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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, vues du ciel

Le carnet S'informer

Premier voyage à La Réunion : les 8 erreurs qu’on fait tous

8 min de lecture

Les erreurs d’un premier séjour à La Réunion sont presque toujours les mêmes : on sous-estime la route, on multiplie les adresses, et on ne met que des affaires d’été dans la valise. Voici les huit qui reviennent le plus souvent chez les gens qu’on reçoit, avec ce qu’il vaut mieux décider avant de réserver plutôt qu’une fois sur place.

Avant de réserver : les dates et le nombre d’adresses

1. Changer de logement tous les deux jours

C’est l’erreur la plus fréquente, et celle qui coûte le plus de temps. Six adresses en douze jours, ce sont six arrivées, six départs, six fois les valises dans le coffre, et autant de matinées mangées. L’île se tient très bien avec deux bases : une dans le Sud ou l’Est, une dans l’Ouest ou dans les Hauts. Sur une seule semaine, une base suffit largement. Vous roulerez, mais vous ne déménagerez pas.

2. Choisir ses dates sans savoir quelle saison on achète

L’été austral est chaud, humide, et c’est la période où les dépressions passent sur la zone. L’hiver austral est plus sec, plus frais, nettement plus frais dans les Hauts, et l’eau est moins chaude. Aucune des deux n’est une mauvaise saison, mais elles ne donnent pas le même voyage. Deuxième conséquence, moins connue : la plupart des hébergements de l’île appliquent une haute saison en juillet-août et pendant les fêtes, donc le tarif que vous lisez en mars n’est pas celui que vous paierez en décembre. Ici il ne bouge pas dans l’année, et c’est écrit sur la page des tarifs.

Sur la carte, l’île est petite. Sur la route, elle ne l’est pas

3. Calculer ses trajets à vue de nez

Les distances sont courtes, les durées ne le sont pas. Depuis Saint-Philippe, en distances routières mesurées : l’aéroport Roland-Garros est à 87,6 km, soit environ une heure et demie de route ; Saint-Benoît à 56,9 km, un peu plus d’une heure ; Bourg-Murat, sur la Plaine-des-Cafres, à 53,8 km pour à peu près la même durée. Saint-Pierre, à 29,6 km, demande une trentaine de minutes. Ce sont des routes de littoral et de montagne, avec des virages, des camions, et du trafic à l’approche des villes. Comptez large.

4. Programmer le volcan pour l’après-midi

Le Pas de Bellecombe, d’où part la descente vers l’enclos, est à 77,5 km de Saint-Philippe et à environ deux heures de route. Ce n’est pas la porte à côté, même en dormant dans le Sud. Il faut monter par la Plaine-des-Cafres, puis suivre la route forestière jusqu’au parking, et la brume s’installe souvent en cours de journée. Partir avant le lever du jour n’est pas du zèle : c’est ce qui donne une chance de voir quelque chose. Bloquez la journée entière, pas une demi-journée.

Le climat et l’eau : deux idées reçues qui coûtent une journée

5. Ne prendre que des affaires d’été

Sur le littoral, la question ne se pose pas. Dans les Hauts, à la Plaine-des-Cafres et sur le parking du volcan, il fait froid, et franchement froid avant le lever du soleil. Une polaire, un coupe-vent et de vraies chaussures fermées changent complètement une matinée de randonnée. Ajoutez de quoi être mouillé sans que ce soit un problème : le Sud-Est reçoit plus de pluie que l’Ouest, et c’est précisément ce qui le rend aussi vert.

6. Croire qu’on se baigne partout

Cette côte n’a pas de lagon. L’océan arrive directement sur la lave, sans barrière de corail pour l’amortir, et la houle monte vite. Les photos de sable blanc et d’eau turquoise vues avant de partir ont été prises sur l’autre façade de l’île.

La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
Au Grand Brûlé, les coulées descendent jusqu’à l’eau. La végétation les reprend, mais il n’y a ni plage ni récif pour casser la houle.

On se baigne, mais à des endroits précis : les bassins aménagés du littoral, comme le Puits des Anglais au Baril, à 2,6 km d’ici, ou Manapany-les-Bains à 16,1 km ; les rivières, comme la cascade de Grand Galet au bout de la route de Langevin, à 18 km ; et le lagon, qui est de l’autre côté de l’île. Ailleurs sur cette côte, on regarde. Pour nager sans surveiller la houle ni reprendre la voiture, il reste la piscine du jardin.

Le bassin bleu du Puits des Anglais face aux vagues, sur le littoral du Baril à Saint-Philippe
Le Puits des Anglais, au Baril : un bassin protégé des vagues, à 2,6 km de la maison. C’est le point de baignade le plus proche d’ici.

Se déplacer, et la dernière nuit

7. Compter sur autre chose qu’une voiture

Il existe un réseau de cars entre les communes, et il rend service. Mais ce qui fait venir les gens ici n’est desservi par aucune ligne : le sentier botanique de Mare-Longue, à 11,7 km, la cascade au bout de la route de la rivière Langevin, le parking du volcan, les points de vue de la route des laves. Sans voiture, un premier séjour se réduit aux bourgs et aux horaires des autres. Réservez la location en même temps que les billets, pas en arrivant.

8. Prendre la dernière nuit loin de l’aéroport quand le vol part tôt

Celle-là ne nous arrange pas, on l’écrit quand même. Roland-Garros est à 87,6 km de Saint-Philippe, environ une heure et demie. Pour un vol du matin, cela veut dire partir d’ici de nuit, avec les bagages, sur une route qu’on ne connaît pas. Si votre départ est matinal, dormez la dernière nuit dans le Nord et gardez le Sud pour le milieu du séjour. Pour un vol intérieur au départ de Pierrefonds, à 39,7 km et une cinquantaine de minutes, la question ne se pose pas.

Ce que ça change de dormir au milieu du Sud

Se poser au milieu du Sud évite de refaire deux fois la même route. Coco Vanille est à Saint-Philippe, entre le Cap Méchant, à 8,9 km, et le Grand Brûlé, avec le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km et la forêt de Mare-Longue à 11,7 km. Saint-Pierre et ses commerces sont à 29,6 km. Le volcan, lui, reste ce qu’il est pour tout le monde : une journée complète.

La maison aux volets verts derrière les grappes turquoise de la liane de jade
La liane de jade fleurit devant la maison. C’est une plante grimpante qui donne des grappes turquoise, et elle attire les oiseaux au petit matin.

Quatre chambres, chacune avec sa salle d’eau et ses toilettes, climatisée, avec le linge fourni et le petit déjeuner compris. Le Bambou et La Vanille prennent trois personnes et acceptent un lit bébé, L’Orchidée a une petite terrasse privée, et Le Coco donne directement sur la piscine. La varangue est ouverte à tous, avec réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle : cela compte plus qu’on ne croit le soir où l’on rentre d’une randonnée à une heure où plus rien n’est ouvert.

Questions fréquentes

Une semaine suffit-elle pour un premier séjour ?

Elle suffit à condition de choisir. En une semaine, on tient le Sud et une montée vers le volcan ou les Hauts, sans prétendre faire le tour de l’île. Vouloir ajouter l’Ouest, Salazie et Cilaos dans le même temps revient à passer ses journées en voiture. Deux semaines permettent de couper le séjour en deux bases sans courir.

Est-ce qu’il pleut tout le temps dans le Sud sauvage ?

Non, mais il y pleut davantage que sur la côte ouest, et souvent en averses qui passent. La règle utile : ne calez pas votre journée sur le ciel du matin, et gardez une visite de repli sous la main. Un tunnel de lave, un jardin botanique ou la forêt de Mare-Longue se visitent très bien sous la pluie.

On arrive tard le premier soir, où dîne-t-on ?

Il n’y a pas de repas servi le soir. En revanche, la varangue commune a un réfrigérateur, un micro-ondes et de la vaisselle : de quoi dîner de ce que vous aurez acheté en chemin, sans reprendre la voiture une fois posés. Les commerces sont sur la route, pas au bout du jardin.

Peut-on venir avec un bébé ?

Oui. Le Bambou et La Vanille accueillent trois personnes et acceptent un lit bébé. Le Bambou a une terrasse extérieure privée, La Vanille donne sur le jardin. Signalez-le au moment de la demande, pour que la chambre soit préparée en conséquence.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres à Saint-Philippe, au milieu du Sud, pour éviter de refaire deux fois la même route entre le Cap Méchant et le volcan. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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