
Le carnet S'informer
Que mettre dans sa valise pour La Réunion, saison par saison
Trois choses ne sortent jamais de la valise pour La Réunion, quelle que soit la date du billet : des chaussures fermées, une veste de pluie et une polaire. Ce qui change d’une saison à l’autre, ce n’est pas la liste, c’est le dosage — davantage de vêtements légers de novembre à avril, une couche chaude de plus de mai à octobre.
La raison tient en une phrase : l’écart de température entre le bord de mer et les Hauts est plus grand que l’écart entre l’été et l’hiver. Une valise qui ne prévoit que la saison se fait piéger dès la première montée.
La base, quelle que soit la saison
Cette liste vaut en janvier comme en août.
- Des chaussures de marche fermées. Le sol du Sud sauvage est de la lave : irrégulière, coupante par endroits, glissante dès qu’elle est mouillée.
- Une veste imperméable légère. Pas un coupe-vent de ville, mais quelque chose qui tient sous une averse soutenue et qui se replie dans un sac à dos.
- Une polaire ou un gros pull. Pour les Hauts, pour le volcan, et pour les soirées d’hiver sur la varangue.
- Un maillot de bain. Il y a une piscine dans le jardin, et Le Coco, qui ouvre directement dessus.
- Crème solaire et chapeau. Le soleil est haut et il tape tôt, y compris quand le ciel est couvert.
- Un répulsif anti-moustiques.
- Des sacs étanches, ou de simples sacs de congélation, pour le téléphone et les papiers. Une cascade, une averse, une vague : ça va vite.

De novembre à avril : chaud, humide, et rien ne sèche
C’est l’été austral, la saison des pluies, et aussi la saison cyclonique. Le Sud-Est est la façade au vent de l’île : c’est le secteur le plus arrosé, et c’est exactement ce qui le rend aussi vert.
La conséquence pour la valise est très concrète : le coton épais ne sèche pas. Un jean mouillé met un temps déraisonnable à redevenir portable. Un tee-shirt de coton lourd sent le renfermé avant d’être sec. Les matières synthétiques de randonnée, le lin fin et les vêtements minces, eux, sèchent sans qu’on ait à s’en occuper. Emportez un jeu de vêtements de plus que ce que vous auriez pris ailleurs.
La mer est chaude à cette période, mais la côte du Sud sauvage n’a pas de lagon : on se baigne en bassin ou en piscine, pas sur une plage de sable. Un short qui sèche vite sert davantage qu’une deuxième serviette de plage.

De mai à octobre : doux sur la côte, froid en altitude
L’hiver austral est plus sec et plus lumineux. Sur le littoral, la journée reste douce ; ce sont le petit matin et la soirée qui piquent, surtout quand le vent se lève. Un pull suffit, mais encore faut-il l’avoir emporté.
L’eau est plus fraîche qu’en été, ce qui refroidit les baignades longues sans les empêcher. Les baleines à bosse passent au large pendant cette période : une paire de jumelles tient moins de place qu’on ne l’imagine et se regrette rarement.
C’est aussi la meilleure saison pour marcher, donc celle où une erreur de chaussures se paie le plus cher.
Le volcan et les Hauts se préparent à part
Depuis Saint-Philippe, le Pas de Bellecombe, le parking d’où l’on descend dans l’enclos, est à 77,5 km et environ deux heures de route. Bourg-Murat, à la Plaine-des-Cafres, est à 53,8 km, un peu plus d’une heure. Ce n’est pas une sortie qu’on improvise après le petit déjeuner : c’est une journée entière, retour compris.
On part avant le jour, parce que les nuages montent en fin de matinée et qu’ils ferment la vue pour le reste de la journée. À cette heure-là et à cette altitude, il fait froid, en juillet comme en janvier : bonnet, gants légers, coupe-vent et une couche chaude dessous. Ajoutez de l’eau et de quoi manger, car on ne compte pas sur un ravitaillement en route.
Le reste de la région demande beaucoup moins de préparation. Depuis une chambre d’hôtes à Saint-Philippe, le Cap Méchant est à 8,9 km et le Jardin des Parfums et des Épices à 5,9 km : on y va en tenue de la journée, quitte à revenir se changer.
Les chaussures, le poste où l’on se trompe

Deux paires suffisent, mais ce sont deux paires précises.
- Une paire fermée, à semelle épaisse, pour les sentiers et les tunnels de lave. Les tongs vont de la chambre à la piscine du jardin, pas plus loin.
- Une paire qui accepte l’eau — sandales fermées ou vieilles baskets — pour les bassins et les cascades. À Grand Galet, à 18 km d’ici, les galets sont ronds et glissants ; pieds nus, on avance à quatre pattes.
De novembre à avril, une troisième paire, sèche, au fond du sac, n’est pas du luxe.
Ce qu’on peut laisser à la maison
- Les draps et les serviettes de bain. Le linge est fourni. Une serviette microfibre pour les bassins, en revanche, ne se trouve pas dans l’armoire.
- Les tenues habillées. Personne ne s’habille pour le soir ici, varangue comprise.
- La grosse valise rigide. Un sac souple se case mieux dans un coffre de voiture de location, et dans le Sud, la voiture n’est pas facultative.
- Le matériel de bivouac, sauf si vous enchaînez sur le GR R2.
Questions fréquentes
Parapluie ou veste de pluie ?
Veste. Le vent du littoral retourne les parapluies, et sur un sentier mouillé on a besoin de ses deux mains. Un parapluie garde son utilité en ville, à Saint-Joseph ou à Saint-Pierre ; il ne remplace pas une capuche.
Les moustiques, c’est toute l’année ?
Ils sont là toute l’année, et plus nombreux pendant la saison des pluies. Un répulsif et des manches longues en fin de journée règlent la question sur la varangue. Les chambres sont climatisées, ce qui aide pour la nuit.
Peut-on acheter sur place ce qu’on a oublié ?
Oui, à condition de prendre la voiture. Saint-Joseph est à 12,6 km de la maison, Saint-Pierre à 29,6 km, soit une trentaine de minutes. Pour une crème solaire, un répulsif ou une paire de tongs, inutile de charger la valise au départ.
Que faut-il ajouter quand on voyage avec un bébé ?
Deux des quatre chambres disposent d’un lit bébé, Le Bambou et La Vanille. Côté valise, prévoyez surtout de quoi couvrir un enfant tôt le matin : même en été, il fait frais avant le lever du soleil, et nettement plus si vous montez dans les Hauts dans la journée.
Vous cherchez où dormir dans le Sud sauvage ? Quatre chambres à Saint-Philippe, climatisées, linge fourni, et une varangue commune pour poser ce qui a pris la pluie. Voir les quatre chambres ou demander vos dates.


