
Le carnet S'informer
Où manger à Saint-Philippe et autour : les bonnes adresses
On mange bien à Saint-Philippe, mais dans un créneau étroit : l’offre tient en quelques adresses, elle tourne surtout le midi, et une bonne partie de ce qui se mange le soir se commande dans la journée. La méthode qui évite les mauvaises surprises : décider le matin ce que l’on dînera le soir, et garder la varangue de la maison comme repli, avec son réfrigérateur, son micro-ondes et sa vaisselle.
Vous ne trouverez pas de liste de noms ici, et c’est délibéré : dans une commune de bout de route, une table ouvre, une autre change son jour de fermeture, et une liste écrite une fois serait fausse six mois plus tard. Ce qui suit décrit les catégories, les habitudes et les distances mesurées ; le détail du moment se demande à l’arrivée.
Ce que l’on trouve sur place, par catégorie
Quatre familles d’adresses, qui ne fonctionnent pas de la même manière.
- Les tables créoles. Cari poulet, rougail saucisse, boucané, cabri massalé, salade de vacoa quand il y en a. Sur place ou à emporter, et souvent sur commande passée le matin pour le midi. C’est déroutant la première fois, c’est la norme ici.
- Les camions-bars et les snacks. Sandwichs, bouchons, samoussas, bonbons piment. Ils s’installent autour de midi et s’arrêtent quand c’est vendu, pas quand une pancarte le dit.
- Les boulangeries. Le pain, mais surtout les pâtés créoles et les sandwichs du matin : c’est le ravitaillement le plus simple pour une journée de route.
- Les supérettes. De quoi composer un dîner sans dépendre d’une commande ni d’une heure de fermeture. C’est le recours le plus fiable des quatre.
Tout cela se répartit entre le bourg, où sont la mairie et les commerces, et Le Baril, plus à l’est sur la RN2. Rien n’est loin : Le Baril est à 2,6 km de la maison, cinq minutes de route.

Le soir, la question change
À midi, on trouve toujours quelque chose. Le soir, c’est une autre affaire : les cuisines ferment tôt, plusieurs adresses ne servent pas du tout, et celles qui servent demandent souvent à être prévenues. Ajoutez les jours de fermeture hebdomadaire, qui ne sont pas les mêmes d’une adresse à l’autre, et vous tenez la seule vraie difficulté d’un séjour ici.
Elle se règle en amont, pas à 19 h. Trois réflexes suffisent : téléphoner avant de prendre la voiture, commander le midi le repas du soir quand l’adresse le propose, et faire ses courses la veille des jours fériés. Aucun des trois n’est spontané quand on vient d’une ville où tout est ouvert — c’est pour cela qu’on se fait avoir la première fois.
La raison est simple : Saint-Philippe n’est pas une station balnéaire, et personne n’y tient une cuisine ouverte tard le soir pour trois clients de passage.
Dîner sur la varangue, sans ressortir
La varangue est commune aux quatre chambres et ouverte à tous : réfrigérateur, micro-ondes, vaisselle. Un cari acheté à midi se garde et se réchauffe le soir, une salade rapportée de la supérette fait un dîner, et une soirée de pluie ne se termine pas au volant. La maison sert le petit déjeuner ; le repas du soir, c’est vous qui le rapportez.
C’est aussi là que circulent les adresses qui ont marché ce jour-là. Pour ceux qui préfèrent manger à part, L’Orchidée a sa petite terrasse privée et Le Bambou sa terrasse extérieure.

Manger dehors : pique-nique et bord de route
Le pique-nique n’est pas un pis-aller ici mais une pratique locale, et le dimanche elle occupe tout le littoral. Le plus proche est le Puits des Anglais, au Baril, à 2,6 km ; le Cap Méchant est à 8,9 km et douze minutes de route ; l’Anse des Cascades, à 33,4 km, est l’autre grand rendez-vous de la côte. Deux règles : arriver tôt le week-end, les familles s’installant dès le petit matin, et repartir avec ses déchets.
Ce qu’on emporte s’achète le matin même : pâtés créoles à la boulangerie, samoussas et bouchons au camion-bar, fruits de saison. Côté vanille et épices, le Jardin des Parfums et des Épices est à 5,9 km, sept minutes de route.
Quand il faut du choix : Saint-Joseph et Saint-Pierre
Si vous voulez comparer trois cartes avant de vous décider, il faut sortir de la commune. Saint-Joseph est à 12,6 km, dix-huit minutes de route, et c’est là que se trouve le supermarché le plus proche. Saint-Pierre est à 29,6 km, trente-sept minutes : le choix y devient large, restaurants, front de mer et marché compris.
Une réserve sur le retour : la RN2 est une route de bord de mer, sinueuse, sans éclairage sur de longues portions, et la nuit tombe tôt toute l’année. Trente-sept minutes de jour ne sont pas trente-sept minutes de nuit sous la pluie. Aller dîner à Saint-Pierre est un projet de soirée, pas une décision qu’on prend à 20 h.
Dormir ici plutôt qu’en ville, c’est accepter un échange : moins de choix le soir, et le Sud sauvage devant la porte le matin. C’est ce que détaille la page sur les chambres d’hôtes de Saint-Philippe.
Le petit déjeuner, lui, est déjà réglé
C’est le seul repas de la journée dont vous n’avez pas à vous occuper : il est compris dans le prix de la chambre et servi sur la varangue. Confitures maison, pain frais, fruits selon la saison — le détail est sur la page petit déjeuner.
Cela règle surtout la première heure de la journée : un petit déjeuner pris tôt permet de partir tôt, ce qui est le meilleur conseil de tout séjour dans le Sud, où les matinées sont dégagées bien plus souvent que les après-midi. Le tarif, lui, ne bouge pas d’un mois à l’autre : il est affiché sur la page tarifs, la même en juillet qu’en mars.

Questions fréquentes
Peut-on cuisiner à Coco Vanille ?
Non, et la nuance compte : la varangue permet de conserver, de réchauffer et de manger, pas de cuisiner. Il y a un réfrigérateur, un micro-ondes et de la vaisselle ; il n’y a ni plaques ni four. Pour un plat à emporter ou un dîner froid, c’est suffisant ; pour préparer un repas, ce n’est pas le bon logement.
Que faire si l’on arrive tard le soir ?
Dîner avant d’arriver, ou acheter en route. L’aéroport Roland-Garros est à 87,6 km de la maison, environ une heure et demie de trajet : on traverse en descendant des communes bien mieux équipées, et c’est le moment de s’arrêter. Arriver tard en comptant trouver quelque chose d’ouvert sur place, c’est le scénario qui finit en paquet de gâteaux.
Trouve-t-on de la cuisine végétarienne ?
La cuisine créole tourne beaucoup autour de la viande et du poisson, mais elle a de quoi faire sans : grains — lentilles, haricots rouges —, riz, achards, gratin de chouchou. Le mot utile au moment de commander est « grains » : c’est la base du repas, et elle se sert seule. Un régime strict se signale à la commande, pas à table.
Y a-t-il de quoi manger pour de jeunes enfants ?
Oui, à condition de ne pas compter sur des menus enfants, qui n’existent pas partout. Le riz est de tous les repas, les caris se servent sans piment — le piment se met à part, dans le rougail — et le réfrigérateur de la varangue garde le reste au frais. La Vanille accueille trois personnes avec un lit bébé.
Le poisson est-il facile à trouver ?
Moins qu’on ne l’imagine sur une île. Ce qui se vend dépend de la sortie des bateaux, donc de la mer du jour, et sur cette côte sans lagon la houle décide souvent à la place des pêcheurs. Quand il y en a, c’est frais et cela part vite.
Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres à Saint-Philippe, petit déjeuner compris, et une varangue commune où réchauffer ce que l’on a rapporté du bourg. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.


