
Le carnet S'informer
Piscine et jardin tropical d’une maison d’hôtes du Sud
La piscine est dans le jardin, réservée aux personnes qui logent dans la maison, et le jardin se traverse pour rejoindre sa chambre. C’est un lieu de passage autant qu’un décor : il sert surtout au milieu de journée et au retour de sortie, et cela dit à la fois ce qu’il faut en attendre et ce qu’il ne remplace pas.
Pourquoi un jardin pousse comme ça dans le Sud-Est
Cette côte prend les alizés de face et reçoit plus de pluie que l’Ouest, toute l’année. C’est ce qui la rend verte, et c’est aussi ce qui explique les jardins d’ici : il tombe assez d’eau pour que la végétation n’ait pas besoin d’être forcée. La maison est au bord de mer, pas dans les Hauts, donc rien n’arrête la pousse en hiver austral. Le revers tient en une phrase : un jardin tropical se taille en permanence. L’arche de bougainvilliers qui mène à la pergola est reprise plusieurs fois par an, et le bougainvillier fleurit d’autant mieux qu’on le taille. Ce que montre une photo est un état du mois, pas un décor stable.
Le voisinage raconte la même chose. La forêt de Mare-Longue, à 11,7 km, est l’une des dernières reliques de forêt tropicale humide de basse altitude de l’île. Le Jardin des Parfums et des Épices est à 5,9 km. Un jardin dense à Saint-Philippe n’a rien d’une exception locale : c’est la version domestique de ce qui pousse tout autour.
La piscine, et ce à quoi elle sert vraiment
Elle est entourée de végétation, à quelques pas des quatre chambres. La chambre Le Coco y donne directement — on sort, on y est. Les trois autres en sont à quelques pas, par le jardin. Rien ne s’ajoute au prix de la chambre pour s’en servir ; le prix lui-même est sur la page tarifs.
Dans un séjour réel, elle sert à deux moments précis. Le premier, c’est le retour de journée : on redescend du volcan — le Pas de Bellecombe est à 77,5 km et à environ deux heures de route, ce n’est pas une sortie d’après-midi — ou d’un sentier, et la chaleur remonte à mesure qu’on perd de l’altitude. Le second, c’est le jour où la mer ne veut pas. Sur cette côte, la baignade dépend de la houle : quand le bassin du Puits des Anglais, à 2,6 km, n’est pas praticable, le jardin reste la seule option de la journée.
Une réserve, et elle compte : personne ne surveille le bassin. C’est la piscine d’une maison, pas celle d’un hôtel, et les enfants restent sous la responsabilité de leurs parents. La page la piscine en montre davantage.

Ce qui vit dans le jardin
Les caméléons sont la surprise la plus fréquente. Le caméléon panthère, que l’on appelle ici l’endormi, se déplace lentement sur les branches et se laisse regarder longtemps si l’on ne fait pas de gestes brusques. Il n’est pas rare d’en croiser un en allant du portillon à sa chambre — mais il ne se commande pas, et il y a des séjours entiers sans en voir un seul.
Côté plantes, la pièce la moins ordinaire est la liane de jade, dont les grappes turquoise sont d’une couleur qu’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le jardin. Elle ne les donne pas toute l’année : selon la période, vous verrez la liane fleurie ou vous verrez seulement son feuillage. Les bougainvilliers, eux, sont là en permanence.
Le revers d’un jardin arrosé sous les tropiques, ce sont les moustiques, surtout au crépuscule. Ils font partie du décor et il vaut mieux arriver avec un répulsif que compter en trouver sur place à la nuit tombée. Les quatre chambres sont climatisées, ce qui règle la question une fois la porte fermée.

La varangue, la pièce qui donne sur le jardin
La varangue est commune à tout le monde et elle est ouverte : c’est là que l’on s’assoit quand il fait trop chaud pour rester dans la chambre, et là que se prend le petit déjeuner, compris dans le prix. Elle dispose d’un réfrigérateur, d’un micro-ondes et de vaisselle.
C’est la réponse à une question que se posent la plupart des voyageurs en arrivant dans le Sud : comment dîner sans reprendre la voiture. On rapporte de quoi manger dans l’après-midi, on le réchauffe et on mange sur place, dans le jardin, sans refaire de route de nuit. Sur une côte où l’on roule beaucoup dans la journée, ce détail pèse plus qu’il n’en a l’air.
La contrepartie, c’est qu’elle est partagée. Pour une soirée strictement à deux, les terrasses privées valent mieux : L’Orchidée en a une petite, Le Bambou dispose d’une terrasse extérieure privée, et La Vanille donne sur le jardin.

Ce que le jardin ne remplace pas
Il ne remplace pas la mer, et il faut le dire clairement : il n’y a pas de lagon de ce côté de l’île. L’océan frappe directement la lave, et la baignade est interdite hors des zones surveillées et des bassins aménagés. Les deux plus proches sont le Puits des Anglais, au Baril, à 2,6 km, et le bassin de Manapany, à 16,1 km. Le Cap Méchant, à 8,9 km, est une côte de basalte battue par la houle : on y marche, on ne s’y baigne pas.
Il ne remplace pas non plus un programme de séjour. On vient dans le Sud sauvage pour en sortir chaque matin — les visites du secteur, et l’ordre dans lequel les faire, sont détaillées sur la page que faire à Saint-Philippe. Le jardin est ce qui rend supportable le milieu de journée, quand la chaleur monte et que les nuages arrivent sur les hauteurs. C’est un endroit où revenir, pas un endroit où rester.
Questions fréquentes
Y a-t-il beaucoup de moustiques dans le jardin ?
Il y en a, comme dans tous les jardins de la côte, et davantage au crépuscule et après une averse. Un répulsif dans la valise suffit à ne plus y penser. Les chambres, elles, sont climatisées et se ferment.
Quelles chambres donnent sur le jardin ?
Le Coco a un accès direct à la piscine et une vue sur le jardin ; La Vanille donne aussi sur le jardin. L’Orchidée dispose d’une petite terrasse privée et Le Bambou d’une terrasse extérieure privée. Le détail de chacune est sur sa propre page.
À quel moment de l’année le jardin est-il au mieux ?
De décembre à avril, la végétation est au maximum — c’est aussi la saison chaude, humide et cyclonique, avec des averses fortes en milieu ou en fin de journée. De mai à novembre, l’air est plus sec et les matinées plus souvent dégagées, mais la pousse ralentit. Aucune des deux périodes n’est mauvaise, elles ne donnent simplement pas le même jardin.
La piscine est-elle chauffée ?
Non, et la question se pose peu au bord de mer : la maison n’est pas dans les Hauts. En hiver austral, les matinées sont plus fraîches et l’on s’y met plutôt en milieu de journée ; en été austral, on y va à n’importe quelle heure.
Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées autour d’un jardin et d’une piscine à Saint-Philippe, avec une varangue commune pour dîner sans reprendre la voiture. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.


