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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
Les falaises de lave noire du Cap Méchant battues par l’océan, vues du ciel

Le carnet S'informer

Combien de jours pour visiter La Réunion ? Le vrai calcul

7 min de lecture

Deux semaines pour faire le tour de l’île sans courir. Dix jours si vous acceptez de laisser un cirque de côté, une semaine si vous vous limitez à une moitié d’île. Ce qui fixe cette durée n’est pas la taille de La Réunion, c’est son relief : presque tout se contourne, et rien ne se traverse.

Ce que chaque durée permet vraiment

Les quatre cas de figure, une fois la voiture louée :

  • Une semaine. Une moitié d’île, pas deux. Soit le Sud et le volcan, soit l’Ouest et un cirque. Vouloir les deux revient à passer ses journées sur la route.
  • Dix jours. Le tour du littoral, un cirque, le volcan, avec deux ou trois hébergements successifs. C’est la durée la plus courante, et la plus tendue.
  • Deux semaines. Le tour, deux cirques, le volcan, quelques randonnées, et de la marge quand le temps se ferme.
  • Trois semaines et plus. Ce qui ne rentre nulle part ailleurs : Mafate à pied, plusieurs jours de suite en montagne, les journées sans programme.

En dessous d’une semaine, ce n’est plus visiter l’île, c’est visiter une région. Ce n’est pas un mauvais séjour pour autant, c’en est un autre.

Pourquoi les kilomètres ne disent rien

Sur une carte, La Réunion se traverse en une matinée. Sur la route, l’échelle change dès qu’on quitte le littoral. Quatre trajets mesurés depuis Saint-Philippe :

  • L’aéroport Roland-Garros, à l’autre bout de l’île : 87,6 km, à peu près une heure et demie.
  • Le Pas de Bellecombe, d’où part la descente vers le volcan : 77,5 km, mais environ deux heures.
  • Saint-Benoît, sur la côte Est : 56,9 km, un peu plus d’une heure.
  • Saint-Pierre : 29,6 km, moins de quarante minutes.

Comparez les deux premiers. Dix kilomètres de moins, une demi-heure de plus : monter au volcan, c’est rouler à moins de 40 km/h de moyenne. La règle vaut partout où l’on prend de l’altitude, et elle ruine les plannings construits au kilomètre.

Illustration : le Piton de la Fournaise et une coulée de lave
Le Pas de Bellecombe, porte d’entrée du Piton de la Fournaise, est à 77,5 km de Saint-Philippe : on y monte par les Plaines, jamais par la côte.

Deuxième piège : les endroits qui font venir les gens ici sont presque tous des culs-de-sac. Cilaos, Salazie, le Pas de Bellecombe, les départs vers Mafate — on y monte et on redescend par où l’on est venu. Chacun consomme une journée entière, aller-retour compris.

Les journées qu’on oublie de compter

Le jour d’arrivée. Le vol depuis la métropole est long. Il faut ensuite récupérer une voiture et rejoindre son hébergement : depuis Roland-Garros, comptez à peu près une heure et demie pour descendre dans le Sud. Ce n’est pas une journée de visite, et la suivante reste lente.

Les jours où le temps décide. Le sommet du volcan se couvre, l’accès à l’enclos peut être fermé, les cascades se chargent après une forte pluie et les baignades ferment. Sur deux semaines, deux journées de rattrapage ne sont pas du confort : ce sont elles qui permettent de revenir le lendemain au lieu de renoncer.

Le jour du départ. Même mécanique qu’à l’arrivée, dans l’autre sens, avec en plus la voiture à rendre.

Sur un séjour vendu comme une semaine, ces trois postes prélèvent facilement deux journées. Il en reste cinq.

Combien de fois changer d’hébergement

Chaque déménagement coûte une demi-journée : refaire les valises, libérer la chambre le matin, récupérer les clés suivantes en fin d’après-midi. Trois hébergements sur une semaine, c’est une journée et demie prise sur sept.

  • Une semaine : une seule base, et on choisit son secteur une bonne fois.
  • Dix jours à deux semaines : deux bases, trois au maximum. Une dans l’Ouest ou le Nord, une dans le Sud, éventuellement une nuit dans les Hauts la veille d’une randonnée matinale.

Le Sud fait une base commode parce qu’il est dense. Depuis Saint-Philippe : le Puits des Anglais est à 2,6 km, le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km, le Cap Méchant à 8,9 km, la forêt de Mare-Longue à 11,7 km, Manapany à 16,1 km, la cascade de Grand Galet à 18 km. Six sorties sans jamais dépasser la demi-heure de route. Pour qui veut poser sa base de ce côté-ci, le point de départ est la page des chambres d’hôtes à Saint-Philippe.

Racines monumentales dans la forêt tropicale de Mare-Longue, sur le sentier botanique
La forêt de Mare-Longue est à 11,7 km de la maison, soit une vingtaine de minutes : une sortie qui tient dans une fin de journée.

Ce qu’il faut accepter de laisser

Un séjour court qui prétend tout voir se solde par des photos prises depuis un parking. Autant arbitrer avant de partir.

  • Mafate ne se gagne qu’à pied et suppose au moins une nuit sur place. Sur une semaine, c’est Mafate ou le reste.
  • Deux cirques dans le même séjour supposent deux montées et deux descentes distinctes : ils ne communiquent pas par la route.
  • Dormir dans le Sud pour être près du volcan est une erreur de lecture de carte. Le Pas de Bellecombe est à environ deux heures d’ici. Pour un lever de soleil sur l’enclos, il faut partir en pleine nuit ou dormir dans les Hauts la veille.
  • Le tour de l’île en une journée existe, et il ne montre que des bords de route.

Se poser dans le Sud sauvage

Coco Vanille est une maison d’hôtes à Saint-Philippe, tenue par Jenny. Quatre chambres, chacune avec sa salle d’eau et ses toilettes privatives, la climatisation et le linge fourni. Le petit déjeuner est compris, et les conditions ne changent pas d’une saison à l’autre : sur dix ou quinze nuits, ce détail cesse d’en être un.

La varangue est ouverte à tous, avec réfrigérateur, micro-ondes et vaisselle. Sur un long séjour, c’est ce qui évite de ressortir dîner chaque soir : les jours de retour tardif, on rapporte ce qu’on veut et on le mange sur place. Il y a aussi une piscine dans le jardin, pour les jours où l’on ne reprend pas la route. Les familles regardent en général Le Bambou, qui accueille trois personnes plus un lit bébé et dispose de sa terrasse extérieure privée.

La piscine entourée de végétation dans le jardin de la maison d’hôtes
Sur un séjour long, il faut des journées sans voiture. La piscine du jardin sert à celles-là.

Questions fréquentes

Faut-il louer une voiture pour visiter La Réunion ?

Pour visiter, oui. Le réseau de cars relie les villes du littoral, mais il ne dessert pas les départs de sentiers, et pas aux heures où l’on part marcher. Sans voiture, un séjour se réduit à une commune et à ce qui s’en atteint à pied.

Le jour d’arrivée compte-t-il comme une journée de visite ?

Comptez-le pour une demi-journée au mieux. Entre le vol, les formalités, la location du véhicule et la route jusqu’à l’hébergement, il ne reste pas grand-chose, et le corps suit mal. Prévoir la première nuit près de l’aéroport est une option.

Peut-on prévoir de voir le volcan en éruption ?

Non. Une éruption ne s’annonce pas à l’avance et, quand elle se produit, l’accès au site peut être restreint pour des raisons de sécurité. Le Piton de la Fournaise se visite pour ce qu’il est le reste du temps : un enclos, des cratères, une route qui traverse la Plaine des Sables. Les coulées anciennes, elles, se voient à toute heure sur la côte du Grand Brûlé.

Une semaine entière dans le Sud, est-ce trop long ?

Non, à condition d’assumer de ne pas voir l’Ouest. Entre le littoral de lave, la forêt de Mare-Longue, les cascades de Langevin, Saint-Joseph à 12,6 km et Saint-Pierre à 29,6 km, il y a de quoi remplir sept journées sans refaire deux fois le même trajet. Les conditions de séjour figurent sur la page tarifs.

Comment demander un séjour de deux semaines ?

Un long séjour porte sur une suite de nuits consécutives dans la même chambre : c’est une demande plus précise qu’une nuit isolée. Écrivez avec vos dates exactes et le nombre de personnes, plutôt qu’avec une période approximative, et dites quelle chambre vous intéresse.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Une base unique à Saint-Philippe, pour un séjour d’une semaine comme de deux, sans déménagement de plus. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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