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Festival Même Pas Peur : le fantastique à Saint-Philippe
Le Festival Même Pas Peur est le festival international du film fantastique de La Réunion, et il se tient à Saint-Philippe — la commune où se trouve la maison. Les éditions récentes se sont jouées en février, c’est-à-dire en plein été austral : c’est le point de départ de tout ce qui suit, parce que la saison pèse ici autant que la programmation.
Un festival international dans une commune de campagne
Le fantastique n’est pas seulement l’épouvante. Le genre couvre la science-fiction, le merveilleux, l’étrange, et de manière générale tout ce qui décale le réel d’un cran. Un festival qui s’en réclame programme donc des choses très différentes les unes des autres, du film d’auteur au film de genre assumé, avec des courts métrages et des pays qu’on ne voit pratiquement jamais à l’affiche autrement.
Ce qui étonne le plus les visiteurs venus de loin, c’est l’endroit. Pas une grande ville, pas un palais des congrès : une commune du Sud sauvage étirée le long de la route nationale, entre l’océan et les coulées de lave. Depuis la maison, Saint-Pierre est à 29,6 km et l’aéroport Roland-Garros à 87,6 km ; ce qu’il y a à voir sur place tient dans un rayon beaucoup plus court, et c’est détaillé sur la page que faire à Saint-Philippe. Nos archives gardent des affiches du festival depuis 2017, et celle de février 2024 annonçait la quatorzième édition : pour un événement culturel dans une commune de cette taille, c’est la durée qui frappe le plus.
Ce que cette page ne donne pas : les dates, le programme, les tarifs
Ces trois informations changent à chaque édition, et elles appartiennent à l’organisation du festival, pas à un hébergeur. Une page d’hôtes qui les recopie est exacte trois semaines par an et fausse le reste du temps. Nous préférons ne rien écrire plutôt qu’écrire une date périmée.
Les affiches des éditions passées restent dans nos archives, et c’est bien tout ce qu’elles peuvent servir : elles montrent que le festival dure, pas ce qu’il projette cette année. Pour les dates, la sélection et les conditions d’accès de l’édition en cours, c’est l’annonce officielle du festival qui fait foi, et rien d’autre.
Février, c’est l’été austral : ce que ça change au séjour
Il fait chaud et humide. Les averses tombent fort et vite, plutôt en milieu ou en fin de journée, et la saison cyclonique court de novembre à avril. Cela ne condamne rien, mais cela impose une manière de construire ses journées : les visites le matin, quand le ciel est le plus souvent dégagé, et le reste ensuite. Une programmation de festival qui occupe les soirées s’accorde plutôt bien avec ce rythme.
Les quatre chambres sont climatisées, ce qui, en février, se remarque au moment de dormir après une séance tardive. La piscine du jardin, elle, sert surtout en début d’après-midi, à l’heure où il ne sert à rien de partir en balade.
Les soirs de projection : la route, puis le dîner
C’est le point pratique que personne n’anticipe. Une séance du soir se termine tard, et il faut ensuite reprendre la route. Depuis Saint-Pierre, comptez 29,6 km et environ 37 minutes ; depuis Saint-Joseph, 12,6 km et une petite vingtaine de minutes. Ce sont des distances routières mesurées, de jour, sans pluie : de nuit, sur une nationale mouillée et par endroits mal éclairée, on ne roule pas plus vite. Multipliez par le nombre de soirs et vous avez le seul argument sérieux en faveur d’un hébergement dans la commune : il supprime un aller-retour de nuit par soirée.
Reste la question du dîner, et elle mérite d’être réglée avant de partir, pas à la sortie de la salle. Le plus simple est de faire ses courses dans la journée. La varangue commune est ouverte à tous les occupants de la maison, avec réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle : on rapporte, on réchauffe, on mange sur place, sans reprendre la voiture. C’est aussi la pièce où se prend le petit déjeuner, compris dans le prix — ce qui, après une nuit courte, n’est pas un détail.
Pour qui ce festival n’est pas fait
Un festival fantastique programme des films durs. Angoisse, violence, images difficiles : cela fait partie du genre, ce n’est pas caché, et venir en espérant une sélection tout public serait une erreur de casting. Si le genre vous rebute, la région se visite très bien sans lui.
Deuxième réserve, les soirées. Elles sont prises, et ce sont précisément les heures où l’on rentre d’une journée de visite. Un séjour qui vise à la fois le volcan au lever du jour et des séances chaque soir tient trois jours, pas dix.
Troisième réserve, la voiture. Elle n’est pas facultative. Le réseau interurbain du Sud n’est pas conçu pour les fins de soirée, et sortir d’une séance sans véhicule dans une commune rurale est un problème qui ne se règle pas sur place.
Il y a bien des projections en journée : le festival a un volet scolaire, qui remplit les salles avec les classes de la commune. C’est une bonne nouvelle pour les enfants d’ici, ce n’est pas un programme de rechange pour un visiteur.
Dormir dans la commune du festival
Coco Vanille est une maison d’hôtes à Saint-Philippe. Quatre chambres, chacune avec sa salle d’eau et ses toilettes privatives, climatisée, linge fourni, petit déjeuner compris. Le Bambou et La Vanille accueillent trois personnes et disposent d’un lit bébé ; L’Orchidée et Le Coco reçoivent deux personnes, et Le Coco donne directement sur la piscine du jardin.
Un point qui compte quand un événement remplit une commune : le tarif ne bouge pas dans l’année. Pas de majoration pendant le festival, pas de haute saison en février, pas plus qu’en juillet ou entre Noël et le jour de l’an. Il est affiché sur la page tarifs, petit déjeuner inclus.
Questions fréquentes
Comment arrive-t-on à Saint-Philippe ?
En voiture, depuis l’un des deux aéroports. Roland-Garros est à 87,6 km de la maison, soit environ une heure et demie de route ; Pierrefonds, au sud, à 39,7 km et une cinquantaine de minutes. Les deux trajets se font de nuit, mais pour une première fois sur une route inconnue, mieux vaut arriver de jour.
Peut-on suivre le festival avec des enfants ?
Difficilement, et il vaut mieux le savoir avant. Les séances du soir ne sont faites pour de jeunes enfants ni par leur contenu ni par leur horaire, et les projections de journée du volet scolaire s’adressent aux classes de la commune. Ce qui fonctionne, c’est de traiter le festival comme un morceau du séjour et non comme son programme entier, en gardant les matinées pour le littoral et la piscine.
Que faire dans la journée entre deux séances ?
Tout ce que le secteur propose est à moins de vingt minutes de voiture : le Puits des Anglais est à 2,6 km, le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km, le Cap Méchant à 8,9 km, la forêt de Mare-Longue à 11,7 km. Le volcan, en revanche, ne se combine pas avec des soirées de festival : le Pas de Bellecombe est à 77,5 km et à environ deux heures de route, et cette sortie-là se commence avant le jour.
Le festival se tient-il tous les ans à la même période ?
Février revient souvent, mais la période exacte n’est pas gravée et les dates sont annoncées chaque année par l’organisation. Si votre voyage dépend du festival, calez vos billets sur son annonce officielle, pas sur ce que vous lisez ici ou ailleurs : nous n’avons aucun moyen de garantir la date de l’édition suivante.
Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, dans la commune du festival, avec une varangue commune pour dîner de ce qu’on rapporte après une séance tardive. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.


