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Chambres d'hôtes dans le Sud sauvage, à Saint-Philippe Petit déjeuner compris
Coco Vanille Chambres d'hôtes · Saint-Philippe
Le bassin bleu du Puits des Anglais face aux vagues, sur le littoral du Baril à Saint-Philippe

Le carnet S'informer

Plongée et snorkeling dans le Sud : ce qui est réaliste

8 min de lecture

Depuis Saint-Philippe, la plongée en bouteille se pratique ailleurs sur l’île : les clubs sont installés sur la côte Ouest et à Saint-Pierre, déjà à 29,6 km et trente-sept minutes de route. Le masque et le tuba, eux, servent ici dans les bassins aménagés du littoral, jamais en pleine mer, et leur accès dépend de la houle du jour. Ce qui suit dit ce que cette côte permet, ce qu’elle interdit, et ce qu’il faut accepter pour mettre la tête sous l’eau.

Pourquoi il n’y a pas de lagon sur cette côte

Le récif corallien de La Réunion est sur l’Ouest, entre Saint-Paul et l’Étang-Salé : le lagon, le sable, l’eau calme et la réserve naturelle marine qui encadre la fréquentation des fonds. Le Sud-Est n’a rien de tout cela, et la raison tient à l’âge du rivage.

Ici, la côte est jeune. Les coulées du Piton de la Fournaise descendent jusqu’à l’océan dans le Grand Brûlé, certaines datent de quelques dizaines d’années à peine, et le corail n’a pas eu le temps de bâtir une barrière. Résultat : le fond descend vite dès le bord, la houle arrive sans rien pour la freiner, et l’eau brasse du galet et du sable noir dès qu’elle forcit. C’est une côte magnifique à regarder et difficile à pratiquer, les deux à la fois.

La côte du Grand Brûlé : les coulées de lave descendues jusqu’à l’océan, reprises par la végétation
Le Grand Brûlé, sur la route de Sainte-Rose : la lave est descendue jusqu’à l’océan et a fabriqué le rivage. L’inverse exact d’un lagon — pas de barrière, pas de sable, et le fond qui s’enfonce dès les premiers mètres.

Masque et tuba : les bassins aménagés du secteur

Ce qui existe ici, ce sont des bassins creusés ou protégés en bord d’océan, alimentés par les vagues. Deux sont tout près.

Le Puits des Anglais, au Baril, est à 2,6 km, cinq minutes de voiture. C’est un bassin en bord de mer, entouré de roche, où l’on se baigne quand la houle le permet ; on y croise des poissons de rochers, pas un jardin de corail. Manapany-les-Bains est à 16,1 km, vingt-deux minutes : même principe, un bassin séparé de l’océan par une barrière de rochers, en contrebas de la route. Plus loin sur la même côte, à Petite-Île, Grand Anse ajoute du sable à la formule, et cela se voit au nombre de voitures le week-end.

Il faut dire ce que ces bassins ne sont pas : des sites de snorkeling. L’eau y est peu profonde et souvent remuée, la visibilité change d’une heure à l’autre selon ce que la houle a soulevé, et il n’y a ni tombant ni corail à longer. On entre par des rochers de basalte qui glissent, il y a des oursins, et des chaussures d’eau valent mieux que des tongs. Les palmes ne servent à rien dans un volume pareil : le masque et le tuba suffisent. Les autres accès au littoral du secteur sont décrits sur la page que faire à Saint-Philippe.

Le bassin bleu du Puits des Anglais face aux vagues, sur le littoral du Baril à Saint-Philippe
Le Puits des Anglais, au Baril, à 2,6 km de la maison. La bordure de roche retient l’eau, l’océan est juste derrière : c’est elle qui sépare un bassin où l’on se baigne d’une mer interdite. On y entre par le basalte, jamais par du sable.

Ce que la règle autorise et ce qu’elle interdit

La baignade et les activités nautiques sont interdites à La Réunion hors du lagon de l’Ouest, des zones surveillées et des bassins aménagés. Le motif est le risque requin, qui a conduit à un encadrement strict de l’accès à la mer. Cela vaut toute l’année, par beau temps comme par mauvais, et ce n’est pas une recommandation prudente : c’est le cadre légal.

Deux conséquences pratiques pour un séjour ici. La première : le snorkeling libre, celui où l’on se met à l’eau depuis un rocher parce que l’endroit paraît joli, ne se fait pas sur cette côte. La seconde : la plongée en bouteille, elle, se pratique — mais avec un club, qui connaît les sites autorisés. Entre les deux, la différence n’est pas le matériel, c’est l’encadrement.

La plongée en bouteille : compter la journée entière

Les centres de plongée de l’île sont installés sur la côte Ouest, autour de Saint-Gilles et de Saint-Leu, et à Saint-Pierre. Saint-Pierre est le point de départ le plus proche de la maison : 29,6 km, trente-sept minutes. Les clubs de l’Ouest sont au-delà, avec la traversée du Sud à faire dans les deux sens.

Une sortie plongée n’est donc pas une demi-journée depuis Saint-Philippe. On part tôt, on plonge le matin — c’est aussi le créneau où la mer est le plus souvent calme —, et on rentre dans l’après-midi. Le petit déjeuner est compris dans la nuitée, ce qui simplifie les départs matinaux. Prévoyez cette journée-là comme une journée pleine, sans autre visite accrochée derrière.

Deux points valent d’être réglés avant même de réserver un vol. Un baptême suppose de signaler ce qui doit l’être — traitement en cours, problèmes d’oreilles ou de sinus — et le club vous dira ce qu’il exige comme document. Et l’on ne prend pas l’avion juste après avoir plongé : il existe un délai à respecter, que le club vous donnera. L’aéroport Roland-Garros est à 87,6 km et environ une heure et demie de route depuis ici ; cette contrainte se planifie avec la dernière plongée, pas après.

Les jours où l’on ne se met pas à l’eau dans la mer

Sur cette côte, c’est la houle qui décide, et elle décide le matin même. Un bassin praticable la veille peut être impraticable le lendemain, sans que rien n’ait changé dans le ciel. Sur une semaine de séjour, il faut compter avec des jours où l’océan est simplement fermé, et on ne sait pas lesquels à l’avance.

La piscine du jardin ne pose pas cette question : elle ne dépend ni de la houle ni de l’heure, et Le Coco y donne directement. C’est le repli évident quand on voyage avec des enfants et qu’il faut de l’eau tous les jours.

La piscine entourée de végétation dans le jardin de la maison d'hôtes
La piscine du jardin. Elle sert surtout les jours de grosse houle, quand les bassins du littoral sont hors d’usage, et en fin d’après-midi au retour des visites.

Les jours de mer fermée sont aussi ceux où le reste du Sud prend tout son sens : la forêt de Mare-Longue est à 11,7 km, le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km, le Cap Méchant à 8,9 km — ce dernier est même meilleur par gros temps, les vagues venant taper contre les orgues de basalte. Le tarif des chambres ne change ni selon la saison ni selon la météo ; il est sur la page tarifs.

Questions fréquentes

Faut-il apporter son masque et son tuba ?

Oui, si vous en avez : ils prennent peu de place dans une valise et ils servent aussi bien au Puits des Anglais qu’à Manapany ou à Grand Anse. Ajoutez des chaussures d’eau, plus utiles ici que les palmes. Pour la plongée en bouteille, le club fournit tout l’équipement.

Peut-on nager avec les baleines ?

Les baleines à bosse passent au large pendant l’hiver austral, et leur approche est réglementée à La Réunion : la mise à l’eau ne s’improvise pas et se fait avec des opérateurs qui travaillent sous ce cadre, au départ de l’Ouest. Depuis notre côte, une baleine s’aperçoit parfois depuis la terre, mais cela reste un hasard heureux et non un programme de séjour.

Les enfants peuvent-ils se baigner dans les bassins du littoral ?

Cela dépend du jour et de l’enfant. Les bassins sont peu profonds mais bordés de roche coupante, avec des oursins et un ressac qui entre quand la houle monte : ils demandent une surveillance rapprochée et se jugent sur place, pas la veille. Pour un séjour en famille où la baignade doit être quotidienne, mieux vaut compter sur la piscine et considérer la mer comme un bonus.

L’eau est-elle chaude toute l’année ?

Elle est chaude de décembre à avril, nettement plus fraîche en plein hiver austral, entre juillet et septembre. À cette période, un lycra ou un shorty rend le tuba beaucoup plus agréable, surtout si l’on reste immobile à regarder le fond. Les clubs de plongée fournissent la combinaison adaptée à la saison.

Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres climatisées à Saint-Philippe, à 2,6 km du Puits des Anglais, avec une piscine dans le jardin pour les jours où la houle ferme le littoral. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.

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