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Après le volcan : où dormir et manger à Saint-Philippe
Du Pas de Bellecombe à Saint-Philippe, il y a 77,5 km et environ deux heures de route : la journée volcan se termine tard, et le dîner du retour se règle le matin, avant de partir. Ici, on redescend, on récupère ce qu’on a acheté en chemin, et on mange sur la varangue commune, qui a un réfrigérateur, un micro-ondes et de la vaisselle.
Deux heures de route pour redescendre du Pas de Bellecombe
Le volcan n’a qu’un accès routier, et il ne passe pas par la côte du Sud-Est. On monte par Bourg-Murat, à la Plaine-des-Cafres — 53,8 km depuis la maison, un peu plus d’une heure en distance routière mesurée — puis on prend la route de la Plaine des Sables jusqu’au parking du Pas de Bellecombe : 77,5 km au total, environ deux heures. Et il faut refaire le même chemin en sens inverse. La route des laves, en bas, longe la côte mais ne remonte nulle part.
Deux heures à l’aller, autant au retour, plus la marche dans l’enclos, qui se compte en heures et pas en minutes : c’est une journée pleine. L’horaire n’est pas négociable non plus, puisque la brume monte régulièrement sur la Plaine des Sables en milieu de journée. On part donc avant le jour — c’est-à-dire avant le petit déjeuner — et on rentre à une heure où l’on n’a plus envie de repartir chercher un restaurant.

Dormir en altitude ou redescendre sur la côte
Autant le dire franchement : si le volcan est la raison du voyage, ce n’est pas ici qu’il faut dormir. Depuis Bourg-Murat et la Plaine-des-Cafres, il reste une petite heure jusqu’au parking au lieu de deux, et gagner ce temps-là sur une journée qui commence de nuit, cela compte. Un séjour de trois jours dont deux au volcan se passe en altitude, pas au bord de l’eau.
Redescendre a du sens dans l’autre cas de figure : le volcan est une journée d’un séjour qui en compte plusieurs, et le reste se passe sur la côte. Vous faites alors la grande route une fois, et les autres jours se jouent à quelques kilomètres — le Puits des Anglais à 2,6 km, le Cap Méchant à 8,9 km, la forêt de Mare-Longue à 11,7 km, la cascade de Grand Galet à 18 km. Le calcul se fait sur la semaine, pas sur la journée du volcan : c’est lui, plus que le reste, qui tranche entre un gîte des Hauts et une chambre d’hôtes à Saint-Philippe.
Une différence pratique avant de choisir : en altitude, les nuits sont fraîches toute l’année ; au bord de mer, il fait chaud et lourd de décembre à mars, et les quatre chambres sont climatisées pour ces nuits-là.
Ce qui se règle avant de partir : le dîner du retour
C’est le point que les gens découvrent sur place, et toujours trop tard. Saint-Philippe est une petite commune : on n’y trouve pas un restaurant ouvert à toute heure, et un retour tardif de volcan tombe précisément à la mauvaise heure. On achète donc en redescendant, et on dîne sur la varangue.
Faire les courses en redescendant
La route du retour repasse par Saint-Pierre, à 29,6 km de la maison, puis par Saint-Joseph, à 12,6 km — la dernière agglomération de cette taille avant chez nous. C’est là que se font les courses, à l’aller ou au retour selon votre horaire. Une glacière dans le coffre règle le problème du trajet, et la varangue commune, ouverte à tous les hôtes, règle le reste : réfrigérateur pour ce qui doit tenir au frais, micro-ondes pour ce qui se réchauffe, vaisselle pour ne pas manger dans du papier d’aluminium. On rapporte, on réchauffe, on mange sur place, sans reprendre la voiture.
Le petit déjeuner quand on part avant le jour
Un départ de nuit veut dire quitter la maison avant le petit déjeuner, qui est compris dans le prix et se prend sur cette même varangue. Cela se dit la veille au soir, pas le matin même sur le pas de la porte. Et cela vaut la peine d’y penser dans l’autre sens : le lendemain du volcan, on ne se lève pas tôt, et le petit déjeuner est justement ce qu’on a envie de prendre sans se presser.

La nuit d’après : salle d’eau privative et climatisation
Après quatre heures de voiture et une marche sur de la lave, les critères changent. Une salle d’eau et des toilettes privatives cessent d’être un détail de fiche descriptive quand on rentre couvert de poussière noire à une heure où les autres dorment. Les quatre chambres en ont chacune les siennes, le linge est fourni, et la climatisation évite la nuit blanche de février. L’Orchidée, pour deux personnes, a une petite terrasse privée : les chaussures de marche y sèchent dehors plutôt que dans la chambre.
La piscine du jardin sert le lendemain matin plus que le soir même — les jambes s’en souviennent. Le Coco y donne directement, pour deux personnes, avec vue sur le jardin. Le Bambou et La Vanille prennent trois personnes et disposent d’un lit bébé. Le prix est le même toute l’année, sans haute saison en juillet ni pour les fêtes, et il est sur la page tarifs.
Voir ce que le volcan a fait sans refaire la route
Le Piton de la Fournaise se regarde d’en haut, depuis le Pas de Bellecombe, mais il se lit aussi en bas, et cette partie-là est à votre porte. En sortant de Saint-Philippe vers l’est, la route traverse le Grand Brûlé : les coulées descendues jusqu’à l’océan, certaines encore nues, d’autres déjà reprises par la végétation, avec les dates peintes au bord de la route. C’est le même volcan, vu par ce qu’il a produit plutôt que par son cratère.

Dans le même registre, les tunnels de lave se visitent avec un guide, au départ de Saint-Philippe, et cela se cale à l’avance. Le Cap Méchant, à 8,9 km, est une coulée bien plus ancienne, arrivée à la mer et taillée par la houle. Tout cela se fait en demi-journée et sans se lever de nuit.
Questions fréquentes
Peut-on monter au volcan et redormir ici le soir même ?
Oui, et beaucoup de nos hôtes le font, mais il faut le prendre pour ce que c’est : 77,5 km à l’aller, autant au retour, environ quatre heures de route en plus de la marche. Le départ se fait avant le jour et le retour en fin d’après-midi ou plus tard. Ce n’est pas une sortie qu’on décide au petit déjeuner.
Faut-il un 4×4 pour monter au volcan ?
Non, la route est carrossable en voiture de tourisme jusqu’au parking du Pas de Bellecombe. La traversée de la Plaine des Sables est la portion la plus rude : on y roule lentement, et la voiture s’y couvre de poussière.
Que faire si l’accès au volcan est fermé le jour prévu ?
Cela arrive : l’accès à l’enclos est fermé par arrêté en cas d’éruption ou de mauvais temps, et l’information se vérifie la veille au soir plutôt que sur le parking. Ce jour-là, la route des laves, le Cap Méchant et la forêt de Mare-Longue font une journée complète sans quitter le Sud. C’est aussi pour ça qu’il vaut mieux ne pas caler le volcan sur la dernière matinée du séjour.
Le volcan est-il faisable avec des enfants depuis ici ?
La route, oui, à condition d’accepter deux heures de voiture au petit matin. La descente dans l’enclos dépend de l’âge et des jambes. Beaucoup de familles s’arrêtent au belvédère du Pas de Bellecombe, regardent, et redescendent : la journée reste intéressante et elle est bien plus courte.
Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, à 77,5 km du Pas de Bellecombe, avec une varangue équipée pour dîner sans ressortir le soir du volcan. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.


