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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, vues du ciel

Le carnet S'informer

Sud sauvage ou Ouest balnéaire : où dormir à La Réunion

8 min de lecture

L’Ouest a le lagon, les plages surveillées, les hôtels de bord de mer et un ciel sec ; le Sud sauvage a la lave, la forêt, la pluie et presque personne. Si votre séjour repose sur la baignade et sur la vie d’une station balnéaire, dormez à l’Ouest — ce n’est pas de la modestie, c’est de la géographie. S’il repose sur la route, la marche et le paysage, dormir de ce côté-ci vous fait gagner vos matinées.

Le lagon, la ligne qui sépare les deux côtes

Tout le reste en découle. La barrière de corail borde la côte ouest, de Saint-Gilles à L’Étang-Salé, et s’arrête là. Elle retient une eau calme et peu profonde, où l’on passe la journée entière, et c’est autour d’elle que se sont installés les hôtels, les clubs, les bases nautiques et les plages surveillées.

Ici, il n’y a pas de lagon. L’océan arrive directement sur la lave, sans rien pour l’amortir, et la baignade en mer est interdite hors des zones surveillées et des bassins aménagés. On regarde la mer, on n’y passe pas l’après-midi. Ce qui existe, ce sont des bassins creusés en bord d’océan : le Puits des Anglais, au Baril, est à 2,6 km de la maison, et Manapany à 16,1 km. Leur accès dépend de la houle du jour, pas du programme que vous aviez prévu. Il y a une piscine dans le jardin, qui règle la question les jours où la mer est fermée, et Le Coco y donne directement.

Le bassin bleu du Puits des Anglais face aux vagues, sur le littoral du Baril à Saint-Philippe
Le Puits des Anglais, au Baril, à 2,6 km : un bassin taillé dans la lave. C’est la forme que prend la baignade en mer sur cette côte, et elle se décide au jour le jour.

Deux côtes, deux climats, le même après-midi

Les alizés viennent de l’est. Ils se vident sur cette façade avant de franchir les Hauts et arrivent secs de l’autre côté. L’Ouest est la côte sous le vent : plus sèche, plus ensoleillée, plus chaude au bord de l’eau. Le Sud-Est est la côte au vent : il y pleut davantage, tous les mois de l’année, et c’est exactement ce qui le rend vert.

Il peut tomber une averse ici pendant qu’il fait grand soleil à Saint-Gilles, à la même heure. La journée type du Sud-Est mérite d’être connue avant de bâtir un programme : matin clair, nuages qui montent en milieu de journée, éclaircie en fin d’après-midi. La règle qui sert le plus ici tient en trois mots : visiter le matin. Elle ne s’impose pas sur l’Ouest, où la pluie est l’exception.

La forêt de vacoas du littoral du Baril, face à l’océan
La forêt de vacoas du littoral du Baril. Ce vert-là est le produit direct de la pluie qui tombe sur la côte au vent.

Ce que chaque base met à portée de voiture

Nous ne donnerons pas de distances depuis l’Ouest : nous ne les avons pas mesurées, et un chiffre approximatif ne rend service à personne. Ce qui se lit sur la carte, en revanche, se dit sans chiffre. Le Maïdo, d’où l’on regarde Mafate, se monte depuis Saint-Paul. Cilaos se rejoint par Saint-Louis. Les bateaux qui sortent voir les baleines pendant l’hiver austral partent de Saint-Gilles. Tout cela est du côté ouest, et dormir à Saint-Philippe pour y aller n’aurait pas de sens.

Au départ de la maison, en distances routières mesurées : le Cap Méchant à 8,9 km, le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km, la forêt de Mare-Longue à 11,7 km, la cascade de Grand Galet à 18 km, l’Anse des Cascades à 33,4 km, Notre-Dame des Laves à 37,9 km. Saint-Joseph est à 12,6 km, soit dix-huit minutes, et Saint-Pierre à 29,6 km, soit trente-sept minutes. Les quatre premiers de cette liste sont à moins de trente minutes de route ; le plus éloigné, Notre-Dame des Laves, en demande quarante-sept. Le détail de ce qu’il y a à voir autour est sur la page que faire à Saint-Philippe.

Une réserve, et elle compte : le volcan n’est proche de personne. Le Pas de Bellecombe est à 77,5 km d’ici, environ deux heures de route. C’est une sortie qui se prépare la veille et commence avant le jour, quelle que soit la côte où vous dormez. Dormir dans le Sud raccourcit l’approche, il ne la supprime pas.

La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
Le Grand Brûlé, où les coulées descendent jusqu’à l’océan. La route qui les traverse passe à quelques kilomètres de la maison : c’est ce que cette côte a et que l’autre n’a pas.

Les courses, le repas du soir, et ce qui ferme

C’est le point où l’Ouest gagne nettement : à Saint-Gilles ou à Saint-Leu, on trouve à dîner sans réfléchir, à quelques pas de son hébergement. Ici, les commerces et les tables se concentrent dans les bourgs, le choix du soir est court, et reprendre la voiture après une journée de route n’enchante personne.

C’est pour cette raison que la varangue commune existe. Elle est ouverte à tous les hôtes, avec réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle : on rapporte ce qu’on a acheté dans la journée, on réchauffe, on mange sur place. C’est aussi là que se prend le petit déjeuner, qui est compris dans le prix de la chambre. Faire ses courses en passant, à Saint-Joseph ou à Saint-Pierre, change beaucoup le confort des soirées.

Répartir un séjour entre les deux côtes

Pour dix jours ou deux semaines, deux bases valent mieux qu’une. La logique est simple : l’Ouest pour le lagon, le bateau et le Maïdo, le Sud-Est pour le volcan, la route des laves et les cascades. Une seule règle : ne pas changer d’hébergement tous les deux jours. Chaque déménagement coûte une demi-journée, et trois bases sur une semaine reviennent à passer son séjour dans la voiture.

Si vous n’avez qu’une base et une semaine, choisissez selon ce que vous êtes venu faire. La marche, les forêts et le volcan penchent vers le Sud ; la plage et les enfants qui veulent l’eau tous les jours penchent vers l’Ouest.

Pour qui le Sud n’est pas le bon choix

Un article qui ne dit que du bien de sa région ne sert à rien. Ce côté-ci ne convient pas :

  • si votre séjour est bâti sur la baignade quotidienne — sans lagon, la mer ne se pratique pas de la même manière ;
  • si vous voyagez sans voiture — la route littorale est unique et les distances se font au volant ;
  • si vous restez deux ou trois nuits et que votre programme est à l’Ouest : la traversée de l’île mangerait le séjour ;
  • si une averse en milieu de journée gâche votre humeur — elle fait partie du climat local, pas des mauvaises surprises ;
  • si vous comptez sur l’animation du soir — il n’y en a pas, et c’est assumé.

Questions fréquentes

Y a-t-il des plages de sable dans le Sud sauvage ?

Pas de plage de sable blanc bordée de lagon, non. Le littoral est fait de basalte, de galets et de falaises, et les points de baignade sont des bassins aménagés en bord d’océan, comme le Puits des Anglais au Baril ou celui de Manapany, à 16,1 km. Le sable, quand il y en a, est noir : c’est de la lave broyée.

Peut-on visiter le Sud sauvage en dormant à l’Ouest ?

Oui, mais la journée y passe. Il n’y a qu’une route littorale de ce côté, sans contournement, et l’aller-retour ampute le temps sur place. C’est jouable pour une sortie ponctuelle, beaucoup moins pour le volcan, qui demande un départ avant le jour.

Dormir dans le Sud revient-il moins cher qu’à l’Ouest ?

Nous ne publions pas les prix des autres, et une moyenne d’île ne veut rien dire. Deux éléments concrets, en revanche : ici le tarif est le même toute l’année, sans haute saison en juillet-août ni aux fêtes, et il figure sur la page tarifs. La taxe de séjour est de 0,80 € par personne et par nuit, inchangée depuis 2019.

Le Sud convient-il pour un premier voyage à La Réunion ?

Oui, à condition de ne pas attendre de l’île qu’elle ressemble aux Maldives. Un premier séjour qui mélange les deux côtes en donne l’idée la plus juste : ce n’est pas une destination balnéaire avec des montagnes derrière, c’est une montagne posée dans l’océan, avec du lagon sur un seul côté.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Si ce sont la route des laves, les forêts et le volcan qui vous font venir, c’est de ce côté-ci qu’il faut poser ses valises : quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, salle d’eau privative et petit déjeuner compris, à 2,6 km du Puits des Anglais. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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