
Le carnet S'informer
Où louer une voiture à La Réunion et où la prendre
On prend la voiture à l’aéroport où l’on atterrit : Roland-Garros, à Sainte-Marie, pour les vols long-courriers, Pierrefonds, à Saint-Pierre, pour les vols régionaux. Les autres solutions — agence de ville, location sur une partie du séjour — existent, mais elles supposent un aller-retour que la géographie du Sud sauvage rend cher en temps.
Prendre la voiture là où vous atterrissez
La Réunion se conduit. Hors du corridor Saint-Denis – Saint-Pierre, les distances sont courtes mais les bus sont lents et calés sur des horaires qui n’épousent ni les vols de nuit ni les départs de randonnée. Dès qu’on dort ailleurs que dans une grande ville, la voiture n’est pas un confort : c’est ce qui permet de sortir de la maison. Et chaque heure de décalage entre l’atterrissage et la prise du véhicule se paie en taxi, en attente, ou en première journée perdue.
Deux familles de loueurs se partagent l’île : les enseignes internationales, présentes dans les deux aérogares, et les loueurs réunionnais, dont certains n’ont pas de comptoir dans le hall et vous font monter dans une navette vers un parc voisin. Aucune des deux n’est meilleure par nature ; ce qui change, c’est ce que vous ferez tard le soir avec des valises. Demandez où se retire exactement le véhicule, et jusqu’à quelle heure le comptoir reste tenu.
Roland-Garros, Pierrefonds ou une agence de ville
Roland-Garros, à Sainte-Marie
C’est l’aéroport des vols long-courriers, donc celui par lequel arrivent la plupart des voyageurs venus de métropole. Depuis la maison, il est à 87,6 km, soit un peu plus d’une heure et demie de route mesurée sans trafic — davantage aux heures de pointe autour de Saint-Denis. C’est le trajet le plus long cité ici, et il se fait juste après le vol. Regardez l’heure d’atterrissage : de nuit, sur une côte qu’on ne connaît pas, cette route est plus longue que ce que dit le calcul.
Pierrefonds, à Saint-Pierre
Pierrefonds est à 39,7 km, une cinquantaine de minutes. C’est un petit aéroport, tourné vers les vols régionaux, où l’offre de loueurs est mécaniquement plus étroite qu’à Roland-Garros. Si vous arrivez par là, réservez tôt plutôt que de compter sur ce qui restera au comptoir.
Les agences de ville
Il n’y a pas de comptoir de location à Saint-Philippe : les agences sont dans les aéroports et dans les villes, à commencer par Saint-Pierre, à 29,6 km et trente-sept minutes. Louer en ville n’a de sens que dans un cas : vous passez d’abord quelques jours ailleurs sans voiture, et vous n’en prenez une que pour la seconde partie du séjour. Sinon, l’économie de quelques jours de location se paie en trajets — il faut un moyen d’aller jusqu’à l’agence, puis refaire la route en sens inverse pour rendre le véhicule.
Ce qu’on vous demande au comptoir
- Le permis. La Réunion est un département français : un permis français ou européen suffit. Hors Union européenne, le permis international se règle dans le pays de départ, jamais à l’arrivée.
- Une carte bancaire au nom du conducteur. Une caution y est bloquée pendant toute la location. Les cartes prépayées, et la carte du conjoint quand ce n’est pas lui qui conduit, posent régulièrement problème au comptoir.
- Un âge et une ancienneté de permis minimum, variables d’un loueur à l’autre, parfois assortis d’une majoration jeune conducteur. Cela se lit dans les conditions du loueur, pas sur un comparateur.
- Le nom de chaque conducteur. Un conducteur non déclaré n’est pas couvert en cas de dommage : le deuxième nom s’ajoute à la réservation, pas sur le parking.
Les clauses qui comptent vraiment ici
La franchise. Le montant qui reste à votre charge en cas de dommage est la principale différence entre deux offres qui semblent proches. Son rachat se vend au comptoir, souvent plus cher qu’au moment de réserver.
Les pistes. Beaucoup de contrats excluent les voies non revêtues : c’est une clause à lire avant de s’engager sur une piste, pas après. Et un radier submergé ne se franchit pas, ni en voiture de location, ni en voiture personnelle.
La boîte de vitesses. Les boîtes automatiques existent dans les flottes de l’île mais y restent minoritaires. Si vous ne conduisez qu’en automatique, réservez tôt et faites-le confirmer par écrit : cela se règle mal une fois sur place.
L’état des lieux et le carburant. Photographiez le véhicule sous tous les angles à la prise en charge, bas de caisse compris : les routes étroites du Sud sont bordées de végétation, et une rayure se discute mieux avec une photo horodatée. Vérifiez aussi la règle de restitution du carburant, et où se trouve la station la plus proche du retour.
Ce que la voiture change une fois installé dans le Sud
Une fois le véhicule pris, le Sud se parcourt vite. Ces distances sont routières, mesurées depuis la maison : le Puits des Anglais est à 2,6 km, le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km, le Cap Méchant à 8,9 km, la forêt de Mare-Longue à 11,7 km, Saint-Joseph à 12,6 km, la cascade de Grand Galet à 18 km, l’Anse des Cascades à 33,4 km et Notre-Dame des Laves à 37,9 km. Une semaine de visites tient presque entièrement dans des trajets de moins d’une heure.

L’exception, c’est le volcan. Le Pas de Bellecombe est à 77,5 km et à environ deux heures de route, parce qu’il faut monter par les Plaines. Ce n’est pas une sortie d’après-midi : on part avant le jour, et c’est le seul trajet du séjour comparable à celui de l’aéroport. Le reste est détaillé sur la page que faire à Saint-Philippe.
Côté budget, la voiture est avec le vol le poste qui bouge le plus selon la période : juillet-août et les fêtes tendent la flotte de l’île entière. Le tarif de la chambre, lui, ne bouge pas d’un mois à l’autre chez nous : il est sur la page tarifs.
Se passer de voiture, et jusqu’où ça tient
C’est possible, à condition de savoir ce qu’on accepte. Le réseau de bus dessert Saint-Philippe et permet de rejoindre Saint-Pierre ou Saint-Benoît ; il ne permet pas d’être au départ d’un sentier à sept heures du matin. Sans voiture, le séjour se recentre sur le bourg, le littoral proche et la maison.

Il y a aussi les journées où l’on ne prend pas la voiture, parce qu’il pleut ou qu’on a roulé trois jours d’affilée. Elles se passent bien : la piscine du jardin, et la varangue commune avec son réfrigérateur, son micro-ondes et sa vaisselle, de quoi dîner sur place sans ressortir.
Questions fréquentes
Peut-on prendre la voiture à Roland-Garros et la rendre à Pierrefonds ?
Certains loueurs l’acceptent, souvent avec un supplément, d’autres non. Cela se demande avant de réserver et se fait confirmer par écrit. Si votre vol aller et votre vol retour n’utilisent pas le même aéroport, c’est la question à poser avant même le prix.
Faut-il un 4×4 pour monter au volcan ou aller dans les Hauts ?
Non, le sujet n’est pas la puissance du véhicule mais le contrat : ce qui bloque, ce sont les clauses sur les voies non revêtues. Ce qui décide de la journée au volcan, c’est l’état de l’accès, qui peut être fermé par arrêté, et la météo du secteur, qui n’a rien à voir avec celle du bord de mer.
Combien de jours faut-il louer ?
Toute la durée du séjour, si vous dormez dans le Sud sauvage : garder la voiture un jour de plus coûte moins cher que de réorganiser une journée entière autour d’un horaire de bus. La seule économie réelle est de ne pas louer pendant les nuits passées en ville, où l’on marche.
Peut-on louer un siège auto avec la voiture ?
Les loueurs en proposent, en supplément et en nombre limité : cela se réserve en même temps que le véhicule, pas à l’arrivée. Beaucoup de familles embarquent le leur en bagage. Le Bambou et La Vanille reçoivent trois personnes et disposent d’un lit bébé.
Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, à 39,7 km de Pierrefonds et à 87,6 km de Roland-Garros, au départ des visites du Sud plutôt qu’à l’écart. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.


