
Le carnet S'informer
Puits des Anglais et Puits arabe : se baigner au Baril
Le Puits des Anglais est au Baril, à 2,6 km de la maison : cinq minutes de voiture par la route du bord de mer, distance routière mesurée depuis notre porte. Le Puits arabe est sur la même commune et sur la même bande de littoral, et les deux se font dans la même sortie — deux creux d’eau de mer dans la lave, dont l’accès dépend de la houle du jour et de rien d’autre.
Le Puits des Anglais, au Baril
C’est le plus connu des deux, et le plus simple à trouver : il est en contrebas de la route, au Baril, à 2,6 km d’ici. On arrive par le haut et on descend à pied jusqu’à la roche. En bas, un bassin ouvert sur l’océan, taillé dans le basalte noir.
Il n’y a ni sable ni lagon de ce côté de l’île, et c’est ce qui donne au lieu son caractère : la mer remplit la cuvette par-dessus la lèvre de lave, l’eau y est claire, et les vagues éclatent sur le rebord à quelques pas de vous. Par mer calme, on s’y baigne posément. Par houle levée, le même endroit se regarde depuis le haut, et c’est déjà une raison suffisante d’y aller.

Deux réserves à connaître avant de descendre. La roche est coupante — pas glissante, coupante — et des chaussures d’eau changent tout, à l’entrée comme à la sortie. Et le lieu se traite comme un bassin non surveillé : personne ne viendra vous dire que la mer est trop forte ce jour-là. Nous, si, le matin, avant que vous ne partiez.
Le Puits arabe, l’autre puits de Saint-Philippe
Le second est sur le même littoral, et il se mérite un peu plus. Moins signalé, moins fréquenté, on passe devant sans le voir quand on ne sait pas où regarder. Le principe est le même : de la lave, de l’eau de mer, l’océan juste derrière.

Une précision honnête sur les chiffres : les 2,6 km et les cinq minutes valent pour le Puits des Anglais, mesurés depuis la maison. Nous n’avons pas de mesure routière pour le Puits arabe et nous préférons ne pas en fabriquer une. Ce qui est sûr, c’est qu’il est sur la même commune et que les deux tiennent dans une même matinée, sans refaire deux fois la route.
Autre chose qu’il vaut mieux entendre avant : la confusion entre les deux est constante, y compris chez des gens qui vivent ici. Les noms circulent, les indications aussi. Demandez-nous la veille au soir où descendre exactement — cela s’explique bien mieux avec la main qu’avec une carte, et cela évite un demi-tour.
D’où viennent ces deux noms
Les deux noms parlent d’eau, pas de baignade. Avant les citernes et le réseau, un point d’eau accessible depuis le rivage avait une valeur qu’on imagine mal aujourd’hui : c’était de l’eau à portée d’une chaloupe, sans avoir à remonter dans les terres.
La version qu’on entend le plus souvent raconte que des navires venaient y faire de l’eau, anglais pour l’un, arabes pour l’autre, et que le nom est resté. Les récits varient selon qui les raconte, rien sur place ne tranche entre les versions, et nous ne trancherons pas non plus. Ce que les noms gardent, c’est cet usage-là, largement antérieur au maillot de bain.
C’est la houle qui décide, pas la saison
Une règle vaut pour toute cette côte : hors des zones surveillées et des bassins aménagés, la baignade en mer est interdite. Ce n’est pas une formalité administrative. L’océan tape directement sur la lave, sans lagon pour amortir, et un bassin ouvert sur le large reste soumis à ce que le large lui envoie.
Trois choses se regardent donc avant de se mettre à l’eau. L’état de la mer au large d’abord : une houle de sud change tout, et elle peut arriver par grand beau temps. Ce que fait l’eau dans le bassin ensuite — si elle entre par paquets par-dessus le rebord, ce n’est pas le jour. L’heure enfin : ici le matin est plus souvent clair, les nuages montent après, et une sortie littorale se cale mieux après le petit déjeuner qu’en milieu d’après-midi.
Les jours où la réponse est non, il reste la piscine du jardin, qui ne pose jamais cette question. Le Coco y donne directement, ce qui règle aussi le trajet en maillot mouillé.
Ce qu’il y a autour, sur la même route
Les deux puits ne remplissent pas une journée, et ils n’ont pas à le faire. Ils s’enchaînent avec le reste du littoral, toujours en distances mesurées depuis la maison : le Cap Méchant à 8,9 km, où l’on marche au-dessus des falaises de lave sans jamais se baigner ; le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km ; la forêt de Mare-Longue à 11,7 km, la seule de ces sorties qui tienne aussi bien sous la pluie, puisqu’on y marche déjà à l’ombre.
Le bourg de Saint-Philippe et sa Marine sont sur le même axe. On y comprend vite la logique de cette côte : pas de plage, mais des entrées dans la roche, aménagées là où la lave le permettait. Le reste de ce qu’il y a à voir dans le secteur est détaillé sur la page que faire à Saint-Philippe.

Questions fréquentes
Peut-on y emmener de jeunes enfants ?
Par mer calme, oui, en gardant en tête que ce n’est pas une piscine : le fond est en roche et la profondeur n’est pas régulière. Par mer formée, non, sans discussion possible. Pour un séjour avec des petits, Le Bambou et La Vanille accueillent trois personnes et disposent d’un lit bébé.
Comment savoir le matin si la mer permet de s’y mettre ?
Le bulletin de houle du jour donne la tendance générale, mais le plus fiable reste de regarder. Depuis la maison, on sait à quoi ressemble la mer ce matin-là, et cinq minutes de route suffisent à aller vérifier de ses propres yeux avant de sortir les serviettes.
Quelle différence avec le Cap Méchant ?
Le Cap Méchant, à 8,9 km, est une falaise : on y marche, on regarde les vagues exploser contre la lave, on ne s’y baigne jamais. Les puits sont l’inverse, de petits creux dans la même roche où l’on peut entrer quand la mer le permet. Les deux se font dans la même demi-journée.
Faut-il y aller si l’on ne se baigne pas ?
Oui, à condition de savoir ce qu’on vient voir. Ce ne sont pas des monuments et il n’y a rien à visiter : ce sont deux endroits où la lave et l’océan se touchent, et où l’on peut rester sur le haut à regarder la mer travailler la roche. En temps de trajet, c’est la sortie la plus courte du séjour.
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