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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
Le bassin bleu du Puits des Anglais face aux vagues, sur le littoral du Baril à Saint-Philippe

Le carnet S'informer

Se baigner dans le Sud sauvage : les trois options réelles

8 min de lecture

On se baigne dans le Sud sauvage, mais pas dans la mer ouverte : il n’y a pas de lagon de ce côté de l’île, et la baignade en mer est interdite hors des zones surveillées et des bassins aménagés. Restent trois possibilités réelles — les bassins creusés en bord d’océan, les bassins de rivière et la piscine d’un hébergement — et chacune a ses conditions.

Ce que l’absence de lagon change concrètement

Sur la côte Ouest, une barrière de corail casse la houle et retient une bande d’eau calme : c’est le lagon, et c’est là que se trouvent les plages où l’on entre dans l’eau sans y penser. Ici, rien de tout cela. La côte du Sud-Est est jeune, faite de coulées de lave descendues jusqu’à l’eau, et l’océan frappe la roche directement. Pas de barrière, pas de bande calme, et un fond qui plonge vite à quelques mètres du bord.

S’y ajoute le risque requin, qui vaut pour toute l’île et qui a conduit à interdire la baignade en dehors des zones surveillées et des bassins aménagés. Ce n’est pas une recommandation prudente qu’on peut arbitrer soi-même selon la mer du jour : c’est une interdiction, et elle est affichée sur le littoral.

Les bassins de bord d’océan

Ce sont des cuvettes naturelles ou aménagées dans la roche, remplies et renouvelées par les vagues, et séparées de la houle par une lèvre de basalte. On y a pied, l’eau y est salée et tiède, et c’est la façon locale de se baigner dans la mer sans être dedans.

Le plus proche est le Puits des Anglais, au Baril, à 2,6 km d’ici, soit cinq minutes de voiture. C’est un bassin en bord d’océan, dominé par une petite esplanade d’où l’on voit arriver les séries. Son accès ne dépend pas du mois mais de la houle du jour : quand la mer est grosse, les vagues passent par-dessus la lèvre et le bassin devient un piège. Un coup d’œil depuis le parking suffit à trancher, et l’absence de monde dans l’eau un jour de beau temps est en soi une réponse.

Le bassin bleu du Puits des Anglais face aux vagues, sur le littoral du Baril à Saint-Philippe
Le Puits des Anglais, au Baril, à 2,6 km de la maison : un bassin en bord d’océan, séparé de la houle par une lèvre de basalte. C’est la mer du jour, pas le calendrier, qui décide s’il est praticable.

Manapany-les-Bains, à 16,1 km et une vingtaine de minutes, offre le même principe dans un site plus équipé, avec un bassin aménagé en bord d’océan. C’est l’option quand la houle ferme le Baril, sans garantie : une grosse houle ferme souvent les deux.

Plus loin vers l’ouest, au-delà de Saint-Joseph — qui est à 12,6 km —, Grand Anse à Petite-Île est le site le plus connu du sud : une plage de sable où la baignade en mer est interdite, et où un bassin a été aménagé à une extrémité. C’est une sortie de journée, pas une baignade de fin d’après-midi.

Les bassins de rivière

L’autre eau du Sud, c’est l’eau douce. La route de la rivière Langevin, qui remonte depuis Saint-Joseph, longe une succession de bassins et se termine à la cascade de Grand Galet, à 18 km de la maison et une demi-heure de route. C’est un des rares endroits du secteur où l’on se baigne à l’ombre, dans une eau qui descend des Hauts.

Trois réserves, et elles sont sérieuses. La première est la crue : il peut pleuvoir dans les Hauts sous un ciel parfaitement dégagé au bord de mer, et l’eau arrive en bas avec du retard. Une eau qui monte, qui se trouble ou qui charrie des branches est un signal de sortie immédiate, pas un sujet de discussion. La deuxième est la signalisation : la baignade est interdite à plusieurs endroits de la rivière, dont le pied de la cascade de Grand Galet, et ces panneaux évoluent. Ce sont eux qui font foi, pas ce qu’on a lu dans un guide ou vu sur une photo. La troisième est sanitaire : l’eau douce stagnante de l’île peut porter la leptospirose. On ne s’y baigne pas avec une plaie ouverte, et on n’en boit pas.

La cascade de Grand Galet, au bout de la route de la rivière Langevin
La cascade de Grand Galet, à 18 km par la route de la rivière Langevin. Elle est au plus fort après les pluies — c’est-à-dire au moment précis où l’on ne se met pas à l’eau en aval.

La piscine, celle qui ne dépend de rien

C’est la raison pour laquelle presque toutes les maisons du secteur en ont une. Une piscine dans le jardin ne dépend ni de la houle, ni de la pluie tombée dans les Hauts, ni d’un panneau posé la veille. Elle sert le matin avant de partir, elle sert surtout au retour, quand on rentre du volcan ou d’une marche et qu’il reste une heure de jour.

Ici, elle est dans le jardin, et Le Coco y donne directement. Une précision qui a son importance dans une maison d’hôtes : il n’y a pas de surveillance de baignade, les enfants restent sous la responsabilité de leurs parents.

La piscine entourée de végétation dans le jardin de la maison d’hôtes
La piscine du jardin. Sur cette côte, c’est le seul point d’eau dont l’accès ne se décide pas le matin même en regardant la mer.

Si votre séjour repose sur la plage

Autant le dire franchement : le Sud sauvage n’est pas la bonne base. Il n’y a pas ici de plage de sable où l’on entre dans l’eau, et les journées plage se font sur l’Ouest, entre l’Étang-Salé et Saint-Paul. Saint-Pierre est déjà à 29,6 km, soit 37 minutes de route, et le lagon commence encore au-delà. Faire cette route tous les jours n’a pas de sens.

Venir ici a du sens pour la forêt, la lave, les cascades, les jardins et une côte qu’on regarde plus qu’on ne la pratique — c’est détaillé sur la page que faire à Saint-Philippe. La baignade y est un complément quotidien, pas le programme.

Ce qui se vérifie avant de se mettre à l’eau

  • L’état de la mer, pour les bassins de bord d’océan. Une houle annoncée la veille se voit encore le lendemain, même sous le soleil.
  • Le temps dans les Hauts, pour la rivière. Ce n’est pas la météo du bord de mer qui fait monter l’eau.
  • Les panneaux sur place. Ils sont plus à jour que n’importe quelle page web, celle-ci comprise.
  • Des chaussures qui tiennent. Le basalte mouillé et les galets de rivière sont glissants, et la plupart des ennuis dans ces bassins sont des chutes, pas des noyades.

Questions fréquentes

Peut-on se baigner au Cap Méchant ?

Non. Le Cap Méchant, à 8,9 km, est une côte de falaise basaltique battue par la houle : c’est un site de promenade et de point de vue, avec des vagues qui remontent haut sur la roche. On y marche, on n’y nage pas, et il vaut mieux y garder ses distances avec le bord par mer formée.

L’eau des bassins de rivière est-elle froide ?

Nettement plus froide que la mer, toute l’année. Elle descend des Hauts et elle coule souvent à l’ombre. C’est agréable en plein été austral, au milieu de la journée ; beaucoup moins en juillet en fin d’après-midi, quand le fond des ravines ne prend plus le soleil.

Peut-on se baigner avec de jeunes enfants ?

La piscine est le point d’eau le plus simple avec des petits, parce qu’elle ne change pas d’un jour à l’autre. Les bassins de bord d’océan se décident sur place et selon la mer du jour ; ceux de la rivière ont un fond irrégulier et des rochers glissants. Le Bambou accueille trois personnes et dispose d’un lit bébé.

Y a-t-il une saison où les bassins de bord d’océan sont plus souvent fermés ?

Les houles australes touchent surtout l’hiver austral, de mai à novembre, et ce sont elles qui ferment le plus souvent ces bassins. Mais une houle peut arriver n’importe quand, et l’été austral a ses propres épisodes de mer forte. Aucune période ne garantit un bassin praticable un jour donné.

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