
Le carnet S'informer
Saint-Joseph, Manapany, Grand Coude : boucle d’une journée
La boucle tient dans une journée depuis Saint-Philippe, à condition de la faire dans ce sens-là : monter à Grand Coude le matin, redescendre sur Saint-Joseph vers midi, finir à Manapany en fin d’après-midi. Prise à l’envers, elle amène sur le plateau au moment où les nuages y sont déjà montés, et il n’y a alors plus rien à voir.
Ce que la boucle coûte en route
Les distances routières, mesurées depuis la maison : Saint-Joseph est à 12,6 km, soit dix-huit minutes, et Manapany-les-Bains à 16,1 km, une vingtaine de minutes. Les deux sont sur le même axe, la route du littoral vers l’ouest. On y va, on en revient, et l’essentiel du roulage de la journée se joue entre ces deux points.
Pour Grand Coude, nous n’avons pas de distance mesurée à publier, et nous préférons le dire plutôt que d’avancer un chiffre. Ce qui est certain : la montée démarre à Saint-Joseph, donc au-delà des 12,6 km du bourg, et une route de montagne ne se convertit pas en minutes comme une route de bord de mer. Comptez large, et comptez le retour, qui se fait par le même ruban. Trois arrêts remplissent la journée ; en ajouter un quatrième est la meilleure façon de rater les trois premiers.
Grand Coude le matin, pendant que c’est dégagé
Grand Coude est un hameau des Hauts de Saint-Joseph, posé sur un plateau entre la Rivière des Remparts et la Rivière Langevin. Une seule route y monte, depuis le bourg : étroite, en lacets, avec des croisements serrés. C’est une chose à savoir avant de partir plutôt qu’au troisième virage.
En haut, le paysage n’a plus rien de la côte. On y cultive le thé — la seule plantation de l’île, à notre connaissance — et le géranium, et le plateau ouvre sur les remparts de la Rivière des Remparts, avec des sentiers qui descendent vers le fond. L’air y est nettement plus frais qu’au Baril : emporter une épaisseur alors qu’on est parti en tee-shirt du bord de mer n’a rien d’excessif.
La raison de monter tôt est toujours la même ici : la journée commence claire, les nuages montent depuis la côte et s’accrochent aux Hauts en milieu de journée. Un plateau dans les nuages, c’est une visite sans point de vue. Nous ne publions ni horaire ni tarif d’entrée pour les exploitations qui se visitent : ces informations bougent, et une page d’hébergement qui les recopie est fausse l’année suivante. Elles se vérifient la veille, par téléphone.
Saint-Joseph à la mi-journée : c’est là qu’on se ravitaille
Redescendre à Saint-Joseph n’est pas un détour, c’est le pivot de la boucle : la route de Grand Coude y arrive, celle de Manapany en repart. Le bourg est une vraie ville, avec ses commerces, ses boulangeries et ses stations-service — la dernière occasion sérieuse de faire des courses avant de rentrer vers l’est.
Prenez-le pour ce qu’il est : un arrêt utile, pas une visite. Le stationnement en centre-ville est tendu aux heures de midi, et l’intérêt du lieu, dans le cadre de cette journée, est pratique avant tout. C’est ici qu’on achète ce qu’on réchauffera le soir, et cela change la fin de la journée.
Manapany en fin d’après-midi
Manapany-les-Bains est à 16,1 km de la maison et à quelques minutes à l’ouest de Saint-Joseph. C’est un front de mer avec un bassin de baignade aménagé en bord d’océan, et c’est l’un des rares endroits de cette côte où l’on entre dans l’eau salée sans discuter la règle : hors zones surveillées et bassins aménagés, la baignade en mer est interdite ici.
Ce qui décide, c’est la houle du jour, pas le temps qu’il fait. Un bassin en bord d’océan reste un bassin en bord d’océan : quand la mer passe par-dessus, on ne s’y baigne pas, et cela arrive par grand beau temps. Le raisonnement vaut aussi chez nous pour le Puits des Anglais, à 2,6 km. La piscine du jardin ne pose jamais cette question, ce qui en fait le repli des jours de grosse mer.
La fin d’après-midi est le bon créneau : les places à l’ombre se libèrent et la chaleur du milieu de journée est passée. Manapany a donné son nom à un gecko vert endémique, protégé, qui ne vit que sur une bande étroite de ce littoral : on le regarde s’il se montre, on ne le cherche pas et on ne dérange pas la végétation côtière où il vit.

Ce qui ne rentre pas dans la même journée
La cascade de Grand Galet, au bout de la route de la rivière Langevin, est à 18 km de la maison. Elle est à l’est de Saint-Joseph quand Manapany est à l’ouest, et elle demande de remonter une vallée puis de la redescendre. Enchaîner Langevin et Manapany dans une même journée se fait très bien ; y ajouter la montée à Grand Coude ne se fait pas. Deux journées valent mieux qu’une journée manquée.

Le volcan non plus n’entre pas dans cette journée-là. Le Pas de Bellecombe est à 77,5 km et à environ deux heures de route par les Plaines : ce n’est pas la porte à côté, et cela se prépare comme une sortie à part entière, départ avant le jour.
Le retour, et le soir
Rentrer coûte une vingtaine de minutes depuis Manapany, sur une route déjà prise le matin. Après une journée commencée dans les Hauts, on ne cherche pas un hébergement à mi-chemin, on rentre. Quatre chambres à Saint-Philippe, chacune avec sa salle d’eau et ses toilettes privatives, climatisée, linge fourni. Le petit déjeuner est compris et le tarif ne bouge pas dans l’année ; il est porté par la page des tarifs.
Le détail qui compte un soir de boucle, c’est la varangue commune : réfrigérateur, micro-ondes, vaisselle. Ce qu’on a acheté à Saint-Joseph se réchauffe et se mange sur place, sans reprendre la voiture après une journée passée dedans. C’est aussi là que se prend le petit déjeuner le lendemain matin. Et si la journée s’est terminée dans l’eau salée, Le Coco donne directement sur la piscine.

Questions fréquentes
La route de Grand Coude est-elle difficile ?
Elle ne réclame pas de véhicule particulier, mais elle réclame d’être à l’aise au volant : les croisements y demandent souvent de ralentir, parfois de reculer, et c’est une route de montagne réunionnaise ordinaire, ni pire ni meilleure. Si ce n’est pas votre cas, gardez la moitié littorale de la boucle, Saint-Joseph puis Manapany, qui se fait sur des routes sans difficulté.
Peut-on faire cette boucle sans voiture ?
Non, pas dans la journée. Le littoral sud est desservi par les cars, mais Grand Coude est en bout de ligne dans les Hauts, et l’enchaînement des trois arrêts ne tient pas avec les horaires, surtout au retour. Dans le Sud sauvage, la voiture reste la réponse par défaut, et cela vaut pour presque toutes les sorties du secteur.
Que reste-t-il si le plateau est dans les nuages ?
Une exploitation se visite sous les nuages, un point de vue non. Si le plafond est bas au moment de monter, le plus simple est d’inverser : la journée littorale d’abord, la montée reportée à un matin plus clair. Le ciel du bord de mer ne dit pas ce qu’il fait en haut, et l’inverse est vrai aussi.
La boucle tient-elle avec de jeunes enfants ?
Elle tient si on accepte d’en couper un morceau. La montée et la descente sur Grand Coude font beaucoup de virages pour de petits estomacs, et le bord de mer suffit à remplir la journée. Le Bambou et La Vanille accueillent trois personnes et disposent d’un lit bébé, et Le Bambou a sa propre terrasse extérieure, ce qui aide les jours de sieste décalée.
Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, à 12,6 km de Saint-Joseph et à 16,1 km de Manapany, avec une varangue commune pour dîner de ce qu’on rapporte de la journée. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.


