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La Fête du Vacoa à Saint-Philippe : ce qu’on y trouve
La Fête du Vacoa est la fête de la commune de Saint-Philippe. Elle se tient en août et elle est consacrée à une plante du littoral dont on tresse les feuilles et dont on mange le cœur : ce n’est pas un festival monté pour les visiteurs, c’est le rendez-vous annuel d’un village de la côte sud-est.
Ce qui change d’une édition à l’autre — les dates, le programme, les stands présents — se décide à la mairie et se publie quelques semaines avant. Nous ne le recopions pas ici. Ce qui ne change pas, c’est ce qu’on y voit, ce qu’on y goûte et ce qu’on en rapporte.
Une fête de commune, pas une reconstitution pour touristes
Les artisans et les producteurs qui tiennent les stands habitent ici. Le reste de l’année, ils tressent chez eux, vendent au bord de la route ou sur le marché forain du bourg ; la fête est le moment où ils se retrouvent tous au même endroit en même temps. On y croise autant de familles de Saint-Philippe venues faire leurs courses de vannerie que de gens de passage.
Conséquence pratique : l’organisation est celle d’une fête de village, pas celle d’un salon. Le bourg n’a pas de stationnement dimensionné pour ces jours-là, il faut prévoir de se garer loin et de finir à pied. L’ombre est rare en milieu de journée : chapeau et bouteille d’eau.
Le vacoa, l’arbre qui donne son nom à la fête
Le vacoa est un pandanus. On le reconnaît à ses racines-échasses, qui le tiennent au-dessus du sol comme sur des pilotis, et à ses longues feuilles en lames, disposées en spirale et bordées d’épines. Il pousse en bord d’océan, dans le sel et le vent, sur une roche où peu de choses tiennent.
C’est ce qui explique que la fête soit ici et pas ailleurs sur l’île. La côte sud-est en est couverte : forêt de vacoas au Baril, à 2,6 km de la maison, autre forêt au Cap Méchant, et des sujets isolés tout le long de la route littorale. Ces arbres-là se voient n’importe quel jour de l’année, sans attendre le mois d’août ; les accès sont détaillés sur la page que faire à Saint-Philippe.

Ce qui se mange : le chou de vacoa et le pimpin
Le chou de vacoa est le cœur tendre de la plante. On le sert en salade, cru ou blanchi, avec de l’huile et du citron ; on le fait aussi en cari et en gratin. La texture est ferme et fibreuse, le goût amer et végétal. C’est un produit qui divise franchement — autant le goûter sur une petite portion avant d’en commander une assiette.
Le prélever coûte la tige sur laquelle il pousse : la plante en repousse d’autres, mais lentement. C’est pourquoi il ne se trouve pas partout.
Le pimpin est le fruit du même arbre : une grosse boule orangée faite de segments serrés, qu’on voit accrochée en hauteur au bord des routes. Il se cuisine lui aussi.
Si vous venez un autre mois, la salade de vacoa se sert toute l’année dans les restaurants et les snacks du secteur : vous n’aurez pas manqué le plat, seulement la fête.
Ce qui se tresse : la vannerie de vacoa
La feuille se coupe, s’épine, se sèche, se refend en lanières, puis se tresse. Tout est manuel et tout est long : c’est la deuxième raison d’être de la fête.
Ce qu’on y trouve : des bertels — le sac à dos tressé qu’on portait pour aller au champ —, des paniers de marché, des chapeaux, des sets de table, des nattes. Le prix d’une pièce suit le temps de tressage : demandez à l’artisan combien d’heures elle lui a prises, la réponse renseigne mieux qu’une étiquette. Un objet fait main n’est jamais parfaitement régulier ; c’est un critère de reconnaissance, pas un défaut.
Un panier de vacoa fonce avec les années, ce qui est normal ; ce qui l’abîme, c’est l’humidité prolongée en valise fermée.

Venir dormir à Saint-Philippe ces jours-là
Août, c’est l’hiver austral : la période la plus sèche de l’année, des matinées souvent dégagées et des nuits fraîches même en bord de mer. C’est aussi le mois où l’île reçoit le plus de monde, et sur la plupart des hébergements cela se lit sur la facture. Ici, non : le tarif est le même toute l’année, petit déjeuner compris, et il est affiché sur la page tarifs.
Reste la question du soir : on sert surtout le midi dans le secteur, et reprendre la route de nuit après une journée dehors n’a rien d’évident. La varangue commune, avec son réfrigérateur, son micro-ondes et sa vaisselle, permet de rapporter ce qu’on a acheté et de dîner sur place sans ressortir. C’est aussi là que se prend le petit déjeuner, compris dans le prix.
Les quatre chambres sont climatisées, avec chacune sa salle d’eau et ses toilettes privatives, et le linge est fourni. Le Bambou et La Vanille reçoivent trois personnes et disposent d’un lit bébé, ce qui compte quand des petits décrochent en milieu d’après-midi.
Ce qu’il y a autour, à la demi-journée
Une fête de commune ne remplit pas un séjour entier, et le reste se joue dans un rayon court. Le Cap Méchant est à 8,9 km et douze minutes, le Puits des Anglais au Baril à 2,6 km, le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km, la forêt de Mare-Longue à 11,7 km, la cascade de Grand Galet à 18 km par la route de la rivière Langevin. Tout cela se fait à la demi-journée, et la piscine du jardin absorbe le reste, à commencer par les heures chaudes.
Le volcan, en revanche, ne s’ajoute pas à une journée de fête : le Pas de Bellecombe est à 77,5 km et à environ deux heures de route. C’est une journée entière, départ avant le jour, pas un complément de programme.

Questions fréquentes
Quand a lieu exactement la Fête du Vacoa ?
En août, mais la date précise change d’une édition à l’autre et n’est arrêtée que quelques semaines avant. Nous ne la publions pas : une date fausse sur un site fait plus de dégâts qu’une date absente. C’est la commune qui l’annonce, et c’est elle qu’il faut vérifier avant de caler un billet d’avion dessus.
Le chou de vacoa et le cœur de palmiste, est-ce la même chose ?
Non, et la confusion est fréquente. Le palmiste est le bourgeon d’un palmier, doux et tendre ; le chou de vacoa vient d’un pandanus, il est plus ferme, plus fibreux et franchement amer. Les deux se servent en salade dans l’île, mais l’un ne remplace pas l’autre.
Est-ce que ça vaut le déplacement depuis le nord ou l’ouest de l’île ?
Pour la journée seule, c’est discutable : Saint-Philippe est à 87,6 km de l’aéroport de Roland-Garros, soit un peu plus de trois heures de route aller-retour. Dans un séjour où l’on dort déjà dans le Sud, elle s’ajoute sans effort.
Peut-on y aller avec de jeunes enfants ?
Oui. C’est en plein air, il y a de quoi manger sur place, et l’affluence d’une fête de commune n’a rien de celle d’un grand festival. Prévoyez plutôt le porte-bébé que la poussette, et gardez la mi-journée pour une pause à l’ombre.
Peut-on rapporter du chou de vacoa et le cuisiner sur place ?
La varangue dispose d’un réfrigérateur, d’un micro-ondes et de la vaisselle, mais pas d’une plaque de cuisson. Un chou cru s’y conserve, il ne s’y cuisine pas. Une salade toute prête ou un plat à emporter, en revanche, se réchauffent sur place sans difficulté.
Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? La fête se tient dans la commune même : pas de longue route de nuit au retour, et la varangue pour réchauffer ce qu’on rapporte des stands. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

