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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
La maison aux volets verts derrière les grappes turquoise de la liane de jade

Le carnet S'informer

Décalage horaire et jet-lag : arriver à La Réunion en forme

7 min de lecture

Entre la France métropolitaine et La Réunion, l’écart est de deux heures pendant l’heure d’été et de trois heures le reste de l’année. Autant le dire tout de suite : sur cet axe, le décalage horaire n’est pas le sujet. Ce qui vous mettra à plat le premier jour, c’est la nuit passée assise dans un avion, puis la route qui reste à faire une fois posé — et pour descendre jusqu’à Saint-Philippe, elle est longue.

Deux ou trois heures d’écart, et rien de plus

La Réunion vit à UTC+4 et ne change jamais d’heure. C’est la métropole qui bouge : quand elle passe à l’heure d’été, l’écart tombe à deux heures ; quand elle revient à l’heure d’hiver, il remonte à trois. Dans les deux cas il est plus tard ici qu’à Paris.

Deux ou trois heures se rattrapent en une nuit. La plupart des conseils qu’on lit sur le « jet-lag réunionnais » sont des conseils écrits pour des vols transatlantiques et recopiés sans réfléchir : ils ne servent à rien ici. Depuis Maurice, il n’y a aucun décalage ; depuis Madagascar, une heure.

Ce qui déroute davantage, c’est la lumière. Sous cette latitude, le jour se lève tôt et la nuit tombe vite, toute l’année, sans les longues soirées claires de juin en Europe. Les premiers matins, vous vous réveillerez tôt — plus à cause du jour qui entre que de l’avion.

Ce qui fatigue vraiment : la nuit d’avion, puis la route

Le vol direct depuis la métropole se fait de nuit à l’aller. On y dort assis, mal, dans un air sec, et on se pose le matin avec une nuit en moins. À ce stade la journée n’a même pas commencé : il reste les bagages, le comptoir du loueur, et la traversée de l’île.

C’est là que les distances comptent. Depuis l’aéroport Roland-Garros, à Sainte-Marie, il y a 87,6 km jusqu’à la maison, soit environ une heure et demie de route sans arrêt et sans embouteillage. Le trajet le plus court passe par l’est : Saint-Benoît, qui est à 56,9 km d’ici, puis Sainte-Rose et la traversée des coulées du Grand Brûlé. C’est une belle route. Ce n’est pas une route qu’on avale en dormant à moitié.

Depuis l’aéroport de Pierrefonds, à Saint-Pierre, c’est une autre affaire : 39,7 km et une cinquantaine de minutes. Et si vous sentez que vous décrochez au volant, Saint-Joseph, la dernière grosse commune avant chez nous, est à 12,6 km de la maison : un café sur la place vaut mieux qu’une fin de trajet en pilote automatique.

Le premier jour, ne partez pas au volcan

C’est le projet que tout le monde a en tête dans l’avion, et c’est le seul qu’il faut décaler. Le Pas de Bellecombe, d’où part la descente vers l’enclos, est à 77,5 km et environ deux heures de route depuis Saint-Philippe. Il faut monter à la Plaine-des-Cafres — Bourg-Murat est à 53,8 km — puis prendre la route du volcan, et redescendre le soir par le même chemin. La journée entière y passe, et elle demande d’être debout tôt. Gardez-la pour le deuxième ou le troisième jour.

Le jour de l’arrivée, tout ce qui vaut le déplacement tient à moins de vingt minutes de voiture. Le Puits des Anglais, au Baril, est à 2,6 km. Le Jardin des Parfums et des Épices est à 5,9 km, le Cap Méchant à 8,9 km, la forêt de Mare-Longue à 11,7 km. De quoi remplir une fin d’après-midi sans reprendre la route pour de bon. C’est aussi le rayon dans lequel se situe la maison, détaillé sur la page chambres d’hôtes à Saint-Philippe.

Le bassin bleu du Puits des Anglais face aux vagues, sur le littoral du Baril à Saint-Philippe
Le Puits des Anglais, à 2,6 km de la maison : un bassin aménagé dans la lave, alimenté par la houle. C’est elle aussi qui commande — par mer forte, on regarde et on ne descend pas.

Se recaler : ce qui marche, et ce qui ne sert à rien

Sur deux ou trois heures d’écart, l’essentiel tient en quelques gestes :

  • Sortir dehors le matin. La lumière fait le travail toute seule, mieux que n’importe quelle méthode. Un petit déjeuner pris à l’air libre suffit.
  • Ne pas s’allonger l’après-midi. Une sieste courte passe. Deux heures de sommeil à quinze heures vous coûteront la nuit suivante.
  • Manger aux heures d’ici. Le corps se cale sur les repas presque aussi vite que sur la lumière.
  • Boire. L’air de la cabine dessèche et la chaleur d’ici finit le travail. L’alcool à bord n’aide pas : il fait seulement dormir plus tôt et plus mal.

Le petit déjeuner se prend dehors, ce qui règle le premier point sans y penser. Le soir, si l’idée de reprendre la voiture pour aller dîner vous décourage, la varangue commune est équipée : on y réchauffe et on y mange ce qu’on a rapporté en chemin, sans rien avoir à demander à l’avance.

Petit déjeuner servi sur la nappe madras : confitures maison, brioche, pain frais, jus et café
Le petit déjeuner est compris et se prend sur la varangue. Réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle y restent à disposition, ce qui dépanne un premier repas pris à contretemps.

Ce que la maison change, et ce qu’elle ne change pas

La première nuit compte plus que tous les conseils réunis. Les quatre chambres sont climatisées, chacune a sa salle d’eau et ses toilettes, et le linge est fourni. Rien d’extraordinaire là-dedans, mais c’est ce qui décide si l’on dort ou pas quand on arrive lessivé. La piscine est dans le jardin, et un bain en fin d’après-midi remet plus d’aplomb qu’une sieste ratée : Le Coco y donne directement accès.

Ce que la maison ne peut pas faire, c’est vous garantir une chambre prête à l’heure où votre avion se pose. Une chambre se libère après le départ des occupants et le ménage, ce qui s’accorde mal avec une arrivée en début de matinée. Indiquez votre heure d’atterrissage quand vous écrivez : l’heure d’arrivée se convient à l’avance, au cas par cas. La varangue, elle, est ouverte à tous dans la journée, et les valises peuvent y patienter.

La piscine entourée de végétation dans le jardin de la maison d’hôtes
La piscine est partagée entre les quatre chambres. Le Coco est la seule à y donner directement accès depuis sa porte.

Questions fréquentes

Faut-il absolument une voiture pour venir jusqu’à Saint-Philippe ?

En pratique, oui. Il n’y a pas de train à La Réunion, et le réseau de cars interurbains, s’il dessert bien la côte, demande du temps et des correspondances — ce qui se négocie mal avec des valises et une nuit blanche. Presque tous nos visiteurs louent une voiture à l’aéroport. Elle sert ensuite tous les jours : rien n’est à distance de marche dans le Sud sauvage.

Vaut-il mieux atterrir à Roland-Garros ou à Pierrefonds ?

Pierrefonds rapproche nettement : 39,7 km contre 87,6 km, soit environ trois quarts d’heure de route en moins après une nuit d’avion. Mais l’aéroport de Saint-Pierre est surtout desservi par des liaisons régionales, et l’arbitrage se fait rarement librement. Si votre billet vous laisse le choix, prenez-le.

Le retour vers la métropole est-il plus difficile que l’aller ?

Souvent oui, et le décalage n’y est pour rien. Un vol de nuit dans l’autre sens, une arrivée au petit matin et une journée de travail derrière font plus de dégâts que trois heures de montre. Si vous le pouvez, prévoyez une journée tampon avant de reprendre le travail.

Et avec un bébé ou un jeune enfant ?

Deux ou trois heures se gèrent bien mieux qu’un vol transatlantique, mais le rythme d’un petit met tout de même quelques jours à se replacer, et les premières nuits peuvent être hachées. Deux chambres accueillent trois personnes et disposent d’un lit bébé, Le Bambou et La Vanille. Le détail des couchages est sur la page les chambres.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ?
Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, à une heure et demie de route de Roland-Garros : la première nuit se passe mieux au bout du trajet qu’au milieu.
Voir les quatre chambres ou
demander vos dates.

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