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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
Illustration : la cascade entre deux parois

Le carnet S'informer

Cascades du Sud-Est de La Réunion : Grand Galet et l’Anse

8 min de lecture

Deux cascades se visitent depuis le Sud sauvage : Grand Galet, au bout de la route de la rivière Langevin, à 18 km de la maison, et l’Anse des Cascades, à Piton Sainte-Rose, à 33,4 km dans l’autre sens. Entre les deux, sur tout le littoral de Saint-Philippe, il n’y en a aucune — et ce n’est pas une question de pluie.

Voici ce que valent ces deux sites et pourquoi une côte aussi arrosée garde son eau sous terre.

Deux sites, un de chaque côté

Grand Galet est à 18 km et 29 minutes de route vers l’ouest, sur la commune de Saint-Joseph. L’Anse des Cascades est à 33,4 km et 43 minutes vers l’est, sur celle de Sainte-Rose. Chacun tient dans une matinée, y compris les arrêts.

Ce sont deux choses différentes. D’un côté, une rivière qui descend une vallée encaissée et se termine par une chute large, dans les terres, avec de la marche et de la baignade autour. De l’autre, une falaise qui lâche son eau à quelques mètres de l’océan, dans une anse de pêcheurs où l’on ne se baigne pas. Les enchaîner le même jour est possible, mais cela fait deux allers-retours opposés : la journée se passe en voiture.

Grand Galet, au bout de la route de Langevin

La route quitte la nationale à Langevin et remonte la vallée pendant plusieurs kilomètres, avec la rivière en contrebas. Elle est goudronnée mais étroite, en virages, et les cars de tourisme l’empruntent : on se range, on attend, on repart. Une voiture de location ordinaire passe sans difficulté ; un camping-car y sera à l’étroit. La cascade est au bout, visible dès l’arrivée, et elle tombe en plusieurs jets à travers la végétation dans un bassin large. C’est celle qu’on retrouve sur la plupart des photos du Sud, et la photo ne ment pas.

La cascade de Grand Galet, au bout de la route de la rivière Langevin
Grand Galet, à 18 km de la maison et 29 minutes de route. La cascade se voit depuis le bout de la route : elle ne se mérite pas, ce qui explique l’affluence.

Le stationnement est le vrai sujet : les emplacements sont comptés, le site se remplit le week-end et pendant les vacances scolaires, et la vallée n’a qu’une route pour entrer et sortir. Partir tôt règle la question, et à la première heure on a le bassin pour soi.

Plusieurs bassins jalonnent la route avant la cascade. La baignade y est réglementée, avec des interdictions permanentes à certains endroits : les panneaux sur place font foi, pas les commentaires en ligne ni ce que fait le groupe d’à côté.

L’Anse des Cascades, de l’autre côté du Grand Brûlé

Vers l’est, la route longe le Grand Brûlé, cette portion de côte où les coulées descendues du volcan sont arrivées jusqu’à la mer. On roule sur de la lave, on traverse des coulées datées que la végétation reprend à des vitesses différentes. Des panneaux en donnent l’année au bord de la chaussée ; le reste de ce qu’il y a à voir en chemin est détaillé sur la page que faire à Saint-Philippe.

La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
La côte du Grand Brûlé, sur la route de l’Anse des Cascades. Les coulées les plus récentes sont encore nues ; les plus anciennes ont déjà repris de la couleur.

L’Anse elle-même est une petite baie au pied du rempart, avec une allée de palmiers, des tables, et un port de pêche minuscule. L’eau tombe du rempart en plusieurs filets, directement au-dessus des rochers, à portée de regard depuis le parking. On ne se baigne pas ici : la mer est ouverte et frappe la roche sans rien pour l’amortir. C’est un site où l’on pique-nique, où l’on regarde, et où l’on repart.

Pourquoi il n’y a pas de cascade à Saint-Philippe même

La question est légitime, puisque cette côte reçoit plus d’eau que l’ouest de l’île. La réponse est dans le sol. Le littoral d’ici est fait de coulées récentes, et la lave refroidie est criblée de fissures : la pluie s’y enfonce au lieu de ruisseler. Elle ressort plus bas, souvent directement dans la mer. Résultat, pas de rivière permanente sur cette portion de côte, donc pas de chute d’eau — alors qu’il y pleut plus qu’à Saint-Pierre, à 29,6 km.

Le corollaire est plus utile que la curiosité géologique. Une ravine sèche le matin peut charrier de l’eau l’après-midi si un gros épisode tombe dans les Hauts, sans une goutte au bord de mer. Un radier submergé s’attend ou se contourne, jamais on ne le franchit, et cette règle ne souffre aucune exception.

La baignade en eau douce n’est pas un détail

Deux risques, distincts, et aucun des deux ne se voit sur une photo. Le premier est la crue subite : les bassins de Langevin sont alimentés par un bassin versant qui monte loin dans les hauteurs, et il peut pleuvoir là-haut pendant qu’il fait beau en bas. Une eau qui devient trouble ou qui monte est un signal de sortie immédiate, pas un sujet de discussion.

Le second est la leptospirose, présente dans les eaux douces de l’île. La recommandation sanitaire est constante : pas de baignade en eau douce après de fortes pluies, ni avec une plaie ouverte. Ce n’est pas une raison de renoncer, c’est une raison de choisir son jour.

Le bassin bleu du Puits des Anglais face aux vagues, sur le littoral du Baril à Saint-Philippe
Le Puits des Anglais, au Baril, à 2,6 km : un bassin aménagé en bord d’océan. Ni rivière, ni crue possible — mais c’est la houle du jour qui décide.

Quand la vallée est fermée par la pluie ou que l’eau n’inspire pas confiance, il reste deux solutions à côté. Le Puits des Anglais, à 2,6 km, quand la houle le permet. Et la piscine du jardin, qui ne pose aucune de ces questions ; Le Coco y donne directement.

Quand les cascades coulent le mieux

De décembre à avril, elles sont au maximum. C’est aussi la saison où l’accès est le plus incertain : sentiers détrempés, radiers en crue, et une route de vallée qui peut être coupée le jour où la cascade est la plus spectaculaire. Les deux vont ensemble, il n’y a pas de bonne combinaison.

De mai à novembre, le débit baisse mais Grand Galet coule quand même : la rivière Langevin est permanente et ne s’arrête pas en saison sèche. À l’Anse des Cascades, en revanche, les filets d’eau maigrissent nettement quand il n’a pas plu depuis longtemps. Dans les deux cas, le matin reste le bon créneau : les nuages montent en cours de journée sur cette côte, et les parkings se remplissent à la même heure.

Sur la plupart des hébergements de l’île, choisir son mois revient aussi à arbitrer un budget. Ici, non : le prix est le même toute l’année, petit déjeuner compris, et il est affiché sur la page tarifs. Le seul critère qui reste est celui de l’eau.

Questions fréquentes

Faut-il marcher pour voir ces deux cascades ?

Non, et c’est rare sur cette île. Grand Galet se voit depuis le bout de la route, l’Anse des Cascades depuis le parking. Les deux conviennent donc à quelqu’un qui marche mal, à une poussette ou à une fin de journée sans énergie. Les sentiers et les bassins de la vallée de Langevin, eux, demandent de descendre et de remonter.

Y a-t-il un droit d’entrée ou un horaire ?

Ni l’un ni l’autre n’a de guichet : ce sont des sites publics en plein air. En revanche, on n’y va pas de nuit, et les commerces alentour n’ouvrent pas tous les jours : nous préférons ne pas publier d’horaires que nous n’avons pas vérifiés nous-mêmes.

Peut-on voir les deux cascades et le volcan le même jour ?

Non, autant le dire avant que la journée soit bâtie dessus. Le Pas de Bellecombe est à 77,5 km et environ deux heures de route, dans une troisième direction, avec un départ avant le jour si l’on veut le cratère avant les nuages. C’est une journée entière à lui seul ; les cascades se gardent pour un autre jour.

Est-ce que ça vaut le déplacement en pleine saison sèche ?

Pour Grand Galet, oui : le débit baisse, la chute reste, et la vallée est bien plus sûre d’accès qu’en pleine saison des pluies. Pour l’Anse des Cascades, ce sont alors la palmeraie, le port et la falaise qui justifient le trajet, pas l’eau. Personne ne fait 33,4 km pour un filet.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, à mi-chemin entre Grand Galet et l’Anse des Cascades, pour partir tôt d’un côté ou de l’autre sans faire la route deux fois. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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