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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
Plantes en pot et vannerie créole sur la varangue, la liane de jade en arrière-plan

Le carnet S'informer

Dormir chez l’habitant à La Réunion

3 min de lecture

Dormir chez l’habitant, à La Réunion, ce n’est pas une économie : c’est un raccourci. En trois jours dans une maison d’hôtes, on apprend sur l’île ce qu’aucun guide ne dit — parce que ceux qui vous reçoivent y vivent, et que ce qu’ils savent change chaque semaine.

Ce qu’on y gagne, concrètement

Le renseignement qui vaut de l’or. Si la houle permet de se baigner au Baril aujourd’hui. Si l’enclos du volcan est ouvert. Quel restaurant ferme le lundi. À quelle heure partir pour être au cratère avant les nuages. Aucune de ces informations n’est dans un guide papier, et la moitié n’est pas à jour sur internet.

La cuisine créole, la vraie. Celle des maisons, pas celle des cartes. Un cari mijoté sur place, un rougail pilé le jour même, des grains, des brèdes. Chez nous, elle ne figure pas au menu : nous ne servons pas de repas. On vous dit où la trouver, et la varangue commune — réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle — permet de la rapporter et de la manger là, sans ressortir. Le seul repas de la maison, c’est le petit déjeuner, compris dans le prix et servi sur cette varangue : confitures maison, fruits de saison.

La langue et les usages. On entend parler créole, on comprend au bout de deux jours pourquoi tout le monde dit « la lave » avec autant de naturel, et on apprend les gestes qui évitent les impairs.

Le calme. Une maison de quatre chambres, ce sont au plus quelques personnes autour du petit déjeuner. Pas de couloir, pas d’ascenseur, pas de badge.

Ce qu’il faut accepter

Autant le dire clairement, parce que ça ne convient pas à tout le monde :

  • Des horaires d’arrivée. Il n’y a pas de réception ouverte la nuit. On prévient de son heure, et on s’y tient.
  • Une maison habitée. On croise ses hôtes, on dit bonjour. Pour qui cherche l’anonymat complet, c’est un défaut.
  • Peu de chambres. Quatre, chez nous. Un groupe de dix ne rentre pas.
  • Pas de service d’hôtel. Pas de bagagerie, pas de conciergerie, pas de restaurant tous les soirs.

Chambre d’hôtes, gîte, location : ce n’est pas pareil

Les trois mots se mélangent sur les sites de réservation, et ils ne recouvrent pas la même chose :

  • La chambre d’hôtes : une chambre dans la maison de quelqu’un, petit déjeuner compris, quelqu’un sur place.
  • Le gîte : un logement entier, en autonomie, souvent à la semaine. Personne ne vous attend.
  • La location saisonnière : même chose, en plus court, parfois avec une remise de clés par boîte à code.

Si vous voulez l’échange, c’est la première formule qu’il vous faut. Les deux autres offrent l’indépendance, et rien d’autre.

Comment ça se passe, chez nous

Coco Vanille est une maison à Saint-Philippe, dans le Sud sauvage, avec quatre chambres : L’Orchidée, Le Bambou, La Vanille et Le Coco. Chacune a sa salle d’eau et ses toilettes, la climatisation, le wifi, et le linge de lit et de toilette fourni.

Le petit déjeuner est compris, et le prix est le même toute l’année — le détail est sur la page des chambres. On partage la varangue — avec réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle —, le jardin et la piscine.

Pour venir, vous envoyez une demande de dates : elle n’engage rien. La réservation devient ferme au versement d’un acompte de 30 %, et le solde se règle sur place. Le reste des questions est regroupé dans la foire aux questions.

Coco Vanille — maison d’hôtes à Saint-Philippe, dans le Sud sauvage. Voir les chambres.

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