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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
La forêt de vacoas du littoral du Baril, face à l’océan

Le carnet S'informer

Randonner à La Réunion sans être sportif : 5 sentiers plats

8 min de lecture

Cinq sorties du Sud sauvage se marchent sans entraînement et sans dénivelé : le littoral du Baril, le Cap Méchant, la forêt de Mare-Longue, le bord de la rivière Langevin et l’Anse des Cascades. Toutes se font en aller-retour : on choisit la longueur en cours de route, et un demi-tour ne fait rien rater.

Ce qui fatigue ici, ce n’est pas la pente

La réputation de l’île est méritée : Mafate, le Piton des Neiges, l’enclos du volcan. Mais sur le littoral du Sud-Est, la pente n’est pas ce qui use : trois autres choses s’en chargent.

Le sol d’abord : on marche sur de la lave, une roche irrégulière et criblée de trous, avec des arêtes qui coupent. Une chute dessus fait une plaie, pas un bleu, et mouillée elle glisse. Le soleil ensuite, parce que la côte est à découvert : un kilomètre plat à midi coûte plus cher qu’une montée à l’ombre. L’heure enfin — sous les tropiques, la nuit ne s’installe pas, elle tombe.

Chaussures fermées, de l’eau, un départ le matin : rien de tout cela ne demande d’être sportif.

Les cinq sentiers, du plus proche au plus loin

Le littoral du Baril, à 2,6 km

Cinq minutes de voiture, le plus court des cinq. On longe l’océan à travers une forêt basse de vacoas, ces arbres sur échasses qui tiennent dans le sel et le vent là où presque rien ne pousse. Le sol est plat, et le repère est le Puits des Anglais, un bassin creusé en bord d’océan.

La réserve vaut pour toute la côte : pas de lagon, baignade en mer interdite hors des zones surveillées et des bassins aménagés, et l’accès au bassin dépend de la houle du jour. Certains jours, on regarde sans se mettre à l’eau. La piscine du jardin ne pose pas cette question.

Le Cap Méchant, à 8,9 km

Douze minutes de route, un parking, une pelouse plantée de vacoas, et la falaise arrive d’un coup. Le sentier longe le bord sur toute la longueur du site, sans dénivelé, et l’on fait demi-tour où l’on veut : ce n’est pas une randonnée, c’est une promenade en bord d’océan.

Ce qu’on y voit dépend de la houle. Par mer plate, une belle côte noire et une marche tranquille. Par houle levée, l’eau ressort en gerbes par les trous de la roche et la retombée arrose le sentier ; ce jour-là, on reste sur la pelouse.

Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, vues du ciel
Le Cap Méchant, à 8,9 km : une terrasse de lave plate, arrêtée net au-dessus de l’eau. Ce qui rend le sentier facile rend le bord dangereux.

La forêt de Mare-Longue, à 11,7 km

Une petite vingtaine de minutes de route, et le seul des cinq qui se marche entièrement à l’ombre. Mare-Longue est une relique de forêt tropicale humide de basse altitude. Le sentier botanique y circule entre des racines monumentales et des troncs couverts de fougères.

C’est le repli logique quand la pluie s’installe ou que le soleil devient intenable sur la côte. En contrepartie, le sol reste humide : racines saillantes, cailloux de lave, adhérence médiocre — c’est celui des cinq où l’on tombe le plus facilement. Le reste de ce qu’il y a à faire autour du bourg est sur la page que faire à Saint-Philippe.

Racines monumentales dans la forêt tropicale de Mare-Longue, sur le sentier botanique
Mare-Longue, à 11,7 km : la seule des cinq sorties entièrement à l’ombre, donc la seule qui tienne aussi bien en février qu’en août.

Le bord de la rivière Langevin, à 18 km

Vingt-neuf minutes de route, en remontant la vallée depuis Saint-Joseph. Ici la marche est presque optionnelle : la route suit la rivière, s’arrête au pied de la cascade de Grand Galet, et l’essentiel se voit en descendant de voiture.

Ce qui se marche, ce sont les abords : des bassins échelonnés le long de la vallée, chacun au bout d’une courte descente depuis la route. Courte ne veut pas dire facile — galets ronds et dalles mouillées, c’est là que les chevilles se tordent. Et après de fortes pluies, les radiers se submergent. Un radier submergé s’attend ou se contourne, il ne se franchit pas.

La cascade de Grand Galet, au bout de la route de la rivière Langevin
Grand Galet, à 18 km : la cascade est au bout de la route, pas au bout d’un sentier. C’est ce qui la rend accessible à tout le monde, et très fréquentée le dimanche.

L’Anse des Cascades, à 33,4 km

La plus lointaine : quarante-trois minutes de route vers le nord-est, par le Grand Brûlé, soit près d’une heure et demie de voiture aller-retour. On arrive dans une palmeraie posée entre la falaise et l’océan, avec de l’eau qui tombe de la paroi tout près du bord de mer. Terrain plat, ombragé, et l’on va aussi loin qu’on veut sur l’herbe.

On ne s’y baigne pas non plus : côte rocheuse et exposée. Et le dimanche, les familles arrivent tôt avec le barbecue : les tables sous les palmiers sont prises et le parking sature.

Ce que cette liste écarte, et pourquoi

La descente dans l’enclos du volcan d’abord. Le Pas de Bellecombe est à 77,5 km de la maison, environ deux heures de route : une journée entière qui commence avant le jour, et l’escalier du retour se paie comptant.

Mafate ensuite, qui ne s’atteint qu’à pied ou en hélicoptère. Le Piton des Neiges enfin, dont l’ascension passe par une nuit en gîte à mi-parcours. Ce sont de très belles randonnées, pas des randonnées pour qui ne marche pas régulièrement — et le prétendre ne rend service à personne.

Le même sac pour les cinq

De l’eau, plus qu’il ne paraît nécessaire : la chaleur du littoral est humide et se sent moins que la chaleur sèche. Des chaussures fermées dès que le sol est en lave, un chapeau dès que le sentier sort de l’ombre, et un coupe-vent : l’averse du Sud-Est tombe fort, vite, et passe.

Le reste tient à l’heure de départ. La journée type commence dégagée, les nuages montent depuis les Hauts, les averses tombent plutôt en fin de journée. Sur ces cinq sorties, partir tôt veut dire juste après le petit déjeuner sur la varangue, pas au milieu de la nuit comme pour le volcan.

Dormir à côté des sentiers plutôt que rouler pour y aller

Trois de ces cinq sorties sont à moins de vingt minutes de la maison, la plus éloignée à quarante-trois. C’est la différence entre une journée passée à marcher et une journée passée à conduire.

Coco Vanille compte quatre chambres à Saint-Philippe, chacune avec salle d’eau et toilettes privatives, climatisée, linge fourni, petit déjeuner compris. Le Bambou accueille trois personnes et dispose d’un lit bébé, ce qui compte quand la sortie se règle sur le rythme du plus petit ; le tarif ne change pas selon la saison et il est affiché sur la page tarifs. Les soirs de retour tardif, la varangue commune — réfrigérateur, micro-ondes, vaisselle — permet de dîner sans reprendre la voiture.

Questions fréquentes

Ces sentiers passent-ils en poussette ou en fauteuil ?

Au Cap Méchant, la portion aménagée le long de la pelouse est plate et roule correctement ; dès qu’on la quitte, c’est de la lave irrégulière où rien ne passe. À l’Anse des Cascades, le terrain herbeux est plutôt favorable. Mare-Longue et les bassins du Langevin, non : racines, galets et courtes descentes.

Faut-il un guide ou une réservation ?

Non. Ce sont des sites naturels publics en bord de route, avec un parking : on se gare et on marche. Un accompagnateur devient utile ailleurs, en forêt d’altitude ou dans les tunnels de lave, pas ici.

Peut-on en enchaîner plusieurs dans la même journée ?

Oui, à condition de rester du même côté. Le Baril, le Cap Méchant et Mare-Longue tiennent dans la même matinée sans jamais rouler longtemps. Le Langevin part vers l’ouest et l’Anse des Cascades vers le nord-est : les faire le même jour revient à passer l’après-midi au volant.

Ces sorties conviennent-elles à des marcheurs âgés ?

Le Cap Méchant, le Baril et l’Anse des Cascades, oui, dès lors qu’on marche sans aide : la distance ne s’allonge que si l’on décide de continuer, et le demi-tour ne coûte rien. Mare-Longue demande un pied sûr. Au Langevin, on peut se limiter aux abords de la route.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, à 2,6 km du littoral du Baril et à 8,9 km du Cap Méchant : deux de ces cinq sentiers sans presque rouler. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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