril à Saint-Philippe
Le Puits des Anglais, au Baril, à 2,6 km de la maison : le bassin qui remplace la baignade impossible au Cap Méchant. Les jours de forte houle, il ne se pratique pas non plus.

Le rattacher au reste de la journée

Le Cap Méchant n’occupe pas une journée : il se combine, et tout ce qui l’entoure tient dans un rayon très court. Depuis la maison, le Jardin des Parfums et des Épices est à 5,9 km, soit sept minutes, et la forêt de Mare-Longue à 11,7 km, une petite vingtaine de minutes. Trois arrêts qui se font dans la même matinée sans jamais reprendre la route longtemps. Mare-Longue a en plus l’avantage d’être à l’ombre : c’est le repli logique si la pluie s’installe pendant que vous êtes au Cap.

Vers l’est, c’est une autre demi-journée : l’Anse des Cascades est à 33,4 km de la maison et Notre-Dame des Laves à 37,9 km, par la route qui traverse le Grand Brûlé. Le reste de ce qu’il y a à faire autour du bourg est sur la page que faire à Saint-Philippe.

Questions fréquentes

Faut-il payer ou réserver pour entrer ?

Non. C’est un site naturel public en bord de route, avec un parking : on se gare et on marche, sans guichet ni réservation. La seule contrainte est celle de la place, et elle ne se pose que le dimanche et les jours fériés.

Combien de temps prévoir sur place ?

Comptez une heure pour longer la falaise, regarder la mer travailler et revenir au parking. Deux ou trois si vous pique-niquez sous les vacoas. Ce n’est pas une randonnée : le sentier est court et sans dénivelé.

Est-ce que ça vaut le déplacement un jour de mer plate ?

Oui, mais pour autre chose. Sans houle, il reste la couleur de la roche, la forêt de vacoas et une marche agréable en bord d’océan ; il manque le fracas, qui est précisément ce dont tout le monde parle au retour.

Est-ce praticable avec une poussette ?

La partie aménagée, le long de la pelouse, est plate et roule correctement, et le point de vue principal s’atteint sans la quitter. Dès qu’on en sort, c’est de la lave irrégulière, avec des trous et des arêtes, où la poussette ne passe plus. Même remarque pour qui marche difficilement.

Peut-on voir le volcan depuis le Cap Méchant ?

Non. Les coulées visibles ici sont anciennes et refroidies depuis longtemps. Le Grand Brûlé, où la lave descend jusqu’à la mer lors des éruptions, est plus loin vers le nord-est, et l’accès y est régulé pendant les événements. Le Pas de Bellecombe est à 77,5 km de la maison et à environ deux heures de route.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, à 8,9 km du Cap Méchant : de quoi y être le matin, avant que les nuages montent. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

À lire aussi

Réserver