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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
Illustration : le Piton de la Fournaise et une coulée

Le carnet S'informer

Dormir près du volcan de La Réunion : les options

3 min de lecture

Disons-le tout de suite, parce que personne ne le dit : on ne dort pas « près » du Piton de la Fournaise. Il n’y a pas de village au pied du cratère. Le parking du Pas de Bellecombe, d’où part la randonnée, est au bout d’une route de montagne qu’il faut monter depuis la Plaine-des-Cafres. La vraie question n’est donc pas la distance à vol d’oiseau, mais le temps de route au petit matin.

Les trois bases possibles, et leur temps de route

Trois zones se disputent le titre de « base volcan ». Elles ne servent pas le même séjour.

  • Bourg-Murat et la Plaine-des-Cafres. C’est le plus près du départ de la randonnée. On y dort dans le froid — la Plaine est à plus de 1 500 m — et on ne voit ni la mer ni la forêt. Base idéale si le volcan est votre seul objectif.
  • Le Sud sauvage, côte est. Depuis Saint-Philippe, le parking du Pas de Bellecombe est à 77,5 km par la route, soit environ deux heures : il faut redescendre vers Saint-Pierre, remonter la Plaine-des-Cafres jusqu’à Bourg-Murat — 53,8 km depuis chez nous — puis prendre la route forestière du Volcan.
  • Saint-Pierre et l’Ouest. Le volcan est à peu près à la même distance, mais on n’a plus la côte est en prime.

Deux heures de route, c’est la réalité. Une maison d’hôtes qui vous annonce le volcan « à vingt minutes » parle de la distance à vol d’oiseau, et vous partirez fâché.

Alors pourquoi dormir dans le Sud-Est

Parce que le volcan ne se visite pas seulement par le haut. La face est de la Fournaise descend jusqu’à la mer, et c’est là que ça se passe.

Le Grand Brûlé, l’enclos par lequel les coulées atteignent l’océan, se traverse en voiture sur la route nationale : on roule au milieu de coulées de plusieurs dizaines d’années, sur des couches de lave datées et encore noires. Les tunnels de lave se visitent avec un guide, dans le même secteur. Notre-Dame des Laves à Sainte-Rose — l’église que la coulée de 1977 a contournée — est à 37,9 km de la maison, et l’Anse des Cascades à 33,4 km.

Autrement dit : dormir ici, c’est voir ce que le volcan a fait, et monter au cratère une journée sur les quatre.

La journée volcan, organisée depuis le Sud sauvage

Elle demande d’être planifiée, et c’est faisable.

  1. Partez tôt. Très tôt. Les nuages montent en fin de matinée et bouchent le cratère — c’est la règle la plus constante de la montagne réunionnaise. Deux heures de route avant l’aube, ce n’est pas agréable, mais c’est ce qui garantit la vue.
  2. Vérifiez l’accès la veille. L’enclos ferme en cas d’éruption ou d’alerte, et la décision se prend au jour le jour.
  3. Prévoyez du chaud. Le Pas de Bellecombe est à plus de 2 200 m : au lever du jour il y fait froid, franchement froid, et vous serez partis d’une côte à vingt-cinq degrés. Une polaire et un coupe-vent, au minimum.
  4. Comptez la journée entière. Route, marche, retour : ce n’est pas une demi-journée.

Et le soir

Vous redescendez de plus de deux mille mètres vers la côte, et vous retrouvez la chaleur. C’est le moment où une piscine dans le jardin cesse d’être un argument commercial. Chez nous, il y en a une, et la chambre Le Coco y donne directement.

Les quatre chambres sont climatisées, avec salle d’eau et toilettes privatives — utile quand on rentre couvert de poussière volcanique. Le petit déjeuner est compris, et le prix est le même toute l’année. Les quatre chambres sont détaillées sur la page des chambres.

Coco Vanille — maison d’hôtes à Saint-Philippe, au pied du Grand Brûlé. Voir les chambres.

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