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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
Illustration : le Piton de la Fournaise et une coulée

Le carnet S'informer

Le volcan avec des enfants : ce qui est faisable

8 min de lecture

Le belvédère du Pas de Bellecombe se fait avec n’importe quel enfant, qu’il marche ou qu’on le porte ; la descente dans l’enclos, non, et cela ne dépend pas de son courage mais d’un escalier qu’il faudra remonter à la fin. Entre les deux, la vraie difficulté n’est ni l’une ni l’autre : c’est la route, 77,5 km depuis la maison et environ deux heures, à faire deux fois dans la journée.

Quatre heures de voiture, avant toute chose

La montée se fait par la Plaine-des-Cafres, et la dernière partie, entre Bourg-Murat et le parking, est une succession de virages sur une route forestière étroite qui traverse la Plaine des Sables. Un enfant qui supporte mal la voiture le sentira là, à l’aller comme au retour.

Le départ se fait avant le jour, parce que la brume monte en milieu de matinée et qu’un belvédère dans un nuage ne montre rien du tout. Concrètement, cela veut dire réveiller les enfants dans le noir et les installer en voiture pour deux heures. C’est faisable, et cela se prépare la veille au soir plutôt qu’au moment de partir.

On quitte le bord de mer en tee-shirt et on arrive dans un vent froid, y compris en plein été austral : polaires, coupe-vent et bonnets se chargent dans le coffre, avec l’eau et de quoi manger plusieurs fois. Un enfant qui a froid met fin à la sortie plus sûrement que n’importe quelle pente.

Trois sorties différentes portent le même nom

« Aller au volcan » désigne trois choses qui n’ont ni la même durée ni les mêmes exigences. Les confondre est la première source de mauvaises journées en famille.

Le belvédère, depuis le parking

Quelques minutes de marche sur du gravier volcanique, et l’enclos Fouqué s’ouvre en entier, avec le Formica Leo posé au fond comme un tas de sable rouge et le cône de la Fournaise derrière. Un enfant qui marche le fait, un enfant porté aussi. C’est le seul moment de la journée qui ne demande rien.

La descente dans l’enclos

Un escalier taillé dans le rempart descend jusqu’au fond. Les enfants adorent descendre. Le problème arrive à la fin, quand il faut remonter ces mêmes marches avec des jambes qui ont déjà marché des heures sur de la lave, et que, passé un certain poids, personne ne portera personne. En bas, le cheminement est balisé sur la lave, le sol est coupant, il n’y a ni ombre ni point d’eau. L’accès est réglementé et peut être fermé par arrêté : cela se vérifie la veille.

Le cratère Dolomieu

C’est une randonnée de journée sur de la lave noire, sans ombre, balisée par des marques de peinture qu’il faut suivre à vue. Pour un enfant, cela suppose l’habitude des journées entières de marche : ce n’est pas une affaire d’âge, c’est une affaire de kilomètres déjà faits ailleurs.

Le volcan par le bas, à portée de tout le monde

Il y a une deuxième façon de montrer la Fournaise à un enfant, et elle ne coûte ni le réveil de nuit ni les quatre heures de voiture. En sortant de Saint-Philippe vers l’est, la route traverse le Grand Brûlé : les coulées descendues jusqu’à l’océan, avec leurs dates peintes au bord de la chaussée. On se gare, on descend de voiture, on touche la lave. Notre-Dame des Laves, à Sainte-Rose, est à 37,9 km et environ quarante-sept minutes ; l’Anse des Cascades, à 33,4 km, permet une pause au bord de l’eau juste avant.

Avec de jeunes enfants, cette version-là est souvent la meilleure. Tout est au bord de la route, on s’arrête où l’on veut, on repart quand ils en ont assez, et une coulée qui traverse la chaussée impressionne autant qu’un cratère vu de loin. Le reste de ce qui se visite dans le secteur est détaillé sur la page que faire à Saint-Philippe.

La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
Le Grand Brûlé, à l’est de Saint-Philippe. Les coulées y arrivent jusqu’à l’océan et se visitent depuis la voiture : c’est le même volcan que là-haut, sans le réveil de nuit ni les deux heures de route.

Les tunnels de lave : l’âge se demande à la réservation

Sous ces mêmes coulées, la lave a laissé des galeries, et elles se visitent à Saint-Philippe, uniquement avec un guide, et cela se réserve à l’avance. C’est la sortie volcanique du secteur que la météo n’annule pas. C’est aussi une sortie fermée, sombre, et basse de plafond par endroits.

Chaque accompagnateur propose ses propres parcours et fixe son propre âge minimum. C’est la question à poser en premier au moment de réserver, avant la durée du parcours. Un enfant que le noir inquiète le découvrira au mauvais endroit : une galerie de lave n’est pas un lieu d’où l’on ressort en deux minutes.

L’intérieur d’un tunnel de lave à Saint-Philippe : sol de lave figée, sortie vers la végétation
Un tunnel de lave à Saint-Philippe. La galerie est le vide laissé par la lave qui a continué de couler sous une croûte déjà refroidie.

Les sorties courtes qui tiennent, autour de la maison

Le lendemain d’une journée au volcan, personne ne veut reprendre la voiture longtemps. C’est aussi le repli des jours où l’accès en altitude est fermé.

La forêt de Mare-Longue, à 11,7 km, propose un sentier botanique à plat et à l’ombre : la marche la plus tolérante de la région pour de petites jambes. Le Cap Méchant, à 8,9 km, se parcourt en bord de falaise ; les gerbes d’eau plaisent beaucoup aux enfants, le bord n’est pas protégé partout, et cela se fait par la main. Le Puits des Anglais, au Baril, est à 2,6 km : un bassin aménagé en bord d’océan, hors lagon, dont l’accès dépend de la houle du jour. Et la piscine du jardin occupe les fins de journée sans reprendre la voiture du tout.

Racines monumentales dans la forêt tropicale de Mare-Longue, sur le sentier botanique
La forêt de Mare-Longue, à 11,7 km. Sentier plat et ombre continue : c’est la sortie qui tient le mieux avec des enfants au lendemain du volcan.

Ce que la maison change pour une famille

Le Bambou et La Vanille accueillent trois personnes et disposent chacune d’un lit bébé ; Le Bambou a une terrasse extérieure privée, La Vanille donne sur le jardin. Les quatre chambres ont leur salle d’eau et leurs toilettes privatives, la climatisation et le linge fourni, le petit déjeuner est compris, et le prix ne change pas selon la saison — il est sur la page tarifs.

L’autre détail qui pèse lourd avec des enfants, c’est la varangue commune : son réfrigérateur, son micro-ondes et sa vaisselle permettent de dîner sur place le soir où tout le monde est cuit. On rapporte, on réchauffe, on mange assis.

Questions fréquentes

À partir de quel âge peut-on descendre dans l’enclos ?

Il n’y a pas d’âge réglementaire, et c’est bien ce qui rend la décision difficile : elle revient aux parents. Le critère utile est la remontée de l’escalier en fin de parcours, pas la descente. Un enfant qui randonne déjà ailleurs le fera ici ; un enfant qui n’en a jamais fait découvrirait la marche au plus mauvais endroit de l’île.

Le belvédère est-il accessible en poussette ?

Non, le sol est en gravier volcanique et une poussette s’y enlise. Un porte-bébé règle la question, d’autant que le trajet depuis le parking est court. Prévoyez de quoi couvrir la tête et les mains d’un enfant porté : le vent souffle en continu là-haut, et il ne se réchauffe pas au soleil.

Un enfant sujet au mal des transports supportera-t-il la montée ?

C’est à régler avant de partir plutôt qu’à découvrir en route. Une pause à Bourg-Murat, à 53,8 km de la maison, coupe le trajet en deux avant la partie la plus tournante. Le retour de fin de journée passe le plus souvent moins bien que la montée du matin, sur des enfants déjà fatigués.

Faut-il leur promettre de la lave ?

Non, et c’est la promesse qui gâche le plus de journées. Les éruptions ne suivent aucun calendrier, et quand il y en a une, l’accès à l’enclos est le plus souvent fermé au public. Ce qu’on peut annoncer sans risque, c’est un cratère, un désert de cailloux rouges et un escalier dans une falaise. C’est déjà beaucoup.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Deux chambres pour trois personnes avec lit bébé, une piscine dans le jardin et une varangue équipée pour dîner sans ressortir le soir du volcan. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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