
Le carnet S'informer
Saint-Philippe, La Réunion : que voir, que faire, où manger
À Saint-Philippe, on vient pour le Cap Méchant, le littoral de lave du Baril, la forêt de Mare-Longue et les tunnels de lave. Pour manger, le midi laisse le choix ; le soir, le plus sûr est de rapporter de quoi dîner, et personne ne le dit avant l’arrivée.
Les sites de la commune et leur distance d’ici
Distances routières, mesurées depuis la maison :
- Le Puits des Anglais, au Baril — 2,6 km, cinq minutes.
- Le Jardin des Parfums et des Épices — 5,9 km, sept minutes.
- Le Cap Méchant — 8,9 km, une douzaine de minutes.
- La forêt de Mare-Longue — 11,7 km, mais une vingtaine de minutes : la route monte et se rétrécit.
Aucune de ces sorties ne commence par une heure de voiture, et c’est le vrai argument de dormir ici plutôt qu’à Saint-Pierre, à 29,6 km. C’est aussi ce qui explique qu’on trouve tant de chambres d’hôtes à Saint-Philippe et si peu d’hôtels.
Le littoral : le Cap Méchant, le Baril, la Marine
Le Cap Méchant est ce qu’on voit sur les photos de la commune : une avancée de lave noire où l’océan tape sans lagon pour l’amortir, un sentier de bord de falaise, une forêt de vacoas derrière et des tables de pique-nique dessous. Le site est exposé au vent et au sel, et la matinée y est plus supportable que midi. Quand la houle monte, les paquets de mer passent par-dessus la roche : on regarde de loin, on ne descend pas sur les plateformes basses.
Au Baril, à 2,6 km, le Puits des Anglais est un bassin aménagé en bord d’océan, et le seul endroit proche où l’on se baigne dans l’eau de mer. Son accès dépend de la houle du jour, qui ne se discute pas. La baignade reste interdite hors des zones surveillées et des bassins aménagés, ici comme sur toute la côte ; la piscine du jardin ne pose pas cette question, ce qui compte avec des enfants.
La Marine, en contrebas du bourg, est une cale de mise à l’eau coincée entre les rochers. Ni plage ni promenade : on y comprend en trois minutes pourquoi cette côte n’a jamais eu de port de plaisance.

La forêt, le jardin et les tunnels de lave
La forêt de Mare-Longue est une relique de forêt tropicale humide de basse altitude, l’une des dernières de l’île. On y marche à l’ombre, sur un sentier botanique, au milieu de racines qui prennent toute la place. Il y fait humide même quand il fait beau en bas, et le sol reste glissant longtemps après une averse : chaussures fermées.
Le Jardin des Parfums et des Épices, à 5,9 km, est installé dans cette même forêt : on y suit les plantes à épices sous couvert d’arbres. La visite se fait accompagnée, à des départs fixes — se renseigner sur les horaires du jour avant de prendre la voiture.
Les tunnels de lave sont des galeries laissées par les coulées : la surface s’est figée pendant que la lave continuait dessous. Ils se visitent avec un guide, jamais seul : casque, lampe frontale, passages où l’on se baisse et parfois où l’on rampe. Cela se réserve à l’avance, et le guide peut annuler si la pluie de la veille a fait entrer de l’eau.

Ce qui se fait dans la journée depuis Saint-Philippe
La commune se visite en deux jours. Ce qui prolonge un séjour, c’est ce qu’on atteint autour, et les distances restent courtes tant qu’on reste dans le Sud :
- La cascade de Grand Galet, au bout de la route de la rivière Langevin — 18 km, une demi-heure.
- Manapany-les-Bains et son bassin — 16,1 km, vingt-deux minutes.
- L’Anse des Cascades, côté Piton Sainte-Rose — 33,4 km, trois quarts d’heure.
- Notre-Dame des Laves, l’église que la coulée a contournée sans y entrer — 37,9 km.
Aller à Sainte-Rose oblige à traverser le Grand Brûlé, la pente noire où les coulées descendent jusqu’à l’océan. Prévoir des arrêts plutôt que de traiter cette portion comme un trajet.
Le volcan, lui, n’est pas une sortie d’après-midi. Le Pas de Bellecombe est à 77,5 km et à environ deux heures de route, par les Plaines : on part avant le jour et on redescend quand la brume monte sur la Plaine des Sables. Cela se décide la veille, au vu de la météo du volcan, qui n’a rien à voir avec celle du bord de mer.

Où manger, et à quelle heure y penser
Le midi est le bon moment. C’est là que servent les tables de la commune et les camions-bars du bord de route, et c’est là qu’on mange un cari, un rougail saucisse, du boucané, et la salade de vacoa, qui est d’ici. Les horaires varient d’un établissement à l’autre et d’une saison à l’autre : un appel avant de prendre la voiture évite un aller-retour pour rien, surtout le soir et le dimanche.
Le soir, la question se pose autrement. Reprendre la route, d’abord : Saint-Joseph est à 12,6 km et dix-huit minutes, Saint-Pierre à 29,6 km et trente-sept minutes — mais trente-sept minutes de route littorale de nuit, après une journée dehors, cela se pèse. Rapporter, ensuite : un plat à emporter commandé en fin d’après-midi, ou des courses faites en passant, le supermarché étant à Saint-Joseph.
C’est à cela que sert la varangue commune : réfrigérateur, micro-ondes, vaisselle, ouverte à tout le monde. On rapporte, on réchauffe, on dîne dehors sans ressortir. C’est aussi là que se prend le petit déjeuner, qui n’est pas une option à cocher : il est compris dans le prix de la chambre, le même toute l’année, détaillé sur la page tarifs.
Ce que Saint-Philippe n’a pas
Pas de plage de sable, pas de lagon, pas de sports nautiques : le littoral est en falaise de lave et l’océan y est direct. Pas de vie nocturne non plus, ni de rue commerçante — le bourg a ses commerces, mais on ne fait pas ses grandes courses ici. Et pas de transport en commun pensé pour visiter.
Cela élimine une partie des voyageurs, et mieux vaut le savoir avant qu’après. Qui cherche une plage et des terrasses ouvertes tard sera plus heureux sur la côte Ouest ; qui vient pour la forêt, la lave et des journées qui commencent tôt est au bon endroit. Pour la baignade, il reste la piscine du jardin : Le Coco y donne directement.
Questions fréquentes
Combien de jours faut-il prévoir sur Saint-Philippe ?
Deux journées pleines suffisent : une pour le littoral, une pour la forêt, le jardin et un tunnel de lave. Au-delà, ce n’est plus Saint-Philippe qu’on visite, c’est le Sud depuis Saint-Philippe.
Peut-on visiter sans voiture ?
Difficilement. Il existe des cars le long du littoral, mais ils sont faits pour les trajets des habitants, pas pour un programme de visites, et plusieurs sites sont à l’écart de la route. Sans voiture, le séjour se réduit à ce qu’on atteint à pied, ce qui est peu.
Que faire ici un jour de pluie ?
Le tunnel de lave si le guide le maintient, la forêt de Mare-Longue et le Jardin des Parfums, où l’on marche de toute façon sous les arbres. Les averses du Sud-Est sont le plus souvent courtes et très localisées : il peut pleuvoir au Baril et pas à Saint-Joseph, à 12,6 km. Attendre une heure vaut souvent mieux que renoncer à la journée.
Y a-t-il un endroit où se baigner en mer ?
Le Puits des Anglais, au Baril, à 2,6 km, et c’est à peu près tout à proximité immédiate. Son accès se vérifie sur place, selon la houle du jour. Manapany, à 16,1 km, a aussi un bassin aménagé : c’est le repli quand la mer est trop grosse ici.
Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, à 8,9 km du Cap Méchant et à 2,6 km du Puits des Anglais, avec une varangue commune pour dîner de ce qu’on rapporte du bourg. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.


