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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
La cale de La Marine de Saint-Philippe, entre les rochers de basalte, face à l’océan

Le carnet S'informer

Le réseau de bus Car Jaune dans le Sud : ce qu’il permet

8 min de lecture

Le réseau interurbain Car Jaune longe la côte : depuis Saint-Philippe, il descend vers Saint-Joseph et Saint-Pierre d’un côté, et remonte vers Sainte-Rose et Saint-Benoît de l’autre. Ce qui n’est pas sur cet axe — le volcan, la rivière Langevin, les départs de sentiers dans les Hauts — ne se fait pas en bus, et c’est la première chose à savoir avant de décider si vous louez une voiture ou non.

Une seule route, et le bus la suit

De ce côté de l’île, il n’y a qu’une route de transit : la nationale, qui longe le littoral et enfile les bourgs les uns après les autres. Saint-Joseph, Saint-Philippe et Sainte-Rose sont posés dessus, comme les quartiers qu’elle traverse — Basse-Vallée, Le Baril, Le Tremblet. Le réseau régional suit ce tracé faute d’un autre à suivre.

La conséquence est simple : le bus vous déplace le long de la côte, dans un sens ou dans l’autre, et nulle part ailleurs. Il n’existe pas de réseau secondaire qui monterait dans les Hauts ou irait chercher les sites au bout des routes de ravine. Un séjour bâti sur le bus est donc un séjour bâti sur cette ligne littorale : jouable, à condition de le savoir en réservant plutôt qu’en arrivant.

Les horaires et les tarifs, eux, se vérifient sur le site du réseau Car Jaune. Ils changent, et nous ne les recopions pas ici : une grille périmée coûte plus cher qu’une absence d’information.

La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
La côte du Grand Brûlé, au nord de Saint-Philippe : la route traverse les coulées descendues jusqu’à l’océan. C’est l’unique passage vers Sainte-Rose et Notre-Dame des Laves, à 37,9 km de la maison.

Ce que l’axe littoral met à portée

Une bonne partie de ce que l’on vient voir est justement le long de cette route. En distances routières mesurées depuis la maison : le Puits des Anglais, au Baril, est à 2,6 km, le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km, le Cap Méchant à 8,9 km. Vers l’ouest, Saint-Joseph est à 12,6 km, Manapany à 16,1 km, Saint-Pierre à 29,6 km. Vers l’est, l’Anse des Cascades est à 33,4 km et Notre-Dame des Laves à 37,9 km.

Ces chiffres sont des distances de voiture. Un bus s’arrête partout, et son temps de trajet n’a rien à voir avec la durée qu’annonce un calculateur d’itinéraire. Compter large est la seule méthode qui tienne, surtout pour le retour.

Deux nuances. Les sites ne sont pas tous au bord de la nationale : le Cap Méchant se gagne en descendant, la forêt de Mare-Longue, à 11,7 km, se gagne en montant, et rejoindre l’entrée d’un site à pied depuis la nationale, avec un sac sur le dos, n’a rien à voir avec s’y garer. Ensuite, une visite suspendue au dernier retour devient une visite chronométrée : on regarde sa montre au lieu du paysage. Le détail de ce qu’il y a dans le secteur est sur la page que faire à Saint-Philippe.

Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, vues du ciel
Le Cap Méchant, à 8,9 km : le site est sur la façade littorale, mais en contrebas de la nationale. Descendre à pied ne pose pas de problème ; c’est la remontée, en fin de journée, qu’on oublie de compter.

Ce que le bus ne remplace pas

Le volcan d’abord. Le Pas de Bellecombe est à 77,5 km de la maison et à environ deux heures de route, et on n’y monte pas par la côte : il faut passer par la Plaine des Cafres, dont Bourg-Murat est déjà à 53,8 km. Aucune ligne régulière ne dépose au parking du volcan. Et la sortie se joue de toute façon avant le jour, pour marcher le matin et redescendre quand la brume monte : ce n’est l’horaire d’aucun réseau de bus.

La rivière Langevin ensuite. La cascade de Grand Galet est à 18 km, mais ces 18 km quittent le littoral pour remonter une vallée. Même logique pour les départs de sentiers, presque tous au bout d’une route qui grimpe.

Le bus dessert la façade, pas l’intérieur. Si le volcan et la randonnée sont le motif du séjour, il ne suffit pas.

La cascade de Grand Galet, au bout de la route de la rivière Langevin
La cascade de Grand Galet, à 18 km : la route de la rivière Langevin quitte la côte et remonte la vallée. C’est le type de sortie qui demande une voiture, pas un horaire.

Arriver de l’aéroport sans voiture

Roland-Garros est à 87,6 km, soit 93 minutes de route en voiture et sans trafic. Pierrefonds, du côté de Saint-Pierre, est à 39,7 km et 49 minutes. En bus, ces durées ne s’appliquent pas : il faut leur ajouter au moins une correspondance et l’attente qui va avec.

Trois précautions, dans l’ordre. Vérifier l’heure du dernier départ utile avant de réserver le vol, pas après. Traiter la journée d’arrivée comme une journée de transport et rien d’autre. Et renoncer à cette solution si l’atterrissage tombe en fin de journée : une nuit près de l’aéroport vaut mieux qu’un demi-trajet terminé sans bus, avec les valises.

Bus pour l’axe, voiture louée pour deux journées

C’est le compromis le plus solide pour qui ne veut pas d’une voiture pendant tout le séjour. Le principe : la côte et le bourg en bus et à pied, puis une ou deux journées de location ciblées sur ce qui ne s’atteint pas autrement — le volcan un matin, la rivière Langevin un autre. Pour le volcan, une excursion organisée fait le même travail.

Ce calcul est plus lisible ici qu’ailleurs sur l’île : le tarif de la chambre ne change pas selon la saison, petit déjeuner compris, et il est affiché sur la page tarifs. Ce que vous arbitrez, c’est uniquement le nombre de jours de location.

Sans voiture, le soir est le vrai sujet

C’est le point que l’on sous-estime sans véhicule. La journée se règle : on marche, on prend le bus, on visite. Le soir, reprendre la route pour dîner n’est plus une option, et le Sud sauvage n’est pas une ville où tout se trouve au coin de la rue.

La réponse ici, c’est la varangue commune, ouverte à tous les hôtes, avec réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle. On rapporte de quoi dîner des commerces de Saint-Philippe dans la journée, on réchauffe, et on mange sur place. C’est aussi là que se prend le petit déjeuner, compris dans le prix : une matinée qui ne commence pas par un déplacement, cela compte quand on n’a pas de voiture.

Le reste se passe dans le jardin. Les quatre chambres sont climatisées, avec salle d’eau et toilettes privatives et le linge fourni. Le Coco donne directement sur la piscine, ce qui, un après-midi où l’on ne bouge pas, n’est pas un détail.

Questions fréquentes

Peut-on passer une semaine entière ici sans voiture ?

Oui, si le séjour est bâti sur la bande littorale, le bourg, le jardin et la piscine, avec quelques sorties en bus le long de la côte. Non, si le programme repose sur le volcan, les cascades des Hauts et les départs de sentiers. La question n’est pas la durée du séjour, c’est ce que vous venez y faire.

Y a-t-il un arrêt à côté de la maison ?

Le réseau régional dessert Saint-Philippe le long de la nationale. Ce qui compte vraiment, c’est le dernier bout : entre l’arrêt où vous descendez et le portail, à pied et avec des bagages, tout dépend de l’arrêt retenu. Ce point se cale avant de réserver, pas valise à la main.

Le bus monte-t-il au volcan ?

Non. Aucune ligne régulière ne dessert le parking du Pas de Bellecombe, qui est à 77,5 km de la maison par la route et à environ deux heures de voiture. Pour le volcan, c’est une voiture louée ou une excursion organisée, et un départ très tôt dans les deux cas.

Le bus circule-t-il le dimanche et les jours fériés ?

Ces journées relèvent presque toujours d’un calendrier distinct de celui de la semaine, sur ce réseau comme sur les autres. Regardez-le avant de bâtir une sortie dessus, et regardez surtout le retour : un dernier départ qui n’existe pas ce jour-là se découvre trop tard, à l’arrêt.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres à Saint-Philippe, sur la bande littorale que suit la route de la côte, avec une varangue équipée pour dîner sur place les soirs où l’on ne reprend pas la route. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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