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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
La forêt de vacoas du littoral du Baril, face à l’océan

Le carnet S'informer

Un week-end dans le Sud sauvage quand on habite La Réunion

7 min de lecture

Deux nuits, du vendredi soir au dimanche en fin d’après-midi : c’est le format qui tient quand on vient du Nord ou de l’Ouest, parce qu’avec une seule nuit la moitié du week-end passe dans la voiture. Depuis l’aéroport de Sainte-Marie, il y a 87,6 km et environ 1 h 30 jusqu’ici ; depuis Saint-Pierre, 29,6 km et une quarantaine de minutes — et c’est cet écart, plus que le programme, qui décide de la forme du séjour.

La route, en kilomètres mesurés

Toutes les distances de cet article sont routières, relevées depuis la maison, au Baril. Elles valent dans les deux sens :

  • Sainte-Marie (aéroport Roland-Garros) : 87,6 km, environ 1 h 30.
  • Saint-Benoît : 56,9 km, environ 1 h 10 par la route de l’Est.
  • Saint-Pierre : 29,6 km, environ 37 minutes.
  • Saint-Joseph : 12,6 km, moins de 20 minutes.

Ce sont des durées de calcul, sans trafic. Un vendredi de fin de journée, la sortie du Nord et la traversée de Saint-Pierre s’ajoutent, et personne n’a jamais gagné du temps en partant à 17 h. Partir après le dîner ou tôt le samedi matin change davantage le week-end que le choix de l’itinéraire.

Si vous habitez Saint-Joseph ou Saint-Pierre, la question n’est pas la distance : elle est de ne pas reprendre la route le soir, et de commencer le samedi sur place plutôt que sur la route.

Le samedi tient dans une douzaine de kilomètres

C’est la différence entre un week-end dans le Sud sauvage et une journée d’excursion : ici, on ne roule plus. Le Cap Méchant est à 8,9 km, soit une douzaine de minutes. Le Jardin des Parfums et des Épices est à 5,9 km. La forêt de Mare-Longue, relique de forêt tropicale humide de basse altitude, est à 11,7 km. Le Puits des Anglais, au Baril, est à 2,6 km — cinq minutes.

Une journée entière peut se construire là-dedans sans jamais dépasser vingt minutes de voiture, en revenant déjeuner ou se baigner entre deux sorties. Le détail de ce qui se visite autour est sur la page que faire à Saint-Philippe.

Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, vues du ciel
Le Cap Méchant, à 8,9 km de la maison : des falaises de lave frappées de plein fouet, sans plage ni lagon. C’est le paysage dominant de cette côte, et il se visite en fin de journée quand la lumière tombe dessus.

Le samedi soir, sans reprendre la voiture

C’est le point que les habitants de l’île sous-estiment le plus : le soir venu, dans le Sud-Est, on ne trouve pas la même densité de restaurants qu’à Saint-Pierre ou Saint-Gilles, et refaire les 29,6 km de Saint-Pierre dans les deux sens pour dîner annule le bénéfice du week-end.

La varangue commune répond à cela. Elle est ouverte à tous les occupants de la maison et dispose d’un réfrigérateur, d’un micro-ondes et de la vaisselle : on rapporte ce qu’on a acheté en chemin, on réchauffe, on mange sur place. Le réflexe des habitués est de faire les courses avant d’arriver, à Saint-Joseph ou à Saint-Philippe, plutôt que de ressortir une fois installé. Le lendemain, c’est au même endroit que se prend le petit déjeuner, qui est compris dans le prix de la chambre.

Petit déjeuner servi sur la nappe madras : confitures maison, brioche, pain frais, jus et café
La varangue, ici au petit déjeuner. Le reste du temps, son réfrigérateur et son micro-ondes sont à disposition : c’est ce qui permet de dîner sans reprendre la route.

Le dimanche : rentrer par l’est ou par l’ouest

Un week-end mal construit, c’est un aller-retour par la même route. Or Saint-Philippe est le point où l’on peut choisir son retour, et les deux sens n’offrent pas la même chose.

Par l’est, la route traverse le Grand Brûlé, où les coulées descendent jusqu’à l’océan. L’Anse des Cascades est à 33,4 km, Notre-Dame des Laves à 37,9 km, Saint-Benoît à 56,9 km. Pour qui rentre au Nord, ce sens transforme le retour en tour de l’île plutôt qu’en trajet refait à l’envers.

Par l’ouest, la cascade de Grand Galet est à 18 km au bout de la route de la rivière Langevin, et Manapany-les-Bains à 16,1 km, avec son bassin aménagé. C’est le retour logique quand on habite le Sud ou l’Ouest, et il ajoute une matinée de visite sans allonger la route.

La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
Le Grand Brûlé, sur la route de l’Est. Les coulées les plus anciennes sont déjà reprises par la végétation, les plus récentes sont encore nues : la différence se voit à l’œil nu depuis la route.

Ce qu’un week-end de deux nuits ne permet pas

Le volcan, d’abord. Le Pas de Bellecombe est à 77,5 km et à environ deux heures de route d’ici. Ce n’est pas la porte à côté, et ce n’est pas une demi-journée : on part avant le jour, on marche le matin, on redescend quand la brume monte. Caler cela dans un samedi revient à sacrifier le reste du week-end, et à rouler quatre heures pour une météo d’altitude qui n’a rien à voir avec celle du bord de mer.

La plage, ensuite. Il n’y a pas de lagon de ce côté de l’île et la baignade en mer est interdite hors des zones surveillées et des bassins aménagés. Le Puits des Anglais dépend de la houle du jour, et il arrive qu’il soit impraticable tout le week-end. La piscine du jardin ne pose pas cette question ; Le Coco y donne directement.

La météo, enfin. Sur deux jours, une journée de pluie compte double. Cette côte reçoit plus d’eau que l’Ouest toute l’année, et un week-end réservé trois semaines à l’avance se joue sans garantie. C’est le prix de la végétation qu’on vient voir.

Réserver quand on habite déjà l’île

Le calcul n’est pas celui d’un visiteur : pas d’avion, pas de location de voiture, un plein d’essence et deux nuits. Le tarif, lui, ne dépend pas du calendrier — il est identique en juillet, en décembre et en mars, petit déjeuner compris, et il est affiché sur la page tarifs. S’y ajoute la taxe de séjour, 0,80 € par personne et par nuit, inchangée depuis 2019.

Pour deux, L’Orchidée a une petite terrasse privée et Le Coco un accès direct à la piscine. À trois, Le Bambou dispose d’une terrasse extérieure privée et La Vanille donne sur le jardin ; les deux acceptent un lit bébé. Les quatre chambres sont climatisées, avec salle d’eau et toilettes privatives, et le linge est fourni.

Questions fréquentes

Une seule nuit, est-ce que cela vaut le coup ?

Depuis Saint-Joseph, Saint-Pierre ou le Tampon, oui : le trajet reste court et une nuit suffit à changer de rythme. Depuis Saint-Denis ou Saint-Paul, non — vous passerez trois heures de route pour une soirée et une matinée. Le samedi soir sur place est ce qui fait la différence, et il n’existe pas dans un week-end d’une nuit parti tard.

Deux adultes et deux enfants, une chambre suffit-elle ?

Non, sauf si le plus jeune dort en lit bébé. Aucune chambre n’accueille quatre personnes : Le Bambou et La Vanille montent à trois, plus un lit bébé, L’Orchidée et Le Coco sont pour deux. Une famille de quatre prend donc deux chambres, et c’est mieux de le savoir avant de comparer les tarifs.

Il pleut tout le samedi : que reste-t-il ?

La forêt de Mare-Longue se marche sous la canopée, ce qui la rend praticable par temps couvert. Les tunnels de lave se visitent avec un guide, et le mauvais temps ne les concerne pas. Le reste de la journée se passe sur la varangue, et c’est une façon honnête de finir un samedi pluvieux.

Un pont de trois jours change-t-il quelque chose ?

Oui, et c’est le seul cas où le volcan devient réaliste : une journée entière lui est consacrée, sans amputer les deux autres. Avec trois nuits, on peut aussi séparer le littoral du Sud et celui de l’Est au lieu de tout ramasser en une journée.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres à Saint-Philippe, à 8,9 km du Cap Méchant et à 29,6 km de Saint-Pierre, avec une varangue équipée pour dîner sans reprendre la voiture. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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