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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
La forêt de vacoas du littoral du Baril, face à l’océan

Le carnet S'informer

Randonnées du Sud sauvage : de la balade à la journée

8 min de lecture

Pour une balade courte, deux sorties tiennent toutes seules : le littoral du Cap Méchant, à 8,9 km de la maison, et le sentier botanique de la forêt de Mare-Longue, à 11,7 km. Pour une journée complète, il faut monter au volcan, et c’est un autre projet : le Pas de Bellecombe est à 77,5 km, soit environ deux heures de route à l’aller.

Les sorties sont classées ci-dessous par ce qu’elles coûtent en route, distances routières mesurées depuis Saint-Philippe. Les durées de marche, elles, dépendent trop du groupe et du temps qu’il fait pour être annoncées.

Le Cap Méchant et le Baril, à moins de dix kilomètres

Le Cap Méchant est à 8,9 km, une douzaine de minutes de voiture. C’est de la lave noire tombée dans l’océan et découpée par la houle, avec un chemin qui longe le bord et une forêt de vacoas plantée juste derrière. Rien d’exigeant, mais le sol est de la lave brute : elle coupe et elle use les semelles. Des tongs n’y ont pas leur place.

Plus près encore, le Baril et le Puits des Anglais sont à 2,6 km. On y marche entre les vacoas, au bord d’une côte sans lagon : la houle arrive directement sur la roche, et la baignade se limite aux bassins aménagés, les jours où elle le permet. La piscine du jardin, elle, ne dépend d’aucun bulletin. Ces sorties courtes ont un avantage réel : elles se décident le matin même, en regardant le ciel.

Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, vues du ciel
Le Cap Méchant, à 8,9 km de la maison. Le chemin suit le haut des falaises : c’est plat, mais le sol est de la lave, et le vent y souffle presque tous les jours.

Mare-Longue, la sortie qui tient quand il pleut

La forêt de Mare-Longue est à 11,7 km, sur les hauteurs du Baril. C’est une relique de forêt tropicale humide de basse altitude, l’une des dernières de l’île : ailleurs, ces forêts-là ont été défrichées. On y marche à l’ombre, sur un sentier botanique, entre des racines qui montent plus haut qu’un homme.

C’est la sortie que l’on garde pour les jours où le ciel se ferme. La canopée retient une partie de l’averse, et le sujet de la promenade, ce sont les arbres — un ciel gris ne leur enlève rien. En revanche le sol reste glissant bien après, et les racines qui traversent le sentier sont lisses : c’est là qu’on se tord une cheville, pas sur le volcan. Le reste de ce qu’il y a à voir autour du bourg est détaillé sur la page que faire à Saint-Philippe.

Racines monumentales dans la forêt tropicale de Mare-Longue, sur le sentier botanique
Mare-Longue, à 11,7 km : la seule sortie du secteur qui se fait entièrement à l’ombre, ce qui la rend praticable aussi bien en février qu’en août.

Côté ouest : Langevin, Grand Galet et le littoral de Saint-Joseph

La cascade de Grand Galet est à 18 km, au bout de la route de la rivière Langevin. La route remonte la rivière et se rétrécit ; on quitte la lave pour l’eau. Le trajet se fait en voiture, la marche vient ensuite, d’un bassin à l’autre.

Deux réserves. La première tient à la route elle-même : elle est coupée par des radiers, et un radier en crue ne se franchit pas — on attend ou on renonce, sans exception. La seconde tient aux bassins : ils ont leur réglementation propre, affichée sur place, et le débit change tout d’un jour à l’autre. Ce qui est ouvert un matin ne l’est pas forcément le lendemain.

Plus près, Saint-Joseph est à 12,6 km et Manapany-les-Bains à 16,1 km. Le littoral s’y parcourt par sections, entre pointes rocheuses et bassins aménagés. C’est le repli des journées où la pluie s’installe sur l’est et pas sur l’ouest, ce qui arrive souvent.

Côté est : la route des laves et l’Anse des Cascades

En partant vers Sainte-Rose, la route traverse le Grand Brûlé, le couloir par lequel le Piton de la Fournaise descend jusqu’à la mer. Les coulées se marchent, sans ombre et sans confort : la lave est abrasive, elle renvoie la chaleur, et on s’y repère mal dès que l’on quitte les traces visibles. C’est une sortie de début de matinée, pas de milieu de journée, et il faut emporter son eau.

La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
Le Grand Brûlé, sur la route de Sainte-Rose. La végétation reprend les coulées à des vitesses différentes : c’est ce qui permet de lire leur âge sur le terrain.

Au bout de cette route, l’Anse des Cascades est à 33,4 km, une quarantaine de minutes. Des cascades y tombent dans une anse plantée de palmiers, et le chemin qui longe le bord ne demande aucun engagement particulier. Notre-Dame des Laves, à Sainte-Rose, est à 37,9 km : ce n’est pas une randonnée mais un arrêt, qui se combine bien avec l’anse.

La journée au volcan, et ce qu’elle coûte en route

Le Pas de Bellecombe, d’où part la descente dans l’enclos, est à 77,5 km et à environ deux heures de route. Ce n’est pas la porte à côté, et mieux vaut le dire que l’arrondir : c’est une journée entière, pas une demi-journée. On part avant le jour, on marche le matin, on redescend quand la brume monte. La route de la Plaine des Sables se couvre régulièrement en milieu de journée, et il n’y a alors plus rien à voir.

Deux points se vérifient la veille au soir plutôt que sur le parking : la météo du secteur du volcan, qui n’a aucun rapport avec celle du bord de mer, et l’état de l’accès, qui peut être fermé par arrêté en cas d’éruption ou de mauvais temps. Reste l’altitude : on part d’une côte tiède et on arrive sur un plateau où le petit matin est froid en toute saison, été austral compris. De quoi se couvrir se charge dans la voiture en même temps que l’eau.

Rentrer d’une journée de marche

C’est la partie dont les guides ne parlent pas, et elle décide pourtant du lendemain. Les quatre chambres sont climatisées et le linge est fourni, ce qui règle la question des affaires trempées par une averse d’altitude. Le Coco, pour deux personnes, donne directement sur la piscine : au retour d’une journée sur la lave, on se remet à l’eau sans retraverser la maison.

Le soir, la varangue commune est ouverte à tous, avec réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle. Quand on rentre tard et qu’on n’a aucune envie de reprendre la voiture, on rapporte de quoi dîner et on le réchauffe sur place. C’est aussi là que se prend le petit déjeuner, compris dans le prix de la chambre.

Questions fréquentes

Faut-il une voiture pour randonner dans le Sud sauvage ?

En pratique, oui. Les départs de sentier sont dispersés le long de la côte et dans les Hauts, et une sortie qui dépend d’un horaire de bus devient vite une journée contrainte. L’exception, c’est le voisinage immédiat : le Puits des Anglais est à 2,6 km, une distance qui se marche pour qui n’est pas pressé.

Peut-on faire le volcan dans la journée depuis Saint-Philippe ?

Oui, et c’est la façon habituelle de s’y prendre. Il faut accepter deux heures de route à l’aller, autant au retour, et un départ avant le lever du jour. Rentrer déjeuner puis repartir n’a pas de sens : la journée se construit d’un bloc.

Y a-t-il des sorties faisables avec de jeunes enfants ?

Les plus proches, oui. Le sentier botanique de Mare-Longue se parcourt au rythme des enfants, et le littoral du Cap Méchant se raccourcit à volonté puisqu’on fait demi-tour quand on veut. La descente dans l’enclos du volcan, non : elle est longue, exposée, et sans échappatoire une fois engagée. Le Bambou et La Vanille accueillent trois personnes et disposent d’un lit bébé.

Le GR R2 passe-t-il par ici ?

La grande traversée de l’île descend bien vers le Sud, par les Hauts de Saint-Philippe et de Basse Vallée. Marcher une étape suppose une organisation à part : réservation en gîte d’étape, et un moyen de récupérer sa voiture au point de départ. Nous ne sommes pas un relais d’étape, et il vaut mieux le savoir avant de bâtir un séjour là-dessus.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, à 8,9 km du Cap Méchant, à 11,7 km de la forêt de Mare-Longue et à deux heures de route du Pas de Bellecombe. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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